Chroniques

[CHRONIQUE] La Faucheuse T1 : Futur parfait

La Faucheuse T1 : Futur parfait.

[Coup de coeur.]

la-faucheuse-tome-1-futur-parfait-878048-264-432Auteur : Neal Shusterman

Editeur : Robert Laffont

Collection : Collection R

Nombre de pages : 493

Résumé : Les commandements du Faucheur:

Tu tueras.

Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.

Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.

Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

Seule la douleur causée par l’empathie pourra nous permettre de rester humains.

Avis : Suite à l’énorme engouement qu’il y a eu autour de ce livre en février/mars, j’avais décidé d’attendre un peu, de peur d’être déçue. Mais ne sachant que lire ces derniers temps, et étant donné qu’on en entendait moins parler, j’ai décidé de me lancer dans ce livre avec pour seul et unique chose en tête : la couverture et le résumé. J’ai lu certains avis, mais très peu, pour ne pas fausser mon jugement durant ma lecture ! De plus, j’étais déjà convaincue par le fait que le livre sort de la Collection R de Robert Laffont, mais également par la couverture que je trouve à la fois simple et magnifique. Le résumé original m’a tout autant attiré.

Dès les premières pages, on suit deux personnages, Citra et Rowan, qui sont choisis pour devenir apprenti faucheur. Comment ? Pourquoi ? Je vous laisse le découvrir. J’ai été emballée dès le début par cet air post-humaine où on ne meurt plus, où la technologie est devenue infaillible mais où on doit tout de même continuer à réguler les décès pour ne pas « surcharger » la planète et le Thunderhead. (Encore une fois, si vous voulez le savoir, ALLEZ LIRE CE LIVRE.) Vous en déduirez donc que j’ai plongé la tête la première dans ce livre ! Et la suite du livre ne m’a pas découragé lors de la découverte des faucheurs que sont Maître Faraday, Maître Goddard et l’Honorable Dame Curie.

Un chapitre sur deux, on retrouve l’histoire, et le journal intime de l’un des faucheurs. Non seulement c’est extrêmement intéressant, mais cela pose vraiment des questions d’éthiques qui sont propres à nos questionnements aujourd’hui, et à ceux que l’on aurait eu dans ce genre d’aire. Neal Shusterman a une façon d’amener à des sujets tellement importants, avec un cadre à la fois envoûtant et abrupte… Il pose la question de ce qui est bien ou mal, ou encore du pouvoir sur les autres, les limites à ne pas franchir, et comment on se fait emporter dans les horreurs, dans le besoin de ressentir le tout pouvoir sur les autres, de devenir quelqu’un de craint… (Vous voyez-vous où je veux en venir ou j’attends encore un peu pour parler de mon impression de critique du terrorisme et de l’engrenage dans le harcèlement scolaire et autres sujets, mais de montrer comment on y vient ?) Je ne connaissais absolument pas cet auteur auparavant, mais je pense avoir beaucoup à apprendre au cours de ses écrits. Pour moi, il ne s’agit pas d’un simple livre avec une histoire, mais réellement d’une critique de la société, autant que d’une description. A voir avec la suite si cela confirme mon jugement, qui, je le rappelle, n’engage que moi !

Pour en revenir à l’histoire, j’ai été entraînée par les personnages ! Sans grande surprise, j’ai eu ma préférence d’abord pour Rowan, et ensuite pour Citra. J’ai d’abord détesté la faucheuse Dame Curie avant de l’adorer, tout comme Maître Faraday. La bande à Maître Goddard contient, sans surprise, tous les personnages que je déteste le plus dans ce roman, hormis Maître Volta. J’ai été touchée par ce personnage auquel on ne s’attend pas. Il m’a également beaucoup émue à plusieurs reprises. J’ai trouvé en revanche que chaque personnage avait le mérite d’être vraiment détaillé dans sa tenue, dans sa psychologie, sa façon de penser. On voit vraiment le travail de l’auteur là dessus, mais également sur leur émotion tout au long du roman.

A la fin, il est vrai que j’ai été agréablement surprise, et que je ne m’attendais pas à ce retournement de situation dans les derniers 15% du livre. C’est quelque chose que je n’avais pas vu venir, et j’ai apprécié d’être surprise, et de ne pas deviner à l’avance.

Ce roman est le premier tome d’une saga que je vais évidemment suivre car il m’a beaucoup plu, alors que je n’avais pas osé reprendre une saga depuis La Passe-miroir et Phobos car c’étaient de réels coup de cœur. J’ai la chance de retomber sur un coup de cœur avec ce premier tome. Avec un peu de chance, l’adaptation de la saga en Amérique, nous arrivera peut-être en France, et malgré mes réticences habituelles (qui ne durent jamais longtemps, je sais bien), je serai sûrement moins réticente à l’idée de voir une adaptation cinématographique ! Je me laisserai probablement tenter par les autres sagas déjà sorties de cet auteur. 

Note : ♥♥♥♥♥