Chroniques

[CHRONIQUE] The gravity of us

The gravity of us.

[COUP DE COEUR]

 

Auteur : Brittainy C. Cherry

Saga : The Elements

Edition : Hugo & Cie

Nombre de page : 375 pages.

Genre : New Romance

C’est une histoire de deuil et d’amour. Ce sentiment qui embrase les êtres humains et réduit leur coeur en cendres. L’alpha et l’oméga de chaque voyage.
Lucy perd sa mère à 18 ans, la laissant elle et ses deux soeurs aînées orphelines. Lorsqu’elle emménage, quelques années plus tard, avec la cadette Mary et son époux, à Wauwatosa dans le Wisconsin, elle rencontre, Graham, mi-écrivain mi- artiste, qui vient lui, de perdre son père.
Ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre.
Moi je rêvais. Pour lui la vie n’était qu’une succession de cauchemars.
Il nous arrivait de partager de brefs instants au cours desquels nous étions sur un petit nuage, quand la réalité nous heurtait de plein fouet, et nous forçait à redescendre sur terre. Cependant, si l’occasion m’était accordée de tomber, une fois encore, je tomberais avec lui pour toujours.
Même si nous devions, inéluctablement, nous écraser au sol.

 

Avis.

Couverture The gravity of us

 J’en ai mis du temps à ouvrir ce dernier tome de la saga The Elements. Saga que j’ai adorée, dévorée et après l’ampleur qu’avait pris The Silent Waters pour moi, je n’avais pas réussi à ouvrir un autre livre du genre new romance, et encore moins celui-ci, de peur qu’il ne soit pas à la hauteur malgré cette couverture magnifique, comme les trois autres d’ailleurs.

Et encore une fois, notre auteure a réussi à me surprendre, à me donner les larmes aux yeux et à me faire dévorer ce livre en quelques jours à peine. Je me suis prise d’empathie pour Graham. Oui, que voulez-vous, j’aime les connards froids qui cachent de terribles secrets et qui s’attendrissent grâce à un événement inattendu. Ca fait terriblement cliché n’est-ce pas ? Et pourtant, c’est tellement bien amené, tellement bien traité, qu’on n’y fait même pas attention… J’ai eu d’ailleurs la petite sensation de me retrouver dans un des derniers livres de Nicholas Sparks que j’ai eu l’occasion de lire. (Oui, c’est un compliment assez exemplaire venant de ma part.)

Je me suis attachée à tous les personnages hormis deux que je ne citerai pas pour ne pas vous spoiler. De toute façon, ces deux personnages ne peuvent pas être aimés, il faut être sincère parfois. Mary a eu également tendance à me taper sur les nerfs, même si je comprenais ces réactions pour la bonne et simple raison qu’on est probablement beaucoup à passer par là un jour. En ce qui concerne Lucy, évidemment, c’est un personnage coup de coeur même si elle n’a pas été à la hauteur de mon amour pour Graham et un personnage exceptionnel que je ne vous présente pas.

Encore une fois, la plume de BCC a été extraordinaire, elle nous fait rire, pleurer. Elle est capable d’amener le bonheur, la tristesse, la haine en seulement quelques mots et c’est ce qui fait que j’ai trouvé ce livre formidable au-delà des sentiments présents dans le livre. En effet, on se retrouve face à une auteure qui parvient à susciter les sentiments chez le lecteur, et elle lui tient la main, même quand elle amène des conclusions et des morales un peu difficiles à avaler pour leur véracité, si compliqué à écouter parfois.

Comme vous vous en doutez, c’est un coup de coeur et je suis particulièrement triste de quitter ces 4 couples, cette saga, cette ambiance… J’ose espérer que les one-shot de cette auteure seront traduits en français, pour que je puisse me relancer dans cette écriture qui a été une magnifique découverte il y a déjà deux ans. Merci Brittainy.

Note : ♥♥♥♥♥

 

Publicités
Chroniques

[CHRONIQUE] Jamais plus

Jamais plus

Auteur : Colleen Hoover

Editeur : Hugo & Cie

Collection : New Romance

Nombre de pages : 408

Résumé : Lily Blossom Bloom n’a pas eu une enfance très facile, entre un père violent et une mère qu’elle trouve soumise, mais elle a su s’en sortir dans la vie et est à l’aube de réaliser le rêve de sa vie : ouvrir, à Boston, une boutique de fleurs. Elle vient de rencontrer un neurochirurgien, Ryle, charmant, ambitieux, visiblement aussi attiré par elle qu’elle l’est par lui. Le chemin de Lily semble tout tracé. Elle hésite pourtant encore un peu : il n’est pas facile pour elle de se lancer dans une histoire sentimentale, avec des parents comme les siens et Atlas, ce jeune homme qu’elle avait rencontré adolescente, lui a laissé des souvenirs à la fois merveilleux et douloureux. Est-ce que le chemin de Lily est finalement aussi simple ? Les choix les plus évidents sont-ils les meilleurs ? Le chemin d’une jeune femme pour se trouver et pour rompre le cycle de la violence. Est-ce que l’amour peut tout excuser ?

Avis :

Je suppose que ce n’est pas très étonnant pour ceux qui me suivent sur Instagram de voir que j’ai lu ce livre étant donné que je suis particulièrement friande de New Romance, et notamment des livres de Colleen Hoover, puisque je vous ai d’ailleurs chroniqué November 9 il n’y a pas si longtemps. Évidemment, j’ai énormément entendu parler de Jamais plus, il a touché énormément de monde, et pour cette raison je n’ai pas voulu le lire quand il est sorti. Trop de bruit chez moi, vous savez ce que ça donne, souvent des déceptions. Je n’ai pas résisté bien longtemps à la jolie couverture de ce roman, et encore moins à son résumé.

Et… C’était mal parti. Pendant le premier quart du roman, je n’étais intéressée que par l’histoire passée de Lily. Je m’ennuyais légèrement, et je ne comprenais pas où on voulait en venir, car, j’ai volontairement évité les résumés et les chroniques un peu trop parlantes pour ne pas me faire spoiler le moindre moment de ce roman. J’ai trouvé le rythme pas assez soutenu, trop plat. Jusqu’à ce qu’on entre un peu plus dans le vif du sujet dans l’histoire entre Ryle et Lily. Et là, . Vous m’avez perdu, pour tout vous dire, j’ai mis plusieurs jours à lire la première moitié du livre, et je me suis enfilée (oui, à ce point) les 60% qui restaient cette nuit, jusqu’à 1h30 du matin. Impossible de relâcher le livre. Je voulais savoir comment Lily allait se dépêtrer de ses ennuis, quels choix elle allait faire, parce que je n’étais pas certaine de ce que moi j’aurai fait à sa place.

Comme d’habitude, Colleen Hoover a su me faire rentrer dans son roman à coup d’électrochocs, de moments énervants, larmoyants, écœurants. (Oui rien que ça.) Et je me suis laissée faire, je me suis laissée ballotter par l’amour qu’éprouve Lily pour Ryle, par ses sentiments, par sa façon de penser. Je tiens à dire que le sujet est clairement évoqué dans le résumé donc je ne vous spoile rien, mais on parle énormément de maltraitance ici, de violences physiques au sein d’un couple. Je n’ai jamais autant réfléchi sur ce sujet que pendant ce livre. Il est criant de vérité, on n’est pas seulement face à une dénonciation des femmes battues par leur mari. On est vraiment dans le fait de décortiquer, de savoir pourquoi ils font ça, pourquoi la personne en face n’est pas capable de s’en aller en claquant la porte et sans se retourner. C’est tellement plus compliqué que ça.

« Un jour, quelqu’un m’a dit que les gens négatifs, ça n’existait pas. On est tous des gens qui commettent parfois des actes négatifs. »

Parmi les personnages qui m’ont le plus touché, hormis Lily, notre protagoniste principale, c’est un autre personnage au passé douloureux qui m’a fait me dépouiller les lèvres de colère plus d’une fois. Pour ceux qui ont lu le livre, je pensais que vous aurez compris que je parle d’Atlas. Pas forcément présent à chaque page du roman mais avec une importance à la fois douce, discrète et toute particulière. J’ai également aimé les personnages d’Alyssa et Marshaal, les personnages que vous ne trouverez pas forcément dans la vraie vie si quelque chose vous arrive, mais qui donnent tout de même foi en l’idée que vous n’êtes peut-être pas seule et que la raison l’emporte parfois sur l’amour. Il n’y a aucun personnage que je déteste. Réellement. Et je pense que vous ne comprendrez cela que si vous lisait ce livre avec suffisamment de bienveillance.

La fin est pour moi la bonne. Elle n’est pas dans quelque chose d’impossible, ni dans le drame. Je pense réellement que c’était la meilleure fin qu’il puisse y avoir.

Je ne parlerai pas d’un coup de cœur parce que malheureusement je me suis ennuyée au tout début, mais le reste a bien rattrapé, et c’est, de ce fait, une très bonne lecture, marquante.

Note : ♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] November 9

November 9

[Coup de coeur]

Auteur : Colleen Hoover

Editeur : Hugo&Cie

Nombre de pages : 340

Résumé : Fallon et Ben se rencontrent par hasard alors que leur vie est en train de changer.

La jeune femme est sur le point d’aller s’installer à New York où elle espère poursuivre une carrière d’actrice au théâtre. Ben veut devenir écrivain.

Ils se croisent comme des étoiles filantes mais l’intensité de ce qu’ils partagent les pousse à se fixer un rendez-vous annuel, le neuf novembre.

Fallon devient alors la source d’inspiration du roman de Ben. Chaque rendez-vous est une mine d’informations pour lui et, pour tous les deux, c’est le moyen de faire le point sur leur vie.

Jusqu’au jour, un neuf novembre évidemment, où Fallon se met à douter de ce que Ben lui raconte sur lui-même. Peut-il avoir inventé sa vie comme un roman ? Et pourquoi ferait-il une chose pareille ?

Avis : Wahou, wahou. Par où commencer ? Je me suis procurée ce livre dès sa sortie, je n’ai pas pu attendre, et je l’ai enchaîné dans la foulée. Même si je n’étais pas fan de la couverture, je me suis laissée séduire par le résumé qui m’a beaucoup attiré, et je dois avouer que l’auteure est, en général, pour ma part, source de lectures formidables et intenses pour moi. Je n’ai donc pas hésité longtemps à me lancer dans l’histoire de Ben et Fallon.

On entre tout de suite dans le vif du sujet dès les premières pages avec la découverte de Fallon, de son père, de sa vie… Dès le début, les émotions sont fortes, présentes, et intransigeantes, on se demande même comment Colleen Hoover peut faire en sorte que le soufflet ne retombe pas par la suite. J’ai eu très peur d’être déçue, notamment parce que le sujet, ces deux personnages qui se retrouvent une fois par an à la même date, cela peut être rapidement redondant, et on peut tomber dans l’ennui avec une aisance assez troublante. Mais non, l’auteure réussit à faire en sorte que les émotions qu’elle fait passer soient de plus en plus intenses, et c’est une réussite, comme toujours. On grandit avec les personnages, avec leur douleur, leur joie, leur peur.

Colleen Hoover a une façon de faire passer les sentiments qui reste vraiment naturel dans le sens où on ne sent pas qu’elle en fait trop, c’est ce qu’on peut ressentir dans la vie de tous les jours, mais en plus décuplé à travers les personnages. C’est toujours les bons mots, aux bons moments.

Les personnages… Parlons en des personnages ! J’admets que Fallon m’a parfois un peu énervée à être aussi indécise, et même si je la comprends, j’ai du coup préféré le personnage de Ben. Ce genre de garçon qu’on rêve de rencontrer dans la vraie vie, tendre, gentil, toujours là au bon moment (tiens, ça me rappelle une certaine auteure!). Les passages de leur vie sont tellement émouvants, tellement prenants. J’admets, j’ai versé ma larme plus d’une fois, préparez les paquets de mouchoirs. Ben et Fallon sont des personnages que l’on oublie pas au bout de quelques semaines après la lecture. La preuve, c’est que je fais ma chronique longtemps après ma lecture, et je m’en souviens comme si je l’avais terminé il y a une heure. J’ai eu besoin de pas mal de temps pour m’en remettre, pour me décoller des personnages, pour rester dans ma vie et quitter leurs univers qui m’a fait frissonner d’amour, de peur, de colère. J’ai aussi eu un coup de cœur pour les personnages secondaires, qui ont eux-mêmes réussi à me faire pleurer, je vous laisse savoir le pourquoi du comment en lisant ce livre qui est vraiment une petite pépite. Je me retrouve à travers les personnages, à travers l’écriture de Ben, et ça fait autant de bien que de mal. Tout ce qu’il faut pour faire d’un livre un coup de cœur pour moi.

La fin est belle, mais en revanche, elle ne m’a pas marqué, ce n’est pas une fin inoubliable à mes yeux. Pour ma part, elle a été mal ajustée, mais ça ne regarde que moi, disons simplement que je m’attendais à quelque chose de plus lisse, plus coulant. Mais c’est une belle fin !

Evidemment, je continuerai à lire les livres de Colleen Hoover car ça a aucun été un coup de cœur pour moi. Coup de cœur lu en seulement quelques heures ce qui est assez compliqué pour ma part depuis quelque temps !

Note : ♥♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] Outrage

Outrage

[ATTENTION. CE LIVRE N’EST PAS UNE ROMANCE ET EST DÉCONSEILLÉ AUX PERSONNES SENSIBLES. IL S’ADRESSE AUX PLUS DE 18 ANS MALGRÉ LE MANQUE D’AVERTISSEMENT SUR LA COUVERTURE.]

Auteur : Maryssa Rachel

Editeur : Hugo & Cie

Nombre de pages : 315

Résumé : Rose est une femme libre, indépendante, torturée, traumatisée, elle s’est construit une carapace de survie.

Elle fuit l’amour par peur de l’attachement. Elle est perverse, passionnée, cyclique, addict au sexe et à l’alcool mondain. Mais ce soir-là, dans un bar, elle tombe amoureuse d’un être qui lui ressemble, peut être un peu trop. Tout en lui la repousse et pourtant… Lui, c’est Alex, un artiste paumé, un je-m’en-foutiste tout aussi névrosé qu’elle.

Rose va vivre cette passion destructrice où Alex la guide, la commande, la déconstruit, la fabrique, la façonne… Rose n’écoute pas la bête qui rugit en elle et qui lui dit » fuis « . Son corps, son sexe deviennent chaque jour plus douloureux, mais elle tient, par amour pour cet homme qui la dévore chaque jour un peu plus…

Puis vient la douleur du déchirement. Alors, elle va essayer de noyer ses maux dans la seule addiction qui lui permet d’échapper à la douleur : le sexe.

L’amour, c’est l’oubli de soi pour le bien-être de l’autre.

Avis : Aujourd’hui je vous retrouve pour un livre qui a fait énormément polémique sur la toile et jusque dans vos libraires. Je fais un petit à part tout de suite. Il s’agit bien d’une chronique, et je compte m’exprimer sur cette polémique. Je suis ouverte à toute discussion sans aucun problème, mais je ne tolérerai aucun manque de respect, que ce soit à mon égard pour avoir lu ce livre, à l’égard de l’auteure, ou encore de l’éditeur. Merci.

J’ai tout d’abord voulu lire ce livre effectivement, à cause de cette polémique. Je voyais des messages horribles, des gens qui hurlaient qu’il faudrait censurer ce livre, qu’il n’a pas sa place dans une librairie, qu’il manque un avertissement sur la couverture dans le moins mauvais des cas. Et évidemment, quand on me dit qu’un livre ne devrait pas exister et qu’il devrait être censuré, non seulement je vois rouge, mais en plus, je demande à lire ce qui crée un tel bordel sur internet ! Je me suis donc lancé dans Outrage, décrié pour l’inceste qu’on y décrit et les pratiques sexuelles déviantes. Il y a un an, j’ai lu deux livres de Patrick Senécal, alors le choquant et les pratiques sexuelles déviantes voire complètement écœurantes, je dis oui, pourquoi ? Parce que j’aime sortir de ma zone de confort !

Je suis néanmoins d’accord avec une chose, non seulement la couverture est très jolie, mais malheureusement rien ne montre que ce livre est déviant, et réservé aux adultes, pas aux enfants, ni aux ados, aux adultes, et j’insiste bien sur ce mot. Des adultes de plus de 18 ans. Des personnes conscientes de ce qu’elles lisent. Autrement dit, âmes sensibles s’abstenir.

Adieu New Romance et Young Adult, bienvenue dans le Dark Realism. Car il ne s’agit pas là d’une dark romance et encore moins d’érotisme. Dès les premières pages on découvre donc notre protagoniste Rose, qui est avec S. mais qui va en pincer pour quelqu’un d’autre, Alex. On suit Rose dans sa découverte de l’amour, dans son enfance, et dans sa décadence au fur et à mesure que les pages se tournent. Rose a été victime d’inceste, oui, les fameux passages qui fleurissent sur internet, totalement sortis de leur contexte. Donc dès le début, le livre est trash, on sait clairement ce qui nous attend. Mais là où certains y ont vu une apologie de l’inceste et de la pédophilie, j’y ai vu pour ma part une grande dénonciation, et par la suite du livre, un cri de douleur. Un cri de douleur pour montrer ce que peuvent penser les victimes de ces viols ignobles. Rose est cette femme qui nous semble d’abord forte, qui a été capable de ne pas se bloquer, de ré-approprier son corps. On est à la fois dans la tête de cette femme qui a su sortir de son monde, mais où elle pense encore à moitié que ce qui lui est arrivé était normal, puisqu’une enfant pense naturellement que ce genre de chose se passe chez tout le monde, puisque c’est ce qu’on leur insinue. Elle reste bloquée dans l’idée qu’elle a apprécié ces viols. Mais je trouve que dans les premières pages, c’est perceptible quand elle revient à son enfance, mais pas dans sa vie d’adulte.

La deuxième partie évoque l’après-rupture avec Alex. J’ai trouvé cette partie beaucoup plus sombre, beaucoup plus longue. J’ai parfois eu la sensation que l’on n’avançait pas, que l’on tournait en rond. J’ai eu la sensation de voir un enchaînement de pratiques sexuelles déviantes, spéciales, le genre de truc que le commun des mortels trouve répugnant, surtout s’il doit en parler en public, mais où il est en réalité un minimum intéressé pour savoir tout de même de quoi il retourne.

Vivre à deux, c’est difficile, c’est apprendre à vivre avec une personne qui parfois nous sort par les yeux.

Pour ce livre, Maryssa Rachel a eu la plume exacte, parfaite. On a une écriture acide, avec des phrases courtes, un langage cru, très cash, très trash. Et à côté, il y a ces citations dont je vous fais part par-ci par-là dans cet article, qui sont douces, qui révèle des vérités sur l’amour, et qui sont magnifiquement écrites. Ces citations qui sont comme une lumière dans les ténèbres dans lesquelles elle nous enfonce. Et je vous assure que quand on les voit, quand on les médite un petit peu, juste après la phrase immonde, trash, cru qui vous donne la nausée, bah ça fait du bien, réellement. Et ça vous permet de sortir un peu la tête de l’eau.

En ce qui concerne les personnages, on ne peut pas dire qu’ils soient tout blanc ou tout noir. Il y a une part de douceur, et une part de noirceur dans chacun. Rose est le personnage principal qui montre cela. Elle est l’amour pour Alex, la tristesse de S, mais elle aussi celle qui domine lors de la seconde partie, l’amante respectueuse, et Maryssa Rachel insiste dessus plusieurs fois, et la maîtresse dominatrice. Elle est à la fois Rose et la bête dont elle parle souvent elle-même.

Tandis que S, au début du roman, est la personne douce, la tendresse, celle qui comprend. Et petit à petit elle devient aussi celle qui souffre en silence, et celle qui dans sa tendresse et dans sa tentative de raisonner Rose, devient également un bourreau de plus, puisqu’elle l’enfonce dans la réalité qu’Alex va la faire souffrir avant même le début de cette relation.

En ce qui concerne Alex, vous avez, à mes yeux, le pervers narcissique par excellence. On a LE mec à qui malheureusement pour beaucoup d’entre nous, nous avons été confronté. C’est le personnage jaloux, qui vient, qui part, qui revient, et qui s’enfuit. L’homme immonde, trompeur, imbu de lui-même à première vue, et complètement apeuré derrière. L’homme que vous voyez comme un héros qui vient vous sauver, alors qu’il n’est que le Loup comme l’appelle Rose. Le loup qui mange comme un porc, le loup qui sent mauvais. Il vous fait miroiter l’amour, mais attend toujours en retour. Et peu importe ce que vous lui donnerez, il n’aura jamais assez. Il est celui qui capture la femme et la fait devenir soumise dans la vie de tous les jours, et pas forcément sexuellement parlant.

La fin m’a laissé dubitative. Je ne m’attendais pas forcément à ça, même si j’ai beaucoup aimé les références qui reprenaient le début du livre. On repart plus serein après cette fin. On est dans l’idée que Rose est tombé au plus bas, mais qu’elle remonte petit à petit. A la fin du livre, j’ai eu la sensation d’avoir appris des choses, d’avoir pu réfléchir à des sujets sur lesquels, habituellement, je ne suis pas à l’aise, voir sur des sujets dont je ne parle absolument pas.

C’est ça l’amour vrai, c’est l’amour sans rien demander, c’est être bien avec la personne.

EN BREF. Cette chronique est très longue, il est donc possible que vous ne lisiez que ça alors je vais tenter de vous faire quelque chose d’assez résumé. Je n’ai pas aimé ce livre, je ne l’ai pas détesté, et je ne suis pas restée non plus totalement et seulement spectatrice. C’est le genre de livre que je ne veux pas noter, mais où je pourrais parler d’un bon livre pour les personnes qui sont accrochées, ouvertes d’esprit et qui veulent prendre le temps de réfléchir sur un livre qui pourtant, ne veut pas vous donner ce temps. J’ai pu réfléchir sur les pratiques sexuelles mises dans ce livre, qu’est ce qui est « normal » et que chacun peut se permettre de faire selon ses limites, qu’est ce qui ne l’est pas qui est considéré comme « banalisé ». J’en suis personnellement arrivée à la conclusion que chacun faisait ce qu’il veut tant que le consentement est des deux côtés. Tout simplement. Même s’il s’agit de pratiques extrêmes. J’ai également appris et réfléchis sur la sensibilité et les réactions des victimes de viols, mais aussi d’inceste et de pédophilie. Plus encore, j’ai réussi à m’initier à la notion d’amour dont parle l’auteure, l’amour que Rose éprouve pour Alex, malsain, mais aussi celui dont on n’attend rien, le « vrai amour » comme dirait Maryssa Rachel.

L’homme ou la femme, qu’importe, l’amour n’a pas de sexe.

Note : ♥♥♥♥♥