Chroniques

[CHRONIQUE] Entre chiens et loups, tome 1.

Entre chiens et loups tome 1.

entre-chiens-et-loups-tome-1-entre-chiens-et-loups-741922-264-432Auteur : Malorie Blackman

Série : Entre chiens et loups. Tome 1/4

Editeur : Milan

Nombre de pages : 397

Résumé : Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin.

Avis : J’ai lu un premier livre de Malorie Blackman il y a quelques mois, pendant mes vacances d’hiver. Il s’agissait de Boys don’t cry, que j’avais largement sous estimé en commençant ma lecture. Ca avait été un énorme coup de cœur pour l’auteur, alors quand j’ai reçu, lors de la box de juin, le premier tome de sa saga, Entre chiens et loups, j’ai choisi de le lire rapidement. Le résumé est tentant, on sait déjà qu’on va avoir à faire à un roman sérieux, poignant, et la couverture a achevé de me convaincre. Il faut bien avouer, je la trouve vraiment jolie.

J’ai eu la même réflexion que pour ma première lecture de cette auteure pour les premières pages : je risque de m’ennuyer, ça fait très enfantin. Et comme d’habitude, on m’a fait mentir dès que je m’étais lancée dedans. On est dans un monde où tout ce qui est noir est riche et beau, et tout ce qui est blanc est pauvre et méprisé. Vous sentez un peu le retour de claque par rapport à ce qu’on vit tous les jours ? Oui ? Hé bien vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Les premières pages sont empreintes de la douceur des enfants face aux parents, mais plus le roman avance, plus on est dans la violence de la vie, de ce qui a pu se passer dans notre monde, et de ce qui se passe encore, mais retourné. Nos personnages passent du collège aux grandes études, à La milice de Libération, à l’armée… On les voit grandir, et on sent l’horreur se développer au fur et à mesure du roman. Certes, ce roman est une fiction, mais il est impossible de ne pas faire les rapprochements avec notre époque.

Les personnages de Sephy et Callum sont terriblement poignants, ils sont tout ce qui nous représentons aujourd’hui pour la plupart et expriment parfaitement où les hommes se sont perdus. Ils sont perdus entre leur amour et l’impossibilité de celui-ci car ils font partis de ceux qui n’ont pas de problème avec la différence de couleur de peau. Et c’est cette impossibilité qui mène au racisme des deux côtés, sauront-ils passer au-delà ? Le combattre ?

On a également des personnages détestables à première vue, comme Jude, le frère de Caleb, ainsi que la mère de Sephy. Et plus on avance dans le roman, plus on comprend qu’on ne peut pas détester ces personnages, pour la bonne et simple raison que Malorie Blackman parvient à nous faire comprendre les pensées de ses personnages, ils n’agissent pas uniquement parce qu’ils sont aveuglés, ils agissent par la peur, et par le besoin de sortir de leur situation.

On a ici un premier tome très dur moralement, à soutenir. Parce que Malorie Blackman joue avec notre cœur tout au long du livre, entre les retournements de situation, les drames… On perd des personnages, on en récupère d’autre, on ne sait plus où donner de la tête, et pourtant on s’accroche avec eux. C’est terriblement déstabilisant.

La fin fait partie de ces moments que j’ai trouvé déstabilisants. Je ne vous cacherai pas que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, quand j’ai terminé ce livre à deux heures du matin. La fin est à la fois terriblement belle et tout à fait injuste. Et pourtant, il aurait été dur de l’imaginer autrement. C’est dur de s’y faire. On se demande d’ailleurs comment va se passer ce second tome que je compte bien lire, évidemment. On pense avoir à faire à un livre qui va vous montrer que tout peu changer, que tout peut-être combattu, à la place, on vous montre la dureté de cette tache, le temps qui s’écoule inlassablement, et à travers ça, on vous montre ce qu’il en est dans la vraie vie.

Au delà du roman : Il y a également une BD à propos de ce roman, que je me procurerai pour pouvoir la lire. Elle est sortie récemment, en 2016 et je pense que ça peut-être un bon moyen pour faire passer le message à des personnes plus jeunes, à voir quand même comment on traite la BD, car mine de rien, le roman reste particulièrement violent.

Note : ♥♥♥♥♥

Throwback Thursday

Throwback Thursday Livresque #4

Bonjour !

On est jeudi, c’est donc le moment de se retrouver pour vous présenter un livre, et pour ça, quoi de mieux que le rendez-vous organisé par Bettie Rose Books ! Cette semaine le thème est : Wild Life (un livre qui évoque des animaux, domestiques ou sauvages, mais qui ne sont pas forcément les héros.) et indéniablement, j’ai choisi, pour une fois, de ne pas vous présenter un roman… Il s’agit donc d’un roman graphique/BD jeunesse que j’ai particulièrement apprécié à sa sortie :

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Il s’agit donc du premier tome des Carnets de Cerise : Le Zoo pétrifiéles-carnets-de-cerise-tome-1-le-zoo-petrifie-3584553-264-432

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J’avais été transportée par cette jolie histoire, très touchante, et également par les dessins. Ils sont tout simplement magnifiques, tellement bien représentés, et l’histoire est emprunte d’un magnifique optimisme, d’une belle morale et également de jolies valeurs ! Un livre à mettre entre toutes les mains donc… Je vous laisse avec le résumé si jamais il vous intéresse !

Résumé : 

Il était une fois … Quand j’étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j’avais un journal intime, il commencerait comme ça. Il était une fois … ben moi, Cerise !

J’ai dix ans et demi et mon rêve, c’est de devenir romancière. Mon truc à moi pour raconter les histoires, c’est d’observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets.

On a tous un secret enfoui que l’on ne dit pas, qui fait de nous ce que nous sommes … En ce moment, avec les copines, on observe quelqu’un de vraiment mystérieux …

 

Chroniques

[CHRONIQUE] La Passe-miroir T3 : La mémoire de Babel

La Passe-miroir T3 : La mémoire de Babel

[ATTENTION. SPOIL DES AUTRES TOMES A TRAVERS LE RESUME]

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Auteur : Christelle Dabos

Editeur : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 496

Résumé : Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui, il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’information divulguées par Dieu. Sous une fausse identitié, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn?

Je fais un mari exécrable mais je n’autorise personne, et surtout pas lui, à harceler ma femme !

Avis : Si certains me suivent sur mon compte Facebook dédiée à la lecture et désormais au blog, il est donc possible que vous sachiez que je suis une grande fan de la saga de Christelle Dabos ! Les deux premiers tome de La Passe-miroir s’étaient révélés être deux gros coups de cœur pour moi. J’attendais le troisième tome avec impatience depuis 6 mois, il est donc normal que je me sois jetée dessus dès le mois de juin quand j’ai pu !

J’ai été rapidement retransportée dans l’histoire même si j’ai eu la sensation que le début était un peu long. Que voulez-vous ? J’étais impatiente, et j’espérais retrouver Thorn dès les premières pages en éternelle amoureuse de ce personnage et de sa relation avec Ophélie ! Même si cela n’a pas été le cas, j’ai rapidement pris mes marques, et une fois passé cette impatience, j’ai dévoré le livre, comme j’ai dévoré les deux autres tomes d’ailleurs. La suite m’a tout aussi plu jusqu’aux dernières pages.

Christelle Dabos a une manière d’amener de nouveaux personnages, de donner vie à des objets, des lieux, qui me permet de rentrer directement dans l’histoire et d’oublier le reste ! En parlant d’objet, j’ai d’ailleurs été ravie de retrouver notre écharpe favorite ! J’ai bien aimé les nouveaux personnages que l’on y trouve aussi, notamment Ambroise et Victoire ! Cependant, les autres personnages m’ont manqué, même si on a toujours des nouvelles d’Archibald, Bérénilde, Roseline etc… Ca m’a manqué un petit peu. Et comme lu souvent dans vos chroniques, j’ai également un petit quelque chose qui m’a manqué sur la façon de s’habiller de l’arche de Babel ! Néanmoins, c’est loin d’être gênant, je m’attendais seulement à une description un peu plus poussée ! Le livre est moins long que d’habitude, et je me suis dit qu’il aurait dû être rallongée par ces descriptions justement !

J’ai été je pense, plus touchée par ce dernier tome que par les deux premiers même si je les aime autant. La relation entre Thorn et Ophélie m’a énervée, mise les larmes aux yeux. Je me suis parfois surprise à avoir envie de rire face à la maladresse d’Ophélie. Notre auteure parvient réellement à installer un petit quelque chose que je ne saurai désigner. Elle fait de Thorn un personnage physiquement détonnant, et pas forcément hyper canon, en plus d’être rustre ! Et pourtant, il parvient à nous toucher. Et je vous l’avoue, je le mets dans mes bookboyfriend sans aucun problème ! J’ai l’impression de voir une âme même à travers ce livre.

La fin de ce premier tome m’a un peu chamboulée. J’ai hâte de connaître la suite, et à la fois, j’ai peur de ce dernier tome qui arrive. C’est un univers que je ne peux pas et que je ne veux pas quitter pour le moment même.

En conclusion, comme vous pouvez l’imaginer, il s’agit là d’un énorme coup de cœur, au niveau de la relation Thorn/Ophélie, des personnages, des descriptions de l’arche, de leurs coutumes. Une petite pépite en ce qui me concerne, encore une fois.

Certains humains sont des objets de leur vivant.

Note : ♥♥♥♥♥

C'est lundi que lisez-vous ?

C’est lundi, que lisez-vous ? #2

Bonjour, je vous retrouve pour notre petit rituel du lundi !

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ? 

le-fantome-qui-ecrivait-des-romans-857725-264-4321 abri-d-urgence-520170-264-432Mes deux chroniques sont en ligne, si vous les avez lu, vous savez donc que ce sont deux livres que j’ai apprécié, et que j’ai eu un coup de coeur pour Le fantôme qui écrivait des romans qui provient d’une MC de Babelio, tandis qu’Abri d’urgence m’a été généreusement envoyé par Théo Kosma, qui en est le talentueux auteur

2. Que suis-je en train de lire ?

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Je suis à l’instant en train de le terminer, je vous en parle donc bientôt, puisqu’il s’agit d’un livre obtenu grâce à NetGalley et aux éditions Hachette !

 

 

 

3. Que vais-je lire ensuite ?

J’attaque mes partiels demain, alors ce sera une surprise selon comment je me sens après mes partiels. Je ne sais pas si je vais reprendre Blue, ou si je vais attaquer Addict. Tout dépendra de ma mentalité et de mes envies… Si vous avez des livres sympa et pas trop prise de tête à me conseiller, je vous lirai avec plaisir !

Chroniques

[CHRONIQUE] Le fantôme qui écrivait des romans

Le fantôme qui écrivait des romans.

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Auteur : Eric Sanvoisin

Edition : Balivernes

Pages : 223

Coup de cœur.

Résumé : Antonin est un fantôme. Assassiné alors qu’il était adolescent, il hante la maison abandonnée par la secte de son père. Il parvient un jour à interagir avec un ordinateur. Touche de clavier après touche de clavier, il écrit un roman qu’il parviendra à faire éditer sous couvert de l’anonymat offert par internet.

Très loin de là, en Nouvelle-Calédonie, Emilia, une jeune fille anorexique, tombe amoureuse de Leï, le personnage du roman d’Antonin. Elle parvient à contacter l’auteur par email et lui demande d’écrire la suite du livre qu’elle a tant aimé…

En parallèle, le lecteur lit le roman d’Antonin et découvre l’histoire de Leï et de son chien qui lui raconte des histoires pour l’aider à vivre sa vie.

Un récit à trois voix où le lecteur lit le roman d’Antonin en suivant son héros Lei qui doit se construire une nouvelle vie, l’existence d’Antonin lui-même qui par l’écriture et ses échanges avec Emilia, sa lectrice, trouvera le courage de dénoncer son meurtrier et bien sûr Emilia, cette jeune fille anorexique qui veut continuer d’exister en dépit de la maladie… Un récit à trois voix où la réalité rejoint la fiction ou l’inverse…

Une personne est toute entière contenue dans son regard. C’est pourquoi chaque regard est immortel.

Avis : Avant tout, je tiens à remercier les éditions Balivernes qui m’ont envoyé le livre dans le cadre de la Masse Critique. C’est la première fois que je reçois, en plus du livre, trois marque-pages qui sont magnifiques ainsi qu’une petite carte ! Les illustrations sont sublimes, vous pouvez les voir sur mon compte instagram lors de la photo de la réception du livre. Merci aussi à eux pour leur gentillesse lorsque je les ai contactés.

Maintenant, passons à la chronique de ce roman qui m’a tout simplement bouleversée. J’ai été attirée par le résumé de ce livre, et aussi par sa couverture, que je trouve simplement magnifique. J’ai voulu connaître les personnages. En recevant ce livre, je dois vous avouer que j’ai eu peur, puisque lors de la lecture de la première page, j’ai eu peur que le livre soit destiné à un public très enfantin. Grosse erreur, on ressent, dès les premières pages, l’ironie mordante d’Antonin, notre fantôme. La difficulté d’Amélia, de sa maladie tellement courante, malheureusement. Et cela continue au fur et à mesure que l’on tourne les pages. L’auteur nous fait une critique de tellement de choses à la fois… On a une critique de la « folie » qui n’en est pas une à travers le roman qu’écrit Antonin, de l’anorexie, des tentatives de suicide, de la difficulté de l’auteur à écrire… On ne sait plus où donner de la tête.

Et pourtant, c’est agréable à lire malgré le nombre d’informations que l’on peut voir apparaître dans une sous-lecture de l’œuvre. L’auteur parvient à condenser toutes ces critiques, toutes ces difficultés que chaque adolescent peut rencontrer en 200 pages qui se lisent extrêmement vite. L’écriture est fluide, simple et dégage vraiment quelque chose de fort, notamment la colère de nos deux personnages principaux « réels » que sont Antonin et Amélia.

J’ai d’ailleurs été souvent partagée vis-à-vis de ce que je ressentais pour les personnages. Leï est sans contexte le personnage qu’on ne peut qu’aimer, Antonin m’a donné cette impression aussi, tandis que j’oscillais entre la peine, l’amour et la colère que je ressentais pour Amélia. Je me suis résignée à tenter de ne pas la détester, parce que je fais partie de ces personnes qui ont la chance de ne pas comprendre ce qu’elle vit. Je comprenais la colère d’Antonin, sa volonté de réussir, sa volonté de se venger aussi. Et à la fois, je percevais ce qu’il avait appris à travers l’écriture, à travers les histoires du chien de Leï. Je suis d’ailleurs complètement amoureuse du personnage du chien. Il me fait penser à la voix de la sagesse, du pardon et de la douceur qu’on a en chacun de nous. Le personnage sensible, doux, et à la fois terriblement humain avec ses défauts et ses qualités.

La fin a été une grande surprise pour moi, je ne m’attendais absolument pas à ça, je vous laisse donc la découvrir. Rien que pour cette fin terriblement complexe, entre la beauté et le refus, je vous conseille de lire ce livre. Ne vous laissez pas avoir par le caractère adolescent du livre, il est beaucoup plus complexe que cela.

Je relirai cet auteur avec plaisir, ainsi que d’autres livres des éditions Balivernes que j’ai découvert. Pour moi, c’est un réel coup de cœur, qui sort de ce qu’on fait habituellement pour les adolescents, plus ou moins jeunes.

Note : ♥♥♥♥♥