Chroniques

[CHRONIQUE] L’obsolescence programmée de nos sentiments.

L’obsolescence programmée de nos sentiments.

Auteur : Zidrou. Genre : BD contemporaine.  Editeur : Dargaud. Pages : 144.


 

«  C’est le jour où Ulysse, veuf depuis plusieurs années, à la retraite depuis ses 59 ans car il a perdu son travail, va rencontrer Méditerranée. Après des années de lassitude à se morfondre et à ne pas savoir quoi faire de sa vie, il se peut que la jolie fromagère de 62 ans réussisse un véritable miracle. « 

 

Avis Demynotebook.

J’ai réussi à avoir le Saint Graal à la bibliothèque ça y est ! J’attendais ce roman graphique depuis plusieurs semaines, si ce n’est pas des mois, et je n’ai pas été déçue !

L’histoire est aussi touchante que les personnages. J’ai beaucoup aimé Ulysse et toute la jolie métaphore filée sur l’Odyssée que l’on trouve au fur et à mesure de cette histoire ! Le comble ? Notre cher Ulysse n’aime pas lire ! On en parlait justement il y a quelques jours.

Mais j’ai retrouvé mon bonheur une seconde fois à travers Méditerranée, cette femme, qui porte un prénom qui me rappelle les vacances qui approchent ! Elle est douce, et elle exprime exactement mes peurs : celle de se regarder dans le miroir quand on vieillit et voir qu’on est plus la personne que l’on était avant, et ça, peu importe l’âge même si ici c’est très symbolique.

On a un bel hymne à l’amour et ce à n’importe quel âge. J’ai été déçue et choquée de voir que les aigris ici… Hé bien, ce sont les enfants ! Les jeunes en somme ! Et j’espère bien ne jamais devenir comme ça même si le clap de fin, que j’avais déjà compris et prévu, ne m’a pas plu dans le sens où je ne suis pas en accord avec ce genre de décision. Mais chacun fait ce qu’il veut, et chacun prend ses décisions, je ne suis personne pour empêcher ce genre de chose ou autre, d’autant plus qu’il ne s’agit pas de moi, même si j’ai un avis assez fondé sur la question et pour une fois, malgré le fait que j’essaie de toujours voir le bon côté des choses, je pense qu’il ne changera pas et ce peu importe les conversations que je pourrai avoir à ce sujet.

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En ce qui concerne les dessins, ils sont superbes, doux, et les planches sont toutes belles sans jamais tomber dans le vulgaire, le trop sexy ou autre. C’est la douceur mais aussi le rappel que l’on a AUSSI une vie quand on est âgé ! On retrouve aussi un côté très enfantin et humoristique auquel j’ai beaucoup adhéré ! Je rigolais toute seule.

En résumé, une très belle BD, très touchante avec une belle histoire même si la fin me laisse un léger goût amer en bouche. Le bonheur n’est parfois pas suffisant en ce qui me concerne.

Je crois me rappeler que certains ont lu cette BD. Avez-vous aimé la fin ? Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à mettre un petit [spoiler] en début de commentaire pour les autres. Pour ceux qui ne connaissent pas, ça vous tente ?

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Mini chroniques

[Mini chronique] Le couvent des damnées.

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Bonjour !

Ca fait un petit moment que je nous avais pas présenté une belle série de manga, et j’ai voulu attendre bien avancer dans celle-ci. Il s’agit du Couvent des Damnées où on suit Ella, une jeune fille dont la maman a été mise sur le bûcher, accusée d’être une sorcière. Ella est donc envoyée dans un couvent pour « filles de sorcières ». Mais Ella est animée par la vengeance et elle va lutter contre la torture et les pires sévices psychologiques.

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Comme vous pouvez le voir, les dessins sont superbes et très bien travaillés ! C’est le genre de mangas que j’adore ouvrir, l’histoire est aussi attirante que les planches ! On a un petit côté horreur que j’aime beaucoup ! On est pas sur de l’horreur pour l’horreur, l’histoire est ficelée de sorte à ce que ce ne soit pas gratuit et que ça fasse avancer l’histoire, c’est ce que je préfère.

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Les personnages d’Ella et Théa sont sans aucun doute mes préférés ! Les blessures de ces jeunes filles me touchent particulièrement et j’adore leur caractère, leur carapace, leur force. Hilde est aussi un personnage que j’apprécie, même si elle est plus frêle, plus douce, un peu paumée… Elle n’est pas celle sur laquelle je compterai car elle me rappelle un peu mon peu de compétence dans certains domaines, et le fait que je ne sais absolument pas me servir de mes deux mains. Traduction : Ne me proposez pas de faire Koh-Lanta, on va manger des feuilles les gars !

En résumé, c’est une très bonne série de mangas, qui possède 6 tomes. Elle est terminé, alors j’espère bien que l’auteure a pour projet d’en faire un autre, car je pense que je viens d’adhérer à sa plume autant qu’à ses dessins !

 

Chroniques·Mini chroniques

[CHRONIQUE] Errance

Errance

Auteur : Inio Asano. Genre : Manga contemporain.  Editeur : Kana. Pages : 246.


Couverture Errance

 

 » Kaoru Fukazawa est un mangaka à succès. Mais il sombre dans le doute et l’incertitude à la fin de sa série, revendiquée comme un des meilleurs mangas. Il ne sait pas dans quoi il doit se lancer : un manga à succès qui ne l’intéresse pas, ou quelque chose qui lui tient à coeur. Ces doutes vont l’amener à se poser des questions sur lui-même et sur ses propres envies. « 

 

Avis Demynotebook.

Ce manga est un one-shot, c’est la raison pour laquelle je lui consacre une chronique complète. C’est un manga qui change énormément de ce que j’ai l’habitude de lire, et je l’ai découvert avec plaisir sur le blog de Xander, si vous aimez les mangas, allez faire un tour, vous ne serez pas déçu et je pense que vous pouvez faire de nombreuses découvertes très intéressantes !

Mais pour en revenir à mon mouton, je me suis lancée un peu au hasard dans ma lecture. Elle n’aura pas attendu longtemps sur le coin du bureau, je dois bien l’avouer. Les dessins m’ont beaucoup plu d’entrée, notamment avec la partie colorée du manga. La jaquette et cette première partie sont vraiment superbes. Les dessins sont doux et j’ai apprécié le peu de transition que le mangaka a mis en place sur certains passages.

L’histoire est assez complexe, recherchée et bien traitée, c’est ce qui m’a tout de suite beaucoup plu et c’est également ce qui fait que j’ai tenté de faire durer ma lecture. On rentre vraiment dans la peau du personnage, dans ses doutes, et ce jusqu’à la fin du manga. Personnellement, j’ai transposé certaines questions sur ma propre personne. Pour autant, je ne sais pas si j’ai apprécié le personnage principal ou non, peut-être justement parce qu’il s’agit de Monsieur Tout le monde dans ce manga, et non pas un super mangaka idolâtré de tous.

On a pas de réponses réelles au final de ce manga, et c’est en revanche ce qui m’a le plus dérangée. Pour autant, cela n’empêche que j’ai passé un bon moment et que ce manga a égayé ma curiosité ! J’espère pouvoir lire d’autres oeuvres et notamment La fin du monde avant le lever du jour qui est également un one-shot et qui me tente beaucoup !

On a un positionnement réel sur l’importance des mangas et sur ce qu’ils peuvent nous apporter, j’ai eu la sensation d’apprendre des choses et ça m’a aidé à prendre conscience de ma consommation de mangas, mais aussi de romans. J’ai trop souvent tenté des lectures « par hasard » ou tout simplement parce que le roman, la saga marchait bien. J’ai eu de nombreuses superbes lectures ainsi ! Mais je me suis aussi laissée bernée parce que je n’ai pas lu correctement le résumé, parce que la couverture ne m’attirait déjà pas plus que ça de base. Ce manga est une manière de nous apprendre à se poser les bonnes questions sur ce qu’on doit faire, mais aussi, il me semble sur ce que l’on doit lire.

Et vous ? Vous connaissez ce manga ? Vous avez des livres comme ça qui vous ont appris de nombreuses choses sur vous-même et sur votre consommation d’un « produit » ?

Chroniques·Les lectures de la prof

[CHRONIQUE] Yallah Bye

Yallah Bye

Auteur : Joseph Safieddine. Genre : BD contemporaine.  Editeur : Le Lombard. Pages : 168.


 

Couverture Yallah Bye

 » Comme tous les étés, Mustapha emmène sa famille au Liban, son pays d’origine. Mais nous sommes en 2006, à Tyr, dans le sud du pays et les bombes lâchées par Israël sont nombreuses. 24 ans plus tôt, Mustapha a dû fuir son pays à cause de la guerre. Que choisira-t-il cette fois-ci ? Pendant que son fils, resté en France, tente de faire tout ce qu’il peut pour ramener sa famille en sécurité, loin de la guerre. « 

 

Avis Demynotebook.

Je vous retrouve pour une BD avec un thème encore une fois très actuel puisqu’elle traite de la guerre, même s’il s’agit des tensions entre Israël et le Liban au cours de l’année 2006. Si cette tension n’est plus d’actualité, en revanche, on en retrouve fréquemment dans certains pays, comme on a pu le constater récemment avec les attentats au Sri Lanka ou encore le retour de plusieurs Français qui avaient été pris en otage. Bref, je ne suis pas là pour vous faire un cours d’histoire, non seulement car je ne maîtrise pas du tout le sujet, mais en plus, mon truc à moi, c’est plutôt la lecture !

J’ai été très touchée par cette BD même si j’admets avoir trouvé notre personnage principal : Mustapha, clairement détestable. Je l’ai vu comme un menteur, un manipulateur et quelqu’un qui faisait passer ses convictions avant sa famille. C’est quelque chose qui m’a profondément dérangée, non pas dans l’histoire, qui est elle très intéressante et très bien ficelée, mais vraiment dans le caractère et le personnage. Je ne me suis pas attachée à lui.

En revanche, j’ai beaucoup aimé les autres personnages de cette famille : le frère resté en France qui fait tout pour aider les autres tout en essayant de garder une contenance devant ses amis. La mère qui tente de garder ses deux enfants en sécurité malgré l’endroit où ils se trouvent…

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C’était très intéressant de voir la cavale des personnages pour échapper à la guerre qui se rapprochait d’eux petit à petit. J’ai également réussi à suffoquer toute seule en voyant que l’ambassade ne pouvait (voulait ?) rien faire pour mettre ses ressortissants à l’abri… Je comprends cette mère de famille au bord de la crise de nerfs, ce frère qui tente l’impossible par tous les moyens. En revanche, je m’attendais à un événement qui n’est jamais survenu… Le frère parti au Liban est hémophile, maladie qui, je pensais, serait bien plus décrite et aurait une importance dans cette BD, ce qui n’a pas été le cas.

Si je ne me trompe pas, cette BD est un témoignage. L’auteur est d’ailleurs franco-libanais. J’ai été impressionnée par la véracité des propos, par l’ambiance qu’on retrouve dans cette BD : On est dans une angoisse pure et permanente alors que nos personnages, notamment les hommes, restent très calmes, ne paraissent pas paniquer, et encore moins s’inquiéter.  » On a l’habitude « . C’est quelque chose qui m’a beaucoup marquée, étant habituée, il faut le dire, à être dans un pays calme, malgré les attentats ces dernières années, nous ne connaissons pas ce risque des bombes qui pleuvent au-dessus de nos têtes sur tout le pays. Je pense que cette BD va me poursuivre encore longtemps, il s’agit du genre de lecture que je n’oublierai pas de si tôt de par ses faits marquants.

De plus, les dessins sont très beaux, on a une belle couleur chaude qui rend la lecture très agréable, les planches sont magnifiques. Un grand bravo au dessinateur coréen.


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L’avis de la prof.

Je pense qu’on pourrait parfaitement utiliser cette BD pour les 3e et pour les lycéens, mais plutôt dans le domaine de l’histoire car on n’y fait pas assez référence en français, du moins selon moi. C’est aussi une possibilité pour les BTS dans la thématique : Seul avec tous. On est clairement dans ce cas de figure avec Mustapha, très entouré, qui ne sait pas s’il doit être fidèle à son pays ou à sa famille. Le dilemme est cornélien, et de ce fait, on pourrait éventuellement en parler avec les 4e sur la thématique de l’argumentation, des valeurs…

Chroniques

[CHRONIQUE] The End

The End

Auteur : ZEP. Genre : BD contemporaine / dystopie.  Edition : Rue de Sèvres. Pages : 90.


Couverture The end

 » Dans le cadre d’un stage, Théodore Atem intègre une équipe de chercheurs basée en Suède qui travaille sur la communication des arbres entre eux et avec nous. Ce groupe de travail dirigé par le professeur Frawley et son assistante Moon, tente de démontrer que les arbres détiennent les secrets de la Terre à travers leur ADN, leur codex. C’est en recoupant ces génomes avec la mort mystérieuse de promeneurs en forêt espagnole, le comportement inhabituel des animaux sauvages et la présence de champignons toxiques que le professeur comprendra, hélas trop tard, que ces événements sonnent l’alerte d’un drame planétaire ? « 

Avis Demynotebook.

Ce n’est pas une surprise, je vous l’avais dit, je me mets à écrire doucement mes chroniques sur les BDs qui m’ont le plus marquée ! ZEP est encore une fois à l’honneur, et à nouveau pour une BD adulte.

Notre dessinateur préféré (ou le mien, comme vous voulez !) est de retour pour nous parler nature et écologie cette fois ! On y retrouve des personnages au caractère bien trempé, chose que j’ai vraiment adorée. J’aime les personnages avec du caractère, qui font des bourdes, Monsieur et Madame tout le monde en somme ! Ici, on retrouve principalement Théodore et Moon qui aide le professeur Frawley dans ses escapades pour comprendre le langage des arbres.

On est tout de suite plongé dans une ambiance un peu sombre dès les premières planches, avec des dessins très travaillés et à la fois gênants. Pour autant, les couleurs sont magnifiques et agréables à regarder et à lire même si l’on sent bien que quelque chose cloche et que tout ne va pas se passer pour le mieux.

Et d’ailleurs, c’est le cas de le dire. Je me suis tout de même laissée surprendre. Les sentiments ont afflué naturellement : la tristesse, la colère, la résignation… Pourtant, quand on y pense, c’était prévisible. Mais la fin m’a laissée un peu « bête » sans savoir que penser, que faire de cette BD… Je m’attendais à un scénario bien plus catastrophe que celui-ci. Mais il y a une réelle prise de conscience à la fin, dans les dernières pages, pour le lecteur.

C’est une BD adulte très bien ficelée qui alterne les émotions avec les conseils, les mises en garde, et l’histoire qui est réellement prenante sur tous les points : les relations entre les personnages, les recherches du professeur, et tout ce qui en découle  par la suite.

Chroniques

[CHRONIQUE] Dark psycho T2 : The Devil.

Dark Psycho T2 : The Devil. 

Auteur : Thania Odyne. Genre : Dark Romance.  Edition : AutoEdité. Pages : 336.


Attention : Ce livre est réservé à un public averti. 

Couverture Dark Psycho, tome 2 : The Devil

 

 » Dans ce nouveau tome, nous allons davantage nous concentré sur Samuel : le frère de Kay. Il est blessé, torturé et dangereux. Pourtant Léna va réussir à s’approcher de lui. Ce ne sera pas sans conséquences. Elle pensait déjà connaître l’enfer, c’était bien avant de découvrir qui réellement Sam et de quoi il est capable. Le sang va couler, et le feu ne cessera pas. Est-elle prête à entrer dans la danse ? Rien n’en n’est moins sûr. Pourtant, lui non plus ne semble pas aussi prêt qu’il ne le laissait penser… « 

 

Avis Demynotebook.

Encore une fois : il s’agit d’une dark romance, c’est-à-dire d’un thriller qui marque la romance entre une victime et son bourreau, ne l’oubliez pas.

J’avais lu le premier tome et je vous laisse retrouver ma chronique si elle vous intéresse juste ici : Dark Psycho T1. Si j’avais aimé l’ambiance, je ne m’étais pas attachée aux personnages. Ici, on va à nouveau retrouver Kayden et Eleanor, mais ils ne seront pas l’élément central de l’histoire car on va s’intéresser à celui que j’ai détesté pendant tout le premier tome… Samuel. Et autant vous dire que je ne vais pas me laisser bernée facilement pour éprouver de la sympathie envers lui !

Enfin ça, c’est ce que je me disais quand j’ai relu rapidement ma chronique pour me remettre l’histoire en tête… Si pendant la première partie du roman, encore une fois, je me suis retrouvée à le détester et à trouver Léna, notre nouvelle proie, complètement stupide… J’admets avoir réussi à éprouver de la compassion pour lui dans la seconde partie du roman. Que voulez-vous ? Je suis une irréductible sentimentale et les hommes torturés me font toujours de la peine. Et visiblement, je ne suis pas la seule, Léna est une idiote naïve ? Hé bien moi aussi ! Je me suis laissée entraîner dans les méandres du passé de Samuel et j’ai même été surprise.

Attention, on est loin de la petite new romance avec le personnage torturé qu’on aime de tout son coeur parce que blablabla. On est dans un véritable film d’horreur. On oscille réellement entre thriller et romance, et j’admets que contrairement à la dernière fois, ça m’a beaucoup plu et j’ai littéralement dévoré les 150 dernières pages. L’action est toujours présente, palpable, on veut savoir ce qui va se passer par la suite, bref, j’ai adoré. En revanche, on est dans du glauque pour du glauque et ce qui a pu éventuellement me gêner, c’est le fait que j’ai eu la sensation qu’on avait des passages de tortures ou des scènes de sexe « gratuits » qui ne servaient pas forcément à l’histoire et j’ai trouvé ça dommage… Ca ne m’a absolument pas empêchée d’aimer ma lecture mais c’était parfois un peu trop à mon goût.

La fin m’a terriblement énervée ! Pas parce que c’est clairement cliché ou autre, ah non, pas du tout ! Mais plutôt parce que je vais devoir me procurer le 3ème tome en urgence pour le lire. On est sur une sorte de cliff-hanger un peu prévisible dans les dernières pages, mais ça n’a pas entamé mon envie de continuer la saga. Visiblement, et selon les mots de l’auteure, on va continuer cette histoire mais tout en se tournant majoritairement sur le 3ème frère qui passe pour le « gentil » de la famille au milieu de cette bande de fous : Phil.

J’ai hâte de passer à ce troisième tome, et moi qui avais dit que je ne me lançais dans la lecture du second par pure curiosité, j’ai cette fois radicalement changé d’avis… En espérant continuer dans cette lignée.

Vous connaissez cette saga ? Vous en pensez quoi ? 

Chroniques·Les lectures de la prof

[CHRONIQUE] Oh, Boy !

Oh, boy !  

Auteur : Marie-Aude Murail. Genre : Contemporain/Jeunesse.  Edition : L’école des loisirs. Pages : 201.


 

Couverture Oh, boy !

 

 

 » Siméon, Morgane et Venise Morlevent se réveillent un matin sans parents. Impossible de les séparer, ils ne les laisseront pas faire. Alors, maintenant, à savoir qui va s’occuper d’eux. Josiane, la demi-soeur antipathique, ou Bart, le demi-frère complètement à côté de la plaque ?  « 

 

Avis Demynotebook.

Quel beau roman ! Je pense que je bois littéralement la plume de Marie-Aude Murail depuis que j’ai commencé à lire Sauveur et fils. Encore une fois, je me suis beaucoup attachée aux personnages entre Siméon, le surdoué, Morgane le fantôme et Venise la belle…

On vit réellement avec eux ce qu’ils endurent, et j’ai trouvé ça à la fois bien écrit et simple à lire. J’ai dévoré ce roman en une journée. On les suit à travers les différentes étapes du tutorat, d’une éventuelle adoption, mais aussi à travers d’autres éléments graves, intimes, pesants, et comme toujours, c’est beau à lire et on ne ressent pas la tension extrême que nous fait, normalement, endurer ces types de sujets. Ils sont pris avec des pincettes, mais sans cacher la vérité. Encore une fois, je trouve que c’est l’idéal pour les enfants, et ces romans jeunesses apprennent autant aux petits, qu’aux ados et adultes.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Bart, qui m’a un peu rappelé ma façon d’être, de paniquer, de ne pas se sentir capable. Pour autant, je n’aime pas le personnage de Josiane mais j’ai pu ressentir de la compassion pour elle, grandement. J’estime néanmoins que cette compassion ne dépasse pas la peur que peut avoir une femme, et rien de plus.


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L’avis de la prof.

J’utiliserai facilement ce livre avec mes collégiens, peu importe que ce soit des 6e ou des 3e. Les sujets et l’écriture sont accessibles à tous et c’est ce qui me plait énormément. Ils se portent davantage, il me semble, aux programmes de 5e sur la différence et de 3e sur la dénonciation de la société. Il est utilisable avec n’importe quel niveau, mais il s’agit d’une lecture jeunesse, alors évidemment, ce n’est pas ce que j’utiliserai pour des lycéens ou BTS.