Chroniques

[CHRONIQUE] Disparition

Disparition

Auteur : C. L. Taylor

Edition : Marabout

Nombre de pages : 394

Résumé : Vous aimez votre famille. Vous lui faites une confiance aveugle. Le devriez-vous vraiment ? Quand Billy Wilkinson, 15 ans, disparaît une nuit de l’été 2015, sa mère Claire, est dévastée et submergée par la culpabilité. Elle n’est pas la seule. Chacun des membres de la famille de Billy se sent coupable. Mais les Wilkinson sont si rompus à l’art de garder des secrets que ce n’est que six mois plus tard qu’émerge la terrible vérité.
Claire a cependant la certitude que Billy est toujours vivant, et que sa famille n’a rien à voir dans sa disparition. Ne dit-on pas que l’instinct maternel est infaillible ? Ou pas…

Avis : Merci aux éditions Marabout et à la Masse Critique de Babelio pour cet envoi !

J’avais choisi ce livre pour son résumé et pour sa couverture que je trouvais à la fois simple mais emprunte de l’angoisse qui doit prendre Claire, la mère de Billy, qui cherche désespérément son fils. Simple mais efficace !

Dès les premières pages, on est tout de suite plongé dans le vif du sujet. Billy a disparu, et on ne sait pas pourquoi, ni comment, et cela fait déjà plusieurs mois. Pas de blablatage intempestif, pas de description trop longue, bien au contraire, du stress, de l’attente, et ce dès le départ ! Un très bon point pour moi. Et cette action, ce stress constant ne fait qu’accroître au fur et à mesure que l’on tourne les pages.

L’écriture est fluide, et à la fois terriblement angoissante. J’ai aimé le fait qu’on alternait entre les textos, et le roman en lui-même. Ça permet de lâcher un peu de lest, de respirer convenablement… Même si les textos ne sont pas toujours une bouffée d’oxygène en ce qui concerne les émotions !

Je me suis beaucoup attachée au personnage de Claire, et étant donné que l’intrigue tourne majoritairement autour d’elle, à la recherche de son fils, j’ai eu du mal à m’attacher aux autres personnages. Ils ont tous leur défaut, et petit à petit, l’auteure réussit à nous infliger la même chose qu’à Claire. C’est-à-dire que l’on doute de tout et de tout le monde.

J’ai aimé la fin, même si je n’ai pas eu la sensation d’être menée en bateau jusqu’à ce que l’on sache toute la vérité ! J’avais des doutes, et j’avais déjà mon idée qui s’était faîte au fur et à mesure de ma lecture, des sms, des événements…

Je relirai avec plaisir un livre de cette auteure ! C’est même déjà prévu.

Note : ♥♥♥♥

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Chroniques

[CHRONIQUE] Mort point final

Mort point final

[Coup de coeur]

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Auteur : Frank Klarczyk

Editeur : Lucien Souny

Collection : Plumes noires

Nombre de pages : 192

Partenariat : Masse critique Mai 2017 Babelio

Résumé :Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur ! L’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.

Avis : Tout d’abord, merci à Babelio et aux éditions Lucien Souny pour leur confiance et l’envoi de ce livre. Je l’avais sélectionné car j’avais été très attirée par le résumé, cette histoire d’une « fliquette » traumatisée dans sa jeunesse, de cet attentat qui se prépare et qu’on doit absolument endiguer. Je tiens en revanche à prévenir que si vous avez été très touché par les attentats que l’Europe subit actuellement, vous pouvez lire ce livre, je ne pense pas que ça vous fera passer un mauvais moment, ou vous mettra réellement mal à l’aise vis-à-vis de ces événements. Cette petite parenthèse étant refermée, en le recevant j’ai été surprise de voir un livre aussi fin ! Avec une couverture qui ne m’inspirait pas grand-chose sur le moment…

J’ai commencé ce livre avec une petite appréhension… Grosse erreur. J’ai rarement été emportée aussi vite dans un livre ! Dans une première partie, on retrouve le personnage de Mélanie, adolescente de seconde, en compagnie de toute sa classe, prise au piège par Mr. Bernard, son enseignant, professeur de français. Et c’est cette partie qui m’a tout de suite captivée, elle est racontée par Paul Catard face aux policiers. L’autre partie de ce livre, dans la vie réelle, à la recherche de Mélanie Vasseur, est également très intéressante, mais j’ai préféré cette première partie pour ma part, probablement plus proche de moi car je viens seulement de terminer mes études.

J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur, néanmoins, j’ai été facilement perdue dans les détails et à travers tous les noms des personnages dans un si petit roman ! Même si ça n’a pas été très gênant, je l’ai remarqué. Je ne connaissais pas cet auteur auparavant, mais j’avoue qu’après ce livre, je pense que je vais réitérer l’expérience !

Le seul reproche que je pourrai adresser à cet auteur, c’est que je ne me suis pas réellement attachée aux personnages. J’ai ressenti la peur des adolescents, les émotions des policiers, mais par exemple, je ne me suis pas sentie une seule seconde proche de Mélanie Vasseur, qui est pourtant notre personnage principal à la fois en tant qu’adolescente et en tant que policière. Pourtant, et ça peut paraître contradictoire, j’ai eu vraiment la sensation qu’on poussait le psychologisme des personnages assez loin en ce qui concerne les adolescents, le professeur, mais pas assez pour les policiers, qui sont, même s’ils sont au second plan au début, dans tout le roman !

En ce qui concerne la fin, elle m’a scotché, et elle m’a laissé sur tellement de questions, que j’aimerai bien en parler avec vous si quelqu’un l’a lu ! Je suis restée sans voix, sans comprendre réellement le sens, les sens peut-être même ?

En résumé, un très bon livre, que j’ai adoré, mais trop court à mon goût et qui m’a laissé littéralement sur les fesses ! (Heureusement merci, je ne lis pas debout, j’aurai fait une petite chute sinon!)

Note : ♥♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] Le fantôme qui écrivait des romans

Le fantôme qui écrivait des romans.

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Auteur : Eric Sanvoisin

Edition : Balivernes

Pages : 223

Coup de cœur.

Résumé : Antonin est un fantôme. Assassiné alors qu’il était adolescent, il hante la maison abandonnée par la secte de son père. Il parvient un jour à interagir avec un ordinateur. Touche de clavier après touche de clavier, il écrit un roman qu’il parviendra à faire éditer sous couvert de l’anonymat offert par internet.

Très loin de là, en Nouvelle-Calédonie, Emilia, une jeune fille anorexique, tombe amoureuse de Leï, le personnage du roman d’Antonin. Elle parvient à contacter l’auteur par email et lui demande d’écrire la suite du livre qu’elle a tant aimé…

En parallèle, le lecteur lit le roman d’Antonin et découvre l’histoire de Leï et de son chien qui lui raconte des histoires pour l’aider à vivre sa vie.

Un récit à trois voix où le lecteur lit le roman d’Antonin en suivant son héros Lei qui doit se construire une nouvelle vie, l’existence d’Antonin lui-même qui par l’écriture et ses échanges avec Emilia, sa lectrice, trouvera le courage de dénoncer son meurtrier et bien sûr Emilia, cette jeune fille anorexique qui veut continuer d’exister en dépit de la maladie… Un récit à trois voix où la réalité rejoint la fiction ou l’inverse…

Une personne est toute entière contenue dans son regard. C’est pourquoi chaque regard est immortel.

Avis : Avant tout, je tiens à remercier les éditions Balivernes qui m’ont envoyé le livre dans le cadre de la Masse Critique. C’est la première fois que je reçois, en plus du livre, trois marque-pages qui sont magnifiques ainsi qu’une petite carte ! Les illustrations sont sublimes, vous pouvez les voir sur mon compte instagram lors de la photo de la réception du livre. Merci aussi à eux pour leur gentillesse lorsque je les ai contactés.

Maintenant, passons à la chronique de ce roman qui m’a tout simplement bouleversée. J’ai été attirée par le résumé de ce livre, et aussi par sa couverture, que je trouve simplement magnifique. J’ai voulu connaître les personnages. En recevant ce livre, je dois vous avouer que j’ai eu peur, puisque lors de la lecture de la première page, j’ai eu peur que le livre soit destiné à un public très enfantin. Grosse erreur, on ressent, dès les premières pages, l’ironie mordante d’Antonin, notre fantôme. La difficulté d’Amélia, de sa maladie tellement courante, malheureusement. Et cela continue au fur et à mesure que l’on tourne les pages. L’auteur nous fait une critique de tellement de choses à la fois… On a une critique de la « folie » qui n’en est pas une à travers le roman qu’écrit Antonin, de l’anorexie, des tentatives de suicide, de la difficulté de l’auteur à écrire… On ne sait plus où donner de la tête.

Et pourtant, c’est agréable à lire malgré le nombre d’informations que l’on peut voir apparaître dans une sous-lecture de l’œuvre. L’auteur parvient à condenser toutes ces critiques, toutes ces difficultés que chaque adolescent peut rencontrer en 200 pages qui se lisent extrêmement vite. L’écriture est fluide, simple et dégage vraiment quelque chose de fort, notamment la colère de nos deux personnages principaux « réels » que sont Antonin et Amélia.

J’ai d’ailleurs été souvent partagée vis-à-vis de ce que je ressentais pour les personnages. Leï est sans contexte le personnage qu’on ne peut qu’aimer, Antonin m’a donné cette impression aussi, tandis que j’oscillais entre la peine, l’amour et la colère que je ressentais pour Amélia. Je me suis résignée à tenter de ne pas la détester, parce que je fais partie de ces personnes qui ont la chance de ne pas comprendre ce qu’elle vit. Je comprenais la colère d’Antonin, sa volonté de réussir, sa volonté de se venger aussi. Et à la fois, je percevais ce qu’il avait appris à travers l’écriture, à travers les histoires du chien de Leï. Je suis d’ailleurs complètement amoureuse du personnage du chien. Il me fait penser à la voix de la sagesse, du pardon et de la douceur qu’on a en chacun de nous. Le personnage sensible, doux, et à la fois terriblement humain avec ses défauts et ses qualités.

La fin a été une grande surprise pour moi, je ne m’attendais absolument pas à ça, je vous laisse donc la découvrir. Rien que pour cette fin terriblement complexe, entre la beauté et le refus, je vous conseille de lire ce livre. Ne vous laissez pas avoir par le caractère adolescent du livre, il est beaucoup plus complexe que cela.

Je relirai cet auteur avec plaisir, ainsi que d’autres livres des éditions Balivernes que j’ai découvert. Pour moi, c’est un réel coup de cœur, qui sort de ce qu’on fait habituellement pour les adolescents, plus ou moins jeunes.

Note : ♥♥♥♥♥