Chroniques

[CHRONIQUE] Hôtel Grand Amour

Hôtel Grand Amour.

[Partenariat NetGalley : Didier Jeunesse]

Couverture du livre : Hôtel Grand AmourAuteur : Sjoerd Kuyper

Editeur : Didier Jeunesse

Nombre de pages : 256

Résumé : Au moment où Vic, 13 ans, marque le but qui qualifie son équipe, son père s’effondre, victime d’un infarctus. Il est emmené d’urgence à l’hôpital et Vic et ses trois soeurs doivent alors gérer seuls l’hôtel familial. Très vite, c’est le grand n’importe quoi ! Les clients s’enfuient, les créanciers débarquent : il ne reste plus que quinze jours pour sauver l’hôtel ! Sans rien dire à leur père…

Un homme ne doit jamais essayer de ressembler à un autre. Elle disait : S’il veut être comme quelqu’un d’autre, alors moi, je veux être avec cet autre-là.

Avis : Tout d’abord, merci à NetGalley et aux éditions Didier Jeunesse, qui une fois de plus m’a fait confiance pour cet ouvrage.

J’ai choisi ce livre parce que j’aimais bien la couverture, parce que j’avais besoin de lire quelque chose de léger, et il me semblait qu’un livre jeunesse s’accordait parfaitement avec ça. J’ai aimé le résumé qui promettait à la fois de l’humour et de la tendresse. Et j’ai été servie !

Dès les premières pages on comprend que le livre se lit très vite. Il est court, et l’écriture est enfantine puisque c’est un livre jeunesse, vous ne serez donc pas gêné par les tournures de phrases compliquées ! Mais peut-être perturbés par l’écriture tout de même. J’ai d’ailleurs eu parfois du mal à différencier qui parlait entre les différents clics du magnétophone à travers lequel Vic, notre personnage principal, s’exprime.

Je n’ai pas retrouvé ce problème dans la suite de ma lecture. J’ai eu envie de découvrir la suite même si je m’attendais parfois à plus d’émotions que je n’en ai eu !

L’écriture est simple, on s’adresse à un public relativement jeune. Je dirais plutôt des pré adolescents étant donné qu’on a des petites informations très légèrement sexuelles, rien de choquant bien sûr, juste une découverte du corps. Cependant, l’écriture est parfois trop enfantine pour moi. On lit le livre à travers les expressions et les façons de parler de Vic, et parfois il y a des tournures de phrases qui m’ont vraiment dérangée même si je sais parfaitement qu’on est calé sur un enfant de 13 ans, et évidemment, cet enfant de 13 ans ne joue pas avec les mots comme un adolescent ou un adulte. Même si ça n’a pas bloqué ma lecture, ça m’a parfois gêné. D’autant qu’on aborde des thèmes importants comme le décès d’un des parents, la maladie de l’autre, on s’approche également du viol.

Les personnages principaux sont attachants, notamment Vic et ses sœurs, j’ai eu ma préférence pour Alex et Pétro, la plus jeune, même si j’ai apprécié Laeti tout en trouvant qu’elle faisait trop jeune pour l’âge qu’on lui donne. Même si les personnages sont attachants, je n’ai pas réussi à m’identifier à eux, même en prenant en compte le fait que c’était un livre jeunesse. L’histoire est belle, mais pas assez réaliste à mon goût, même en ce qui concerne vraiment le caractère, notamment celui du père.

En ce qui concerne la fin de ce livre, j’ai été très touchée, presque émue aux larmes, de ce pré adolescent en train de grandir qui s’adresse à sa mère décédée sans jamais tomber dans la tristesse infinie. On a vraiment un beau livre sur ce sujet, qui prône l’envie de vivre, et l’amour. Le fait de continuer à vivre, sans oublier pour autant… C’est vraiment un beau livre, et il peut, à mon avis, être une belle histoire pour ces enfants qui perdent un de leur parent trop tôt… On n’est pas seulement dans la tristesse, on trouve de l’humour, énormément de choses rigolotes à lire. On ne se retrouve pas du tout dans un livre dramatique, mais dans un livre empli d’espoir.

Je ne pense pas que je relirai un livre jeunesse de cet auteur parce que ce n’est pas mon genre. Néanmoins, à travers le livre jeunesse et l’humour, on a un livre qui traite de sujets compliqués de façon douce, et avec intelligence.

En amour, je suis bègue.

Note : ♥♥♥♥♥

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Chroniques

[CHRONIQUE] Spice & Wolf T1

Spice & Wolf T1

[Partenariat Ofelbe]

Auteur : Isuna Hasekura

Editeur : Ofelbe

Nombre de pages : 470

Résumé : Déesse de la moisson, Holo est une louve qui peut prendre l’apparence d’une attirante jeune fille. Délaissée par les paysans de son village pour qui les vieilles légendes ne servent plus qu’à effrayer les enfants, Holo décide de rejoindre ses terres natales du Nord à bord de la carriole d’un marchand itinérant, l’énigmatique Lawrence Kraft. Tandis qu’ils découvrent de nouveaux horizons en troquant leurs cargaisons de ville en ville, le duo va apprendre à se connaître et rapidement devenir très complice. Mais méfiance : les faux-semblants, les arnaques et les dangers bordent leur chemin… Le talent divin de Holo pour comprendre la nature humaine leur sera bien utile pour reconnaitre les bonnes affaires et déjouer les tromperies. Êtes-vous prêts à suivre cette charmante déesse dans un voyage initiatique parsemé de plaisirs simples, de rencontres, mais aussi de dangers ?

Avis : Avant tout, merci à Ofelbe pour l’envoi de Spice & Wolf !

Ofelbe a eu la gentillesse de me prévenir que ce livre était un peu long à démarrer, et qu’il était un peu plus adulte que le premier envoi que j’avais eu et qui était Re : Zero. Je me suis donc lancée avec un peu d’appréhension mais une grande envie de découvrir Holo, la demoiselle de la couverture ! J’avais choisi ce livre également par envie de sortir de ma zone de confort.

Du coup, dès les premières pages je me suis lancée, et j’ai été ravie de découvrir Holo et Lawrence, nos personnages principaux. Je ne me suis pas ennuyée même si j’ai mis un peu de temps à m’adapter pour comprendre le monde dans lequel ils vivent, cette impression de Moyen-Âge qu’habituellement je n’apprécie pas du tout ; mais qui, ici, ne m’a pas dérangé.

Au fur et à mesure de l’avancée des pages, on a de plus en plus d’action, notamment quand on a passé la première partie du livre, et je me suis donc mise à lire d’un coup sans m’en rendre compte ! On découvre de nouveaux personnages, dont Nora. Et j’avais envie de savoir où tout cela menait puisque Lawrence est un marchant itinérant en quête d’argent, tandis qu’Holo voyage avec lui dans le but de retrouver ses terres natales, tout en l’aidant.

En ce qui concerne l’écriture du livre, je me suis parfois perdue, parce que je trouve que c’est un livre qui, pour comprendre le monde dans lequel on se trouve plongé, nécessite de la concentration pour ne pas perdre le fil de l’histoire. Mais même sans être exactement au courant du cours de l’argent du livre etc, on reste dans une histoire qui est vraiment intéressante, et dès qu’il y a peu d’action, l’écriture devient fluide et le livre se lit tout seul à mon sens !

J’ai trouvé les personnages très attachants, avec un caractère complexe qui m’a plu, surtout en ce qui concerne Holo. Elle peut se montrer à la fois adorable, dangereuse, comme terriblement énervante et j’ai pu me retrouver à travers elle. Cette déesse (qui n’apprécierai pas de me lire si je l’appelais comme ça) a un côté très humain. Je me retrouve à travers cette jeune femme qui pour exprimer sa tristesse parce qu’elle a été blessée ou vexée, se montre colérique, implacable. Elle aime avoir le dernier mot, toujours. Si ça peut énerver certaines personnes, pour ma part j’étais ravie d’avoir un personnage qui ne sort pas tout droit d’un conte de fée ! J’aime beaucoup Lawrence également, tout comme Holo, fin stratège, d’une grande gentillesse… Le compagnon idéal que ce soit pour la route ou en amour il me semble ! L’auteur a su rendre ce personnage très charismatique. Tout comme il a su me faire douter à propos du personnage de Nora qui est pourtant le personnage timide et agréable par excellence ! L’auteur parvient à jouer avec ses personnages et c’est magnifiquement bien réussi !

Les illustrations de ce Light Novel sont magnifiques. Les personnages sont bien dessinés, bien cernés, on a des illustrations qui sont vraiment aux bons moments pour illustrer les bonnes scènes, et elles sont bien disséminées. C’est-à-dire que l’on n’en a ni trop, ni pas assez.

J’étais complètement affolée par la fin. Elle m’a fait passer par toutes les émotions, est ce que Lawrence et Holo vont se sortir du pétrin dans lequel ils se sont mis, encore une fois ? Est-ce-que leur tour de passe-passe va marcher ou pas du tout ? Est-ce-que Holo aura ENFIN ses pêches au miel ! En tout cas c’est une fin que j’ai appréciée, où on se contente du strict minimum sur la situation, ce qui m’a grandement donné envie de lire la suite.

Je lirai donc la suite d’autant plus que j’en ai déjà lu de très bonnes critiques. J’ai d’ailleurs plusieurs fois cru comprendre que ce second tome était encore mieux que le premier. Premier que j’ai adoré ! Ce sera donc une lecture à suivre dès que possible. Je pense que je viens de me lancer dans une nouvelle saga !

Note : ♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] Outrage

Outrage

[ATTENTION. CE LIVRE N’EST PAS UNE ROMANCE ET EST DÉCONSEILLÉ AUX PERSONNES SENSIBLES. IL S’ADRESSE AUX PLUS DE 18 ANS MALGRÉ LE MANQUE D’AVERTISSEMENT SUR LA COUVERTURE.]

Auteur : Maryssa Rachel

Editeur : Hugo & Cie

Nombre de pages : 315

Résumé : Rose est une femme libre, indépendante, torturée, traumatisée, elle s’est construit une carapace de survie.

Elle fuit l’amour par peur de l’attachement. Elle est perverse, passionnée, cyclique, addict au sexe et à l’alcool mondain. Mais ce soir-là, dans un bar, elle tombe amoureuse d’un être qui lui ressemble, peut être un peu trop. Tout en lui la repousse et pourtant… Lui, c’est Alex, un artiste paumé, un je-m’en-foutiste tout aussi névrosé qu’elle.

Rose va vivre cette passion destructrice où Alex la guide, la commande, la déconstruit, la fabrique, la façonne… Rose n’écoute pas la bête qui rugit en elle et qui lui dit » fuis « . Son corps, son sexe deviennent chaque jour plus douloureux, mais elle tient, par amour pour cet homme qui la dévore chaque jour un peu plus…

Puis vient la douleur du déchirement. Alors, elle va essayer de noyer ses maux dans la seule addiction qui lui permet d’échapper à la douleur : le sexe.

L’amour, c’est l’oubli de soi pour le bien-être de l’autre.

Avis : Aujourd’hui je vous retrouve pour un livre qui a fait énormément polémique sur la toile et jusque dans vos libraires. Je fais un petit à part tout de suite. Il s’agit bien d’une chronique, et je compte m’exprimer sur cette polémique. Je suis ouverte à toute discussion sans aucun problème, mais je ne tolérerai aucun manque de respect, que ce soit à mon égard pour avoir lu ce livre, à l’égard de l’auteure, ou encore de l’éditeur. Merci.

J’ai tout d’abord voulu lire ce livre effectivement, à cause de cette polémique. Je voyais des messages horribles, des gens qui hurlaient qu’il faudrait censurer ce livre, qu’il n’a pas sa place dans une librairie, qu’il manque un avertissement sur la couverture dans le moins mauvais des cas. Et évidemment, quand on me dit qu’un livre ne devrait pas exister et qu’il devrait être censuré, non seulement je vois rouge, mais en plus, je demande à lire ce qui crée un tel bordel sur internet ! Je me suis donc lancé dans Outrage, décrié pour l’inceste qu’on y décrit et les pratiques sexuelles déviantes. Il y a un an, j’ai lu deux livres de Patrick Senécal, alors le choquant et les pratiques sexuelles déviantes voire complètement écœurantes, je dis oui, pourquoi ? Parce que j’aime sortir de ma zone de confort !

Je suis néanmoins d’accord avec une chose, non seulement la couverture est très jolie, mais malheureusement rien ne montre que ce livre est déviant, et réservé aux adultes, pas aux enfants, ni aux ados, aux adultes, et j’insiste bien sur ce mot. Des adultes de plus de 18 ans. Des personnes conscientes de ce qu’elles lisent. Autrement dit, âmes sensibles s’abstenir.

Adieu New Romance et Young Adult, bienvenue dans le Dark Realism. Car il ne s’agit pas là d’une dark romance et encore moins d’érotisme. Dès les premières pages on découvre donc notre protagoniste Rose, qui est avec S. mais qui va en pincer pour quelqu’un d’autre, Alex. On suit Rose dans sa découverte de l’amour, dans son enfance, et dans sa décadence au fur et à mesure que les pages se tournent. Rose a été victime d’inceste, oui, les fameux passages qui fleurissent sur internet, totalement sortis de leur contexte. Donc dès le début, le livre est trash, on sait clairement ce qui nous attend. Mais là où certains y ont vu une apologie de l’inceste et de la pédophilie, j’y ai vu pour ma part une grande dénonciation, et par la suite du livre, un cri de douleur. Un cri de douleur pour montrer ce que peuvent penser les victimes de ces viols ignobles. Rose est cette femme qui nous semble d’abord forte, qui a été capable de ne pas se bloquer, de ré-approprier son corps. On est à la fois dans la tête de cette femme qui a su sortir de son monde, mais où elle pense encore à moitié que ce qui lui est arrivé était normal, puisqu’une enfant pense naturellement que ce genre de chose se passe chez tout le monde, puisque c’est ce qu’on leur insinue. Elle reste bloquée dans l’idée qu’elle a apprécié ces viols. Mais je trouve que dans les premières pages, c’est perceptible quand elle revient à son enfance, mais pas dans sa vie d’adulte.

La deuxième partie évoque l’après-rupture avec Alex. J’ai trouvé cette partie beaucoup plus sombre, beaucoup plus longue. J’ai parfois eu la sensation que l’on n’avançait pas, que l’on tournait en rond. J’ai eu la sensation de voir un enchaînement de pratiques sexuelles déviantes, spéciales, le genre de truc que le commun des mortels trouve répugnant, surtout s’il doit en parler en public, mais où il est en réalité un minimum intéressé pour savoir tout de même de quoi il retourne.

Vivre à deux, c’est difficile, c’est apprendre à vivre avec une personne qui parfois nous sort par les yeux.

Pour ce livre, Maryssa Rachel a eu la plume exacte, parfaite. On a une écriture acide, avec des phrases courtes, un langage cru, très cash, très trash. Et à côté, il y a ces citations dont je vous fais part par-ci par-là dans cet article, qui sont douces, qui révèle des vérités sur l’amour, et qui sont magnifiquement écrites. Ces citations qui sont comme une lumière dans les ténèbres dans lesquelles elle nous enfonce. Et je vous assure que quand on les voit, quand on les médite un petit peu, juste après la phrase immonde, trash, cru qui vous donne la nausée, bah ça fait du bien, réellement. Et ça vous permet de sortir un peu la tête de l’eau.

En ce qui concerne les personnages, on ne peut pas dire qu’ils soient tout blanc ou tout noir. Il y a une part de douceur, et une part de noirceur dans chacun. Rose est le personnage principal qui montre cela. Elle est l’amour pour Alex, la tristesse de S, mais elle aussi celle qui domine lors de la seconde partie, l’amante respectueuse, et Maryssa Rachel insiste dessus plusieurs fois, et la maîtresse dominatrice. Elle est à la fois Rose et la bête dont elle parle souvent elle-même.

Tandis que S, au début du roman, est la personne douce, la tendresse, celle qui comprend. Et petit à petit elle devient aussi celle qui souffre en silence, et celle qui dans sa tendresse et dans sa tentative de raisonner Rose, devient également un bourreau de plus, puisqu’elle l’enfonce dans la réalité qu’Alex va la faire souffrir avant même le début de cette relation.

En ce qui concerne Alex, vous avez, à mes yeux, le pervers narcissique par excellence. On a LE mec à qui malheureusement pour beaucoup d’entre nous, nous avons été confronté. C’est le personnage jaloux, qui vient, qui part, qui revient, et qui s’enfuit. L’homme immonde, trompeur, imbu de lui-même à première vue, et complètement apeuré derrière. L’homme que vous voyez comme un héros qui vient vous sauver, alors qu’il n’est que le Loup comme l’appelle Rose. Le loup qui mange comme un porc, le loup qui sent mauvais. Il vous fait miroiter l’amour, mais attend toujours en retour. Et peu importe ce que vous lui donnerez, il n’aura jamais assez. Il est celui qui capture la femme et la fait devenir soumise dans la vie de tous les jours, et pas forcément sexuellement parlant.

La fin m’a laissé dubitative. Je ne m’attendais pas forcément à ça, même si j’ai beaucoup aimé les références qui reprenaient le début du livre. On repart plus serein après cette fin. On est dans l’idée que Rose est tombé au plus bas, mais qu’elle remonte petit à petit. A la fin du livre, j’ai eu la sensation d’avoir appris des choses, d’avoir pu réfléchir à des sujets sur lesquels, habituellement, je ne suis pas à l’aise, voir sur des sujets dont je ne parle absolument pas.

C’est ça l’amour vrai, c’est l’amour sans rien demander, c’est être bien avec la personne.

EN BREF. Cette chronique est très longue, il est donc possible que vous ne lisiez que ça alors je vais tenter de vous faire quelque chose d’assez résumé. Je n’ai pas aimé ce livre, je ne l’ai pas détesté, et je ne suis pas restée non plus totalement et seulement spectatrice. C’est le genre de livre que je ne veux pas noter, mais où je pourrais parler d’un bon livre pour les personnes qui sont accrochées, ouvertes d’esprit et qui veulent prendre le temps de réfléchir sur un livre qui pourtant, ne veut pas vous donner ce temps. J’ai pu réfléchir sur les pratiques sexuelles mises dans ce livre, qu’est ce qui est « normal » et que chacun peut se permettre de faire selon ses limites, qu’est ce qui ne l’est pas qui est considéré comme « banalisé ». J’en suis personnellement arrivée à la conclusion que chacun faisait ce qu’il veut tant que le consentement est des deux côtés. Tout simplement. Même s’il s’agit de pratiques extrêmes. J’ai également appris et réfléchis sur la sensibilité et les réactions des victimes de viols, mais aussi d’inceste et de pédophilie. Plus encore, j’ai réussi à m’initier à la notion d’amour dont parle l’auteure, l’amour que Rose éprouve pour Alex, malsain, mais aussi celui dont on n’attend rien, le « vrai amour » comme dirait Maryssa Rachel.

L’homme ou la femme, qu’importe, l’amour n’a pas de sexe.

Note : ♥♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] Heartless T2 : Despair

Heartless T2 : Despair

[Attention Dark Romance]

couv52726230Auteur : Ker Dukey

Série : Heartless

Editeur : Milady

Nombre de pages : 315

Résumé : L’enfance de Ryan a été un enfer. Les blessures de son passé ont fait de lui un homme dangereux, incapable de s’attacher aux autres ou d’éprouver des émotions : un psychopathe. Après avoir passé dix-huit ans dans une unité psychiatrique, le voilà enfin en liberté. Mais les choses ont changé. Son frère Blake a épousé Melody qui lui a donné une petite fille, Cereus. Et sa ravissante nièce, qui est devenue son obsession, ignore tout de lui. L’homme qu’elle va rencontrer ne peut rien contre ses pulsions, et il n’existe aucun remède à sa folie.

Avis : J’avais lu le premier tome et ça avait été un véritable coup de cœur, c’était ma seconde dark romance d’ailleurs. Tout naturellement, je me suis dirigée vers le second tome avec l’envie de retrouver Ryan, Blake, Melody et une nouvelle venue… Cereus ! La fille de Blake et Melody ! J’avais été attirée à la base par l’idée de dark romance, et également pour la couverture que j’avais trouvée magnifique. Je trouve celle-ci moins belle vis-à-vis de la première, mais plus intense ! Pour moi sur la couverture il s’agit clairement de Ryan et… Il me fait toujours aussi peur haha !

Dès les premières pages je me suis retrouvée dans cette peur qui ne m’avait pas quittée dans le premier tome. J’étais également heureuse de retrouver nos personnages, et j’étais ravie de voir qu’on allait se prendre au jeu dans leur nouvelle vie, ce qu’ils deviennent, où est ce qu’ils en sont… J’étais avide de savoir ce que donnerait la fameuse rencontre sur laquelle se base ce second tome : celle de Ryan et Cereus.

En continuant ma lecture, j’ai été surprise, plutôt agréablement, et je cherchais les vices que nous a caché l’auteure dans le livre ! Pas toujours évident à trouver sur le coup d’ailleurs. J’ai aimé voir la transformation de certains personnages, et j’ai aimé découvrir Cereus ! Je ne m’attendais pas à ce genre de tournant d’ailleurs, donc pour ma part, ce second tome a été surprenant.

On retrouve bien la plume cash de Ker Dukey, les mots qui claquent, qui choquent, sans pour autant vous heurter trop brusquement. J’ai aimé voir cette écriture à la fois fine, qui vous entraîne à lire la suite, et à la fois repoussante, qui vous fait vous demander si vous voulez vraiment savoir ce qui se passe ensuite ! Néanmoins, j’avais préféré le premier tome à ce second, à la fois pour l’écriture que je trouve moins vivante, qui ne m’a pas donné autant de frissons qu’au premier, mais aussi pour une autre raison…

Les personnages… Hé oui.

J’ai aimé retrouver Ryan, étrangement, et j’ai aimé découvrir Cereus, personnage qui n’était pas présent dans le premier tome puisqu’elle est la fille de Melody et Blake. Cependant j’ai été déçue par ces deux derniers.

Je les ai trouvés moins prenant que lors du dernier tome. J’avais l’impression d’avoir des personnages secondaires, alors qu’ils étaient principaux auparavant. Je n’ai pas ressenti le même contact, la même intensité avec Blake et Melody que j’adorais… Le couple bancal qui doute, les sensations et ressentis qui ne sont pas aussi développés qu’au dernier tome… Ça m’a gêné.

Et, rétrospectivement je me suis surprise à avoir de la peine, de la pitié, de l’amitié, de l’amour ? Pour Ryan ! Pour cette relation qu’il entretient avec Cereus à se demander s’il est sincère ou s’il attend de pouvoir la détruire… Cereus est d’ailleurs parfaitement bien amenée, elle est tiraillée entre le bon côté de sa mère, et le mauvais côté de son père et de son oncle, c’est une très bonne décision de la part de notre écrivain de montrer cette dualité qui lui va à merveille et qui accroche tout de suite l’attention du lecteur !

En ce qui concerne la fin, elle m’a plu, m’a donné des sueurs froides, m’a donné envie de pleurer… Une fin digne du dernier tome donc ! Et… Qui m’amènera sans aucun doute à lire le prochain, en espérant retrouver nos personnages, et un peu plus intenses pour Melody et Blake.

En bref, j’ai passé un bon moment de lecture, j’ai beaucoup aimé ce second tome, mais malheureusement il s’est soldé par quelques petites déceptions, qui néanmoins, n’entament pas mon envie de lire la suite !

Note : ♥♥♥♥

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[CHRONIQUE] Filles au pair T1 : Un été pour tout changer

Filles au pair T1 : Un été pour tout changer

Auteur : Melissa de la Cruz

Série : Filles au pair (4 tomes)

Editeur : Le livre de poche

Nombre de pages : 347

Résumé : Elles ne se connaissaient pas. Ensemble, elles vont vivre un été inoubliable ! océan, bains de soleil, soirées branchées…et quatre bambins à surveiller : voilà les vacances de rêve qui attendent trois adolescentes embauchés comme filles au pair dans les Hamptons, la station balnéaire ultrachic près de New York. Mara, Jacqui et Eliza débarquent chacune avec leurs illusions. Mais bien sûr, rien ne va se passer comme prévu. Coups de théâtre, coups de cœur et coup de blues, cet été pourrait bien changer leur vie !

Avis : J’ai reçu ce livre dans ma dernière box Once Upon a Book que je vous ai présenté. J’ai choisi d’emmener ce livre pour mes deux semaines de vacances dans le sud parce que j’avais envie de quelque chose de frais, de léger, et que la couverture me rappelait justement les vacances, avec le sujet du livre, le cadre… C’était donc le livre parfait pour lire sur la plage et au bord de la piscine ! Pour autant, il faut savoir que de base, ce n’est pas du tout le genre de couverture que j’affectionne, l’effet dessin etc…

J’ai aimé le côté non prise de tête dès les premières pages et j’ai été emporté directement grâce aux différents milieux sociaux des personnages ! J’aimais bien voir leur différence, les comparer… Ce qui fait que je suis tout de suite entrée dans l’histoire et que j’ai tout de suite accrochée aux personnages, et plus précisément Mara. Je n’ai pas décroché dans la suite du livre parce que j’aimais découvrir leur monde à chacune, la famille des Perry, notamment les enfants… Un vrai bonheur de lire ce petit livre, frais, rigolo, tendre.

L’écriture est très simple, très légère. On n’est pas du tout dans un livre compliqué, avec du complot ou autre. Et j’ai adoré les titres des chapitres qui me faisaient comprendre de qui on parlait. D’ailleurs, j’ai apprécié le fait qu’on ne soit pas uniquement dans la tête d’un personnage, sans pour autant toujours prendre le point de vue de l’un, puis d’un autre. Tout est un peu mélangé, et contrairement à ce qui me faisait peur, on ne s’y mélange pas du tout, bien au contraire. C’est très fluide.

J’ai beaucoup aimé les personnages, j’ai notamment ma préférence pour Mara à laquelle je me suis le plus identifié, elle est douce, tendre, proche des enfants, c’est un peu la fille parfaite de cette histoire, et j’avais besoin de ce personnage parfait auquel on ne peut rien reprocher ! D’autant plus qu’elle n’en est même pas énervante. Amen. En ce qui concerne Eliza, j’ai appris à aimer son personnage au fur et à mesure du roman, cette enfant pourrie gâtée est même touchante quand elle apprend un peu à se dévoiler ! C’est la jolie surprise de ce livre, car c’est celle que j’aimais le moins quand j’ai lu les premières pages. Quant à Jacquie… Je n’ai pas aimé du tout son personnage. Elle est absente du livre pour moi, et n’a presque aucun intérêt dedans… Je me suis adaptée et attachée à la famille des Perry. Je suis une grande fan de ces enfants qui ne tiennent pas en place ! Comme je suis fan du cadre dans lequel ils évoluent petit à petit.

La fin laisse présager une belle histoire pour la suite, donc je lirai les prochains tomes, même si ce n’est pas pour tout de suite ! Pour moi ça a été une histoire douce, rafraîchissante, sans prise de tête. Un bon livre dans lequel on s’attache !

Note : ♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] Forbidden

Forbidden

[Avertissement, ce livre a pour sujet l’inceste.]

Auteur : Tabitha Suzuma

Edition : Milady (New Adult)

Résumé : Maya et Lochan ne sont pas des adolescents comme les autres. Élevés par une mère alcoolique et instable, ils sont livrés à eux-mêmes et n’ont d’autre choix que d’élever seuls le reste de la fratrie. Forcés de devenir adultes plus tôt que prévu, ils se soutiennent dans l’adversité et finissent par tomber amoureux. Lochan se sent seul au monde, et Maya est la seule à pouvoir le comprendre. Conscient de la monstruosité de cet amour, Lochan est prêt à tout pour bâillonner le désir et les sentiments que sa sœur lui inspire. Mais comment résister alors que Maya a besoin de lui autant qu’il a besoin d’elle ? Est-ce un crime de s’aimer si fort ?

Il n’y a ni loi ni barrière pour les sentiments. Nous pouvons aimer aussi profondément que nous en avons envie.

Avis : J’ai eu envie de lire ce livre de par son sujet inhabituel, et notamment grâce à Margaud Liseuse qui en a beaucoup parlé. J’ai commencé cette histoire le soir du live sur Youtube qui a eu lieu à propos de ce livre avec Margaud et Moody.

J’ai pris ce livre en ebook dès sa sortie, néanmoins, il est possible que je tente de prendre ce livre en format VO pour sa magnifique couverture, couverture que je trouve d’ailleurs plus jolie en noire qu’en rouge !

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, le livre est entraînant dès le début. Le stress est grandissant au fur et à mesure du livre car on veut savoir comment ça va se passer entre Lochan et Maya. Comment ils arrivent à gérer leur relation, leur famille, leur vie de lycéen ? On dévore le livre pour pouvoir connaître la fin. Pour savoir comment se manifeste leur amour. Je ne pense pas avoir été la seule à me demander s’ils s’embrassaient, s’ils allaient au-delà, ou s’ils freinent complètement ce qu’ils ressentent !

On a une écriture fluide, efficace et stressante qui nous mets dans de bonnes conditions pour comprendre la psychologie des deux personnages principaux qui ne sont pas du tout les mêmes. On a une écriture douce, emplie d’espoir en ce qui concerne Maya et ce pendant tout le roman, tandis qu’on a une écriture cash, stressante, pour Lochan qui est profondément touché, stressé. On a vraiment une aura de ténèbres qui est déjà présente au début du livre, mais qui en plus, se développe au fur et à mesure des pages, autour de lui, de ses agissements, de ses pensées.

L’auteure a une très bonne idée de prendre les deux points de vue de Maya et de Lochan et de les alterner pour pouvoir nous faire entrer dans l’histoire, dans ce qu’ils ressentent.

Du coup, on peut vraiment parler de personnages complexes. Je me suis extrêmement attachée à eux, notamment Maya et Lochan, mais aussi aux plus jeunes, puisqu’il s’agit de toute une famille, hormis un père disparu de la circulation. Le seul problème de cette famille étant la mère ! C’est un personnage exécrable, le genre qu’on ne peut pas aimer. Jamais présente, laissant ses enfants dans la misère. C’est une mère « adolescente » qui sort jusqu’au bout de la nuit, qui revient avec la gueule de bois. Le genre de mère à laquelle on ne laisse pas ses enfants. Mais c’est Lochan et Maya qui s’occupent de leur famille, et c’est là que, pour moi, il a été parfois difficile de les voir comme frère et sœur ! Parce qu’ils font office de parents par rapport aux plus jeunes. Ils sont attachants, spontanés dans leurs émotions, et ils font de leur mieux, on ne peut que les adorer.

La fin est terriblement coup de poing. Elle m’a traumatisé, bouleversée, et pourtant, je ne vois pas comment ça pouvait se finir autrement, et pourtant, l’auteure nous tient dans le doute jusqu’au dernier moment ! Cette fin remet en doute, pour ma part, certaines certitudes que j’avais. On a des questionnements qui prennent forme. Et je pense que si un livre ressortait sur ce sujet de l’inceste consenti entre frère et sœur, je le lirai probablement, tout comme je lirai les autres livres de cette auteure si elle en ressort !

Au-delà du livre : Ce livre m’a fait me poser beaucoup de questions. J’ai notamment recherché des informations en ce qui concerne l’inceste consenti entre personnes majeures, ce qui est légal en France, puisque rien dans le code ne sanctionne ou n’interdit les rapports sexuels, ni la conception d’enfants. (N’hésitez pas à me donner d’autres liens si je me trompe!)

Et au-delà de ce consentement, ce livre a soulevé chez moi, la question des services sociaux. On a une famille détruite, que les enfants essayent de maintenir, hors, tant que Lochan n’est pas majeur, ce n’est pas « légal » ! Ici on pose la question des placements et des personnes responsables.

Au-delà de ça, et pour revenir clairement au livre, je me suis demandée si ce manque de parents ici, n’était pas la cause de cet inceste dans l’idée de l’auteure. Est-ce qu’il en aurait été autrement si la mère était plus présente ?

Je serai ravie de discuter avec vous si vous avez des avis sur ce livre, ou simplement sur le sujet en tout cas !

Note : ♥♥♥♥♥

Chroniques

Les jours sucrés (BD)

Les jours sucrés

les-jours-sucres-740561-264-432Auteur : Loïc Clément et Anne Montel

Editeur : Dargaud

Nombre de pages : 145

Résumé : À 28 ans, Églantine apprend le décès de son père et part pour Klervi, le village breton de son enfance. Elle y retrouve sa vie d’avant, ses souvenirs et la pâtisserie paternelle (qui est désormais la sienne), mais aussi Gaël, son amoureux de l’époque, sa tante Marronde et tous les chats du village. Surtout, elle découvre le journal intime de son père. Il y a mis tous ses secrets de vie et de cuisine. Un véritable guide pour Églantine. Et si c’était l’occasion d’un nouveau départ ?

Avis : J’ai choisi de lire une BD pour sortir un peu de mes lectures lourdes et longues, même si j’ai pourtant des lectures plus courtes avec des romans, et des coups de cœur ! J’ai choisi cette BD un peu par hasard en allant à la médiathèque de mon petit village pour tout vous dire. J’ai bien aimé la couverture, et je trouvais le résumé plutôt sympathique. Alors je me suis lancée en me disant juste pourquoi pas ?

Dès les premières pages, j’ai aimé le style des dessins. Les petits débuts de chapitres avec les chats ! J’ai trouvé que ça donnait une touche marrante à cette BD construite pourtant sur un drame.

La suite m’a confirmé cette touche d’humour, et ce petit côté feel good que j’aime beaucoup quand je lis un roman, mais cette fois dans une BD très douce et très sympa, sous le signe de la gourmandise et du pain de boulangerie chaud que vous dévorez le matin !

J’ai aimé les dessins très doux, travaillés, avec un bel effort lorsqu’il s’agissait de représentation d’une maison ou d’une rue, d’une ville… C’était joli, tendre, et ça donnait envie de s’y attarder ! Les dialogues sont aussi bien ficelés. On suit facilement les personnages.

Et en parlant des personnages, on s’attache très rapidement à eux. J’ai eu un peu de mal dans les premières pages avec notre personnage principal qui est Eglantine. Pourtant, plus on poursuit notre lecture, mieux on la comprend, elle, ses douleurs, ses craintes, et plus on l’apprécie. On a envie d’être son amie Mei, qui me fait extrêmement rire d’ailleurs ! J’ai aussi ma préférence pour la tante. Et surtout… Pour Gaël, c’est le personnage qu’on ne peut qu’aimer, qui est doux, et totalement en contraste avec le caractère dur et franc d’Eglantine, qui se forge sa carapace avec son égoïsme !

La fin est un petit happy end comme on les aime ! C’est une BD que je conseille lors d’un petit coup de mou. On a une belle histoire d’amour et de famille. Une histoire d’amour entre deux personnes, avec une autre ville. C’est une jolie ode à la vie, qui veut nous emmener vers ce qu’on devrait tous connaître. J’ai donc passé un bon moment !

Note : ♥♥♥♥♥