Chroniques

[CHRONIQUE] The gravity of us

The gravity of us.

[COUP DE COEUR]

 

Auteur : Brittainy C. Cherry

Saga : The Elements

Edition : Hugo & Cie

Nombre de page : 375 pages.

Genre : New Romance

C’est une histoire de deuil et d’amour. Ce sentiment qui embrase les êtres humains et réduit leur coeur en cendres. L’alpha et l’oméga de chaque voyage.
Lucy perd sa mère à 18 ans, la laissant elle et ses deux soeurs aînées orphelines. Lorsqu’elle emménage, quelques années plus tard, avec la cadette Mary et son époux, à Wauwatosa dans le Wisconsin, elle rencontre, Graham, mi-écrivain mi- artiste, qui vient lui, de perdre son père.
Ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre.
Moi je rêvais. Pour lui la vie n’était qu’une succession de cauchemars.
Il nous arrivait de partager de brefs instants au cours desquels nous étions sur un petit nuage, quand la réalité nous heurtait de plein fouet, et nous forçait à redescendre sur terre. Cependant, si l’occasion m’était accordée de tomber, une fois encore, je tomberais avec lui pour toujours.
Même si nous devions, inéluctablement, nous écraser au sol.

 

Avis.

Couverture The gravity of us

 J’en ai mis du temps à ouvrir ce dernier tome de la saga The Elements. Saga que j’ai adorée, dévorée et après l’ampleur qu’avait pris The Silent Waters pour moi, je n’avais pas réussi à ouvrir un autre livre du genre new romance, et encore moins celui-ci, de peur qu’il ne soit pas à la hauteur malgré cette couverture magnifique, comme les trois autres d’ailleurs.

Et encore une fois, notre auteure a réussi à me surprendre, à me donner les larmes aux yeux et à me faire dévorer ce livre en quelques jours à peine. Je me suis prise d’empathie pour Graham. Oui, que voulez-vous, j’aime les connards froids qui cachent de terribles secrets et qui s’attendrissent grâce à un événement inattendu. Ca fait terriblement cliché n’est-ce pas ? Et pourtant, c’est tellement bien amené, tellement bien traité, qu’on n’y fait même pas attention… J’ai eu d’ailleurs la petite sensation de me retrouver dans un des derniers livres de Nicholas Sparks que j’ai eu l’occasion de lire. (Oui, c’est un compliment assez exemplaire venant de ma part.)

Je me suis attachée à tous les personnages hormis deux que je ne citerai pas pour ne pas vous spoiler. De toute façon, ces deux personnages ne peuvent pas être aimés, il faut être sincère parfois. Mary a eu également tendance à me taper sur les nerfs, même si je comprenais ces réactions pour la bonne et simple raison qu’on est probablement beaucoup à passer par là un jour. En ce qui concerne Lucy, évidemment, c’est un personnage coup de coeur même si elle n’a pas été à la hauteur de mon amour pour Graham et un personnage exceptionnel que je ne vous présente pas.

Encore une fois, la plume de BCC a été extraordinaire, elle nous fait rire, pleurer. Elle est capable d’amener le bonheur, la tristesse, la haine en seulement quelques mots et c’est ce qui fait que j’ai trouvé ce livre formidable au-delà des sentiments présents dans le livre. En effet, on se retrouve face à une auteure qui parvient à susciter les sentiments chez le lecteur, et elle lui tient la main, même quand elle amène des conclusions et des morales un peu difficiles à avaler pour leur véracité, si compliqué à écouter parfois.

Comme vous vous en doutez, c’est un coup de coeur et je suis particulièrement triste de quitter ces 4 couples, cette saga, cette ambiance… J’ose espérer que les one-shot de cette auteure seront traduits en français, pour que je puisse me relancer dans cette écriture qui a été une magnifique découverte il y a déjà deux ans. Merci Brittainy.

Note : ♥♥♥♥♥

 

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Chroniques

[CHRONIQUE] Sauveur et Fils

Sauveur et Fils

[COUP DE COEUR]

Auteur : Marie-Aude Murail

Edition : L’école des loisirs

Nombre de pages : 329

Genre : Young Adult.

Couverture Sauveur et fils, tome 1Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…
Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien.
Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ?

Avis

Petite entrée en matière et sans faire de chichis, ce livre m’a tout simplement bouleversée, et je ne vais pas attendre la fin de la chronique pour vous apprendre que c’est un véritable coup de coeur comme je n’en ai pas eu depuis un moment. Oui, oui, avec les larmes aux yeux, les moments de rigolades qui viennent ponctuer le roman… La totale. Et soyons sincère, cette couverture est terriblement mignonne ! Et à toutes ces personnes qui m’ont dit qu’il ne s’agissait pas d’un hamster sur la couverture, mais d’un cochon d’inde, et que j’ai rembarré en disant que c’était marqué sur la 4è…. Désolée ! Il s’agit bien d’un cochon d’inde…

Ici on retrouve Sauveur, un psy, ainsi que ses patients et son fils. Rien qu’à l’idée de connaître l’histoire des patients, j’avais déjà le livre entre les mains. J’aime cette idée de rentrer dans un métier, dans la vie des gens, de voir comment les aider… C’est mon petit côté assistante sociale en tant que prof qui ressort de temps en temps je pense !

Je suis tombée amoureuse des personnages rencontrés, que ce soit Sauveur, son fils, ses clients, Louise… Et j’ai été extrêmement touchée par l’histoire de cet homme, mais aussi celles de ses clients, où j’ai parfois retrouvé certains de mes élèves, ce qui fait que j’ai probablement été encore plus touchée de cette manière, et j’ai eu du mal à la fois à terminer mon livre, mais aussi à le lâcher. (Oui, c’est absolument contradictoire). Et je pense qu’on peut ici parler d’un livre doudou en ce qui me concerne. Un livre qui fait du bien, qui donne beaucoup d’humour alors que les situations donnent envie de pleurer ou de se mettre à hurler de colère.

L’écriture est exceptionnellement fluide, et très douce à la fois. C’est un bol d’air frais qui m’a laissé tout de même un grand vide à la fin de ma lecture. De ce fait, j’ai été ravie en voyant qu’il y avait plusieurs tomes et que cette auteure n’avait pas écrit que cette saga. Il est évident que je lirai la suite, je veux savoir ce qu’il advient de tous ces personnages.

Note : ♥♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] A Silent Voice.

A Silent Voice.

Bonjour, aujourd’hui petite chronique un petit peu spéciale, parce que je vais vous parler non seulement de manga, de harcèlement scolaire, et je vais mélanger à ça mes premières expériences en tant que professeure de français.

Auteur : Yoshitoki Oima

Editeur : Ki-Oon

Genre : Shônen

Nombre de pages : 192

Résumé : Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule. Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible. Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes… jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable…

Mes élèves sont fans de manga, et moi aussi. Mais malgré cette apparence bien heureuse subsiste quelque chose que nous sommes nombreux à connaître : Le harcèlement scolaire. Les enfants ne sont pas tendres entre eux, et ce n’est pas nouveau. Et malheureusement, c’est quelque chose que je retrouve énormément dans mes classes. Notamment en 4e. Si en 5e ils sont plus doux entre eux, je n’ose pas imaginer ce qui pourrait se passer par la suite. J’ai alors décidé de profiter du fait que j’avais mes deux classes mélangées en petit effectif suite à un voyage scolaire pour parler du harcèlement. J’ai notamment commencé à passer le film animé A Silent Voice disponible sur Youtube en VOSTFR.

Ayant des élèves très atteints par ce sujet, je n’ai passé que le début, et leur ai appris que s’ils voulaient poursuivre par eux-mêmes, non seulement l’animé était disponible sur Youtube, mais en plus, que c’était un manga à l’origine… Moi-même, je me suis décidée à acheter les deux premiers tomes, pour pouvoir en reparler avec eux à l’occasion. J’avais déjà eu la chance de voir que l’animé les avait marqué et en avait fait réfléchir certains. Mais je ne vous cache pas que ça n’a pas été le cas pour tout le monde…

Je viens donc de terminer le premier tome de ce manga, il y a à peine quelques heures. Et ça a été très intense. On retrouve cette fille, différente des autres, tellement douce, tellement gentille ! Et face à elle, un garçon qui ne fait que la harceler, lui faire du mal, l’humilier. Les autres se rendent complices de tout cela, en ne parlant pas, en rigolant lors des bêtises que celui-ci peut faire. C’est un aspect que j’ai apprécié pouvoir développer avec mes élèves car ils ne se rendaient pas tous compte que le fait de ne rien dire s’apparentait aussi à l’harcèlement. Jusqu’au jour où la famille de Shoko se plaint des traitements qu’elle subit. A ce moment-là, la peur des autres va se retourner sur le principal harceleur, alors qu’il n’était pourtant pas le seul. Shoya va se retrouver malgré lui à la place de Shoko, jour après jour, sans que personne ne le croit. Sans que personne ne réagisse. On se retrouve avec le fameux arroseur arrosé, et cela va le poursuivre pendant très longtemps. Dans ce manga, j’ai aimé la tendresse qui se dégageait, j’ai aimé qu’on parle du harceleur qui s’ennuie, qui a peur, qui ne semble pas réaliser ce qu’il fait. Et qui pourtant, va devoir se confronter aux actes qu’il a commis.

Ce que j’ai aimé présenter aux élèves à travers ce personnage, c’est qu’on peut faire des erreurs, mais que le coup de bâton derrière peut-être très violent. Cependant, cela ne veut pas dire qu’on est profondément mauvais ! Mais il y a des conséquences derrière, à la fois pour la personne qu’on a fait souffrir, et aussi pour soi. C’est trop simple de se réfugier derrière son âge quand les choses tournent mal. Et on ne peut pas compter sur les personnes qui ont fait les bêtises avec nous : elles ne nous défendront pas si elles risquent quelques chose. Mais les erreurs peuvent être pardonnées avec des excuses tant qu’il en est encore temps, ou encore un changement de comportement. Il ne s’agit pas de juger les élèves qui ont pu faire subir ce harcèlement avant, mais de leur faire comprendre que tout se sait, que tout se retourne contre vous un jour ou l’autre, et qu’il vaut mieux réaliser ce qui se passe et changer, que devoir subir ce retournement de situation.

On a vraiment une belle ode à l’amitié dans ce manga, à la tendresse, à l’amour entre tous, peu importe les différences. Les enfants comprennent également ce qui peut se passer. Car leur parler nous-mêmes des actes qui peuvent être terribles derrière ne suffit pas. Certains ont la chance, et j’espère qu’ils l’auront toujours, de ne pas connaître des personnes qui ont fait des tentatives de suicide, ou alors pire, qui ont réussi. Et je les ai envie profondément, je leur souhaite que ça n’arrive jamais. Mais de ce fait, ils ont du mal à croire que c’est réel. C’est plus facile de passer par un animé, par des mangas, parce qu’on retrouve des supports qu’ils apprécient beaucoup, en tout cas pour les miens. C’est une belle manière de parler de ce qui est encore tabou en classe. Tabou car j’ai rarement des élèves qui osent dire les choses, qui osent se manifester. Parfois, notre parole ne suffit pas, elle est trop brut, pas assez nuancée, pas assez réelle pour eux. Et cet animé, ainsi que le manga m’ont beaucoup aidé à leur parler. Et ça les a aidé à comprendre aussi qu’on est complice si on ne fait rien, si on rigole. J’ai pu voir une élève réintégrée dans les groupes au moins dans les travaux en classe suite à ce film. C’est important d’en parler, et c’est une très belle chose qu’on aborde ce sujet en manga. Ca a été un véritable coup de cœur pour moi, en temps que lectrice, et en tant qu’enseignante au collège.

Note : ♥♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] Tous les deux

Tous les deux

[Coup de coeur]

Auteur : Nicholas Sparks

Editeur : Michel Lafon

Nombre de pages : 544

Résumé : À trente-deux ans, Russel Green a une vie de rêve : une carrière brillante dans la publicité, une maison sublime à Charlotte en Caroline du Nord, une adorable petite fille de six ans et surtout une femme exceptionnelle, Vivianne, qui est le centre de son monde. Mais cette merveilleuse façade se craquèle le jour où Vivianne part soudainement et qu’il perd son travail. Désarmé, Russel doit apprendre à composer avec sa nouvelle existence et à élever seul sa fille, devenant pour elle tour à tour chauffeur, cuisinier, infirmier, compagnon de jeu… Submergé de chagrin, il se jette dans ce combat quotidien. L’amour inconditionnel qui le lie à sa fille lui redonnera-t-il goût à la vie ?

Avis :

C’est le premier livre que je lis de cet auteur, alors que je dois connaître probablement presque toutes les adaptions cinématographiques tirées de ses livres. #ShameOnMe. Quelle claque… J’ai voulu lire ce livre notamment parce que c’est Michel Lafon qui le publie, et ensuite parce que j’avais envie d’une histoire sentimentale qui prend aux tripes, exactement ce que fait Nicholas Sparks habituellement selon ce que j’en avais compris.

J’ai beaucoup aimé la couverture, et je pense que c’est ce qui m’a aidé à me lancer dans ce roman, tout de même assez conséquent, par le fait qu’on est plus envoyé dans une histoire de famille, d’amour et de découverte entre un père et sa fille, plutôt que dans une histoire de couple. Autrement dit, pas de new romance ici ! Ne vous attendez pas à de l’action, à des rebondissements inattendus, ce livre ne sera pas fait pour vous sinon. On entre dans un univers connu de tous : un couple, avec une petite fille, une maison, un travail… Pas d’action dans tout ça, mais beaucoup de choses concrètes, réelles, de sentiments. J’ai du coup tendance à penser que ce livre peut s’adresser à tout le monde.

On entre dans le quotidien de Russ, qui perd son travail, puis petit à petit sa femme, Vivianne. Il se retrouve alors à devoir élever London, sa fille, plus ou moins seul. Pas évident quand on n’en a pas l’habitude n’est-ce pas ? On les voit apprendre à se connaître, faire en sorte que tout se passe bien avant tout pour elle. Et si ça n’a rien de spectaculaire au premier abord, on a réellement une complicité qui se fait entre le lecteur et les personnages. J’ai eu tellement de peine pour Russ, tellement de haine pour Vivianne par la suite alors même que je me retrouvais parfois en elle au début du roman, dans sa façon d’être, dans ses réactions. Ce que j’ai aimé par rapport aux personnages, c’est qu’ils m’ont tous touchés à leur façon, que ce soit nos personnages principaux, ou alors dans la famille de Russ… J’ai détesté sans en être réellement capable, j’ai aimé en ayant toujours une hésitation. On retrouve bien la complexité des choses qui nous arrivent : tout n’est pas tout blanc ou tout noir. Russ n’est pas parfait, Vivianne n’est pas seulement un personnage que l’on peut se permettre de détester. On a une belle représentation de ce qui se passe autour de nous tous les jours, et c’est ce qui m’a plu. Un roman où on ne triche pas, on ne s’évade pas tout à fait, et on prends conscience, si possible, de la difficulté des choses. Tout n’est pas toujours merveilleux, tout n’est pas toujours simple, et on n’échappe pas à certaines « lois ».

L’écriture m’a fait plonger dans le roman. Je l’ai trouvé à la fois très jolie et très simple. Je n’ai pas annoté de citations toutes les 30 secondes comme j’ai déjà pu le faire dans d’autres livres, c’est vrai, mais ça ne m’a pas gêné. On fait passer les sentiments par des mots simples que chacun prononce chaque jour, sans en faire trop, tout en restant dans le naturel et ça m’a beaucoup plu. J’ai trouvé l’écriture fluide en fonction des moments, parfois hachée à cause de la douleur, mais j’ai toujours pu m’y retrouver, m’identifier. Elle a eu un rythme qui personnellement me convenait et était en adéquation avec ce que je ressentais.

La fin est à la fois parfaite et terriblement déstabilisante. On n’est pas dans le happy end parfait, ni dans le drame. C’est un juste milieu des deux, encore une fois comme on en vit tous les jours. Pour moi c’est un point qui mène directement au coup de cœur !

Après je tiens quand même à mettre en garde les personnes qui seraient peut-être touchées par ce genre de sujets comme la rupture, le divorce, les questions de garde etc que ce n’est peut-être pas le livre qui vous faut maintenant tout de suite, ou alors bien au contraire, si vous êtes prêt, ce sera LA révélation comme ça a pu l’être pour Russ.

Note : ♥♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] November 9

November 9

[Coup de coeur]

Auteur : Colleen Hoover

Editeur : Hugo&Cie

Nombre de pages : 340

Résumé : Fallon et Ben se rencontrent par hasard alors que leur vie est en train de changer.

La jeune femme est sur le point d’aller s’installer à New York où elle espère poursuivre une carrière d’actrice au théâtre. Ben veut devenir écrivain.

Ils se croisent comme des étoiles filantes mais l’intensité de ce qu’ils partagent les pousse à se fixer un rendez-vous annuel, le neuf novembre.

Fallon devient alors la source d’inspiration du roman de Ben. Chaque rendez-vous est une mine d’informations pour lui et, pour tous les deux, c’est le moyen de faire le point sur leur vie.

Jusqu’au jour, un neuf novembre évidemment, où Fallon se met à douter de ce que Ben lui raconte sur lui-même. Peut-il avoir inventé sa vie comme un roman ? Et pourquoi ferait-il une chose pareille ?

Avis : Wahou, wahou. Par où commencer ? Je me suis procurée ce livre dès sa sortie, je n’ai pas pu attendre, et je l’ai enchaîné dans la foulée. Même si je n’étais pas fan de la couverture, je me suis laissée séduire par le résumé qui m’a beaucoup attiré, et je dois avouer que l’auteure est, en général, pour ma part, source de lectures formidables et intenses pour moi. Je n’ai donc pas hésité longtemps à me lancer dans l’histoire de Ben et Fallon.

On entre tout de suite dans le vif du sujet dès les premières pages avec la découverte de Fallon, de son père, de sa vie… Dès le début, les émotions sont fortes, présentes, et intransigeantes, on se demande même comment Colleen Hoover peut faire en sorte que le soufflet ne retombe pas par la suite. J’ai eu très peur d’être déçue, notamment parce que le sujet, ces deux personnages qui se retrouvent une fois par an à la même date, cela peut être rapidement redondant, et on peut tomber dans l’ennui avec une aisance assez troublante. Mais non, l’auteure réussit à faire en sorte que les émotions qu’elle fait passer soient de plus en plus intenses, et c’est une réussite, comme toujours. On grandit avec les personnages, avec leur douleur, leur joie, leur peur.

Colleen Hoover a une façon de faire passer les sentiments qui reste vraiment naturel dans le sens où on ne sent pas qu’elle en fait trop, c’est ce qu’on peut ressentir dans la vie de tous les jours, mais en plus décuplé à travers les personnages. C’est toujours les bons mots, aux bons moments.

Les personnages… Parlons en des personnages ! J’admets que Fallon m’a parfois un peu énervée à être aussi indécise, et même si je la comprends, j’ai du coup préféré le personnage de Ben. Ce genre de garçon qu’on rêve de rencontrer dans la vraie vie, tendre, gentil, toujours là au bon moment (tiens, ça me rappelle une certaine auteure!). Les passages de leur vie sont tellement émouvants, tellement prenants. J’admets, j’ai versé ma larme plus d’une fois, préparez les paquets de mouchoirs. Ben et Fallon sont des personnages que l’on oublie pas au bout de quelques semaines après la lecture. La preuve, c’est que je fais ma chronique longtemps après ma lecture, et je m’en souviens comme si je l’avais terminé il y a une heure. J’ai eu besoin de pas mal de temps pour m’en remettre, pour me décoller des personnages, pour rester dans ma vie et quitter leurs univers qui m’a fait frissonner d’amour, de peur, de colère. J’ai aussi eu un coup de cœur pour les personnages secondaires, qui ont eux-mêmes réussi à me faire pleurer, je vous laisse savoir le pourquoi du comment en lisant ce livre qui est vraiment une petite pépite. Je me retrouve à travers les personnages, à travers l’écriture de Ben, et ça fait autant de bien que de mal. Tout ce qu’il faut pour faire d’un livre un coup de cœur pour moi.

La fin est belle, mais en revanche, elle ne m’a pas marqué, ce n’est pas une fin inoubliable à mes yeux. Pour ma part, elle a été mal ajustée, mais ça ne regarde que moi, disons simplement que je m’attendais à quelque chose de plus lisse, plus coulant. Mais c’est une belle fin !

Evidemment, je continuerai à lire les livres de Colleen Hoover car ça a aucun été un coup de cœur pour moi. Coup de cœur lu en seulement quelques heures ce qui est assez compliqué pour ma part depuis quelque temps !

Note : ♥♥♥♥♥

Bilan du mois

Bilan août 2017

Bonjour !

Je vous retrouve pour le bilan d’août 2017 qui s’annonce assez chargé à certains points !

 

Côté lecture

Ce mois-ci j’ai pu lire 8 livres pour 2496 pages. Je me suis notamment remise aux mangas et aux BDs ! J’ai eu un coup de coeur pour Re : Zero.

 

Du côté du blog, pour ce mois-ci c’est 658 vues, 265 visiteurs, 262 likes et 129 commentaires. C’est énorme, et vous êtes aujourd’hui 69 à me suivre. Alors 69 fois merci. Et merci d’être resté en août, de m’avoir suivi alors que j’étais partie en vacances, que je mettais parfois beaucoup de temps à vous répondre, et que les articles n’étaient pas forcément bien programmés. Merci beaucoup. ♥

Côté films et séries

Ce mois-ci j’ai relancé mon abonnement Netflix ! J’en ai donc profité pour regarder Nos étoiles contraires que j’avais déjà vu et que j’aime encore énormément ! Et je me suis mise à la série The Client List, je suis une grande fan de Jennifer Love Hewitt depuis Ghost Whisperer ! Autrement, j’ai également regardé Everything Everything où pour une fois j’ai préféré le film au livre. Ainsi que Raid dingue en compagnie de Monsieur, mais ça a été sans plus, nous n’avons pas ri comme nous l’espérions…

Côté personnel

Je me suis retrouvée très seule pendant la première et l’avant dernière semaine de ce mois, car mes parents sont partis en vacances avant moi, sont revenus après, et mon copain travaillait, mais ça m’a laissé du temps pour profiter de lire, de reprendre un peu les séries… J’ai repris activement mon Bullet Journal et mon Journal Intime, ainsi que le blog ! Et ça fait un bien fou…

Autrement, je suis donc partie en vacances à Cagnes sur Mer et à Saint-Maime près de Forcalquier. Je vous ferai sûrement un article Lifestyle. J’ai découvert des nouvelles activités que je n’avais jamais pratiquées, c’était un vrai moment de bonheur !

Autrement, je suis à la recherche d’un emploi, activement, et j’ai repris le sport et un rééquilibrage alimentaire. Le mois d’août c’est donc quelques joggings, pas mal de marche et la reprise de la natation au minimum une fois par semaine ! Plutôt pas mal donc pour le moment.

Chroniques

[CHRONIQUE] Forbidden

Forbidden

[Avertissement, ce livre a pour sujet l’inceste.]

Auteur : Tabitha Suzuma

Edition : Milady (New Adult)

Résumé : Maya et Lochan ne sont pas des adolescents comme les autres. Élevés par une mère alcoolique et instable, ils sont livrés à eux-mêmes et n’ont d’autre choix que d’élever seuls le reste de la fratrie. Forcés de devenir adultes plus tôt que prévu, ils se soutiennent dans l’adversité et finissent par tomber amoureux. Lochan se sent seul au monde, et Maya est la seule à pouvoir le comprendre. Conscient de la monstruosité de cet amour, Lochan est prêt à tout pour bâillonner le désir et les sentiments que sa sœur lui inspire. Mais comment résister alors que Maya a besoin de lui autant qu’il a besoin d’elle ? Est-ce un crime de s’aimer si fort ?

Il n’y a ni loi ni barrière pour les sentiments. Nous pouvons aimer aussi profondément que nous en avons envie.

Avis : J’ai eu envie de lire ce livre de par son sujet inhabituel, et notamment grâce à Margaud Liseuse qui en a beaucoup parlé. J’ai commencé cette histoire le soir du live sur Youtube qui a eu lieu à propos de ce livre avec Margaud et Moody.

J’ai pris ce livre en ebook dès sa sortie, néanmoins, il est possible que je tente de prendre ce livre en format VO pour sa magnifique couverture, couverture que je trouve d’ailleurs plus jolie en noire qu’en rouge !

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, le livre est entraînant dès le début. Le stress est grandissant au fur et à mesure du livre car on veut savoir comment ça va se passer entre Lochan et Maya. Comment ils arrivent à gérer leur relation, leur famille, leur vie de lycéen ? On dévore le livre pour pouvoir connaître la fin. Pour savoir comment se manifeste leur amour. Je ne pense pas avoir été la seule à me demander s’ils s’embrassaient, s’ils allaient au-delà, ou s’ils freinent complètement ce qu’ils ressentent !

On a une écriture fluide, efficace et stressante qui nous mets dans de bonnes conditions pour comprendre la psychologie des deux personnages principaux qui ne sont pas du tout les mêmes. On a une écriture douce, emplie d’espoir en ce qui concerne Maya et ce pendant tout le roman, tandis qu’on a une écriture cash, stressante, pour Lochan qui est profondément touché, stressé. On a vraiment une aura de ténèbres qui est déjà présente au début du livre, mais qui en plus, se développe au fur et à mesure des pages, autour de lui, de ses agissements, de ses pensées.

L’auteure a une très bonne idée de prendre les deux points de vue de Maya et de Lochan et de les alterner pour pouvoir nous faire entrer dans l’histoire, dans ce qu’ils ressentent.

Du coup, on peut vraiment parler de personnages complexes. Je me suis extrêmement attachée à eux, notamment Maya et Lochan, mais aussi aux plus jeunes, puisqu’il s’agit de toute une famille, hormis un père disparu de la circulation. Le seul problème de cette famille étant la mère ! C’est un personnage exécrable, le genre qu’on ne peut pas aimer. Jamais présente, laissant ses enfants dans la misère. C’est une mère « adolescente » qui sort jusqu’au bout de la nuit, qui revient avec la gueule de bois. Le genre de mère à laquelle on ne laisse pas ses enfants. Mais c’est Lochan et Maya qui s’occupent de leur famille, et c’est là que, pour moi, il a été parfois difficile de les voir comme frère et sœur ! Parce qu’ils font office de parents par rapport aux plus jeunes. Ils sont attachants, spontanés dans leurs émotions, et ils font de leur mieux, on ne peut que les adorer.

La fin est terriblement coup de poing. Elle m’a traumatisé, bouleversée, et pourtant, je ne vois pas comment ça pouvait se finir autrement, et pourtant, l’auteure nous tient dans le doute jusqu’au dernier moment ! Cette fin remet en doute, pour ma part, certaines certitudes que j’avais. On a des questionnements qui prennent forme. Et je pense que si un livre ressortait sur ce sujet de l’inceste consenti entre frère et sœur, je le lirai probablement, tout comme je lirai les autres livres de cette auteure si elle en ressort !

Au-delà du livre : Ce livre m’a fait me poser beaucoup de questions. J’ai notamment recherché des informations en ce qui concerne l’inceste consenti entre personnes majeures, ce qui est légal en France, puisque rien dans le code ne sanctionne ou n’interdit les rapports sexuels, ni la conception d’enfants. (N’hésitez pas à me donner d’autres liens si je me trompe!)

Et au-delà de ce consentement, ce livre a soulevé chez moi, la question des services sociaux. On a une famille détruite, que les enfants essayent de maintenir, hors, tant que Lochan n’est pas majeur, ce n’est pas « légal » ! Ici on pose la question des placements et des personnes responsables.

Au-delà de ça, et pour revenir clairement au livre, je me suis demandée si ce manque de parents ici, n’était pas la cause de cet inceste dans l’idée de l’auteure. Est-ce qu’il en aurait été autrement si la mère était plus présente ?

Je serai ravie de discuter avec vous si vous avez des avis sur ce livre, ou simplement sur le sujet en tout cas !

Note : ♥♥♥♥♥