C'est lundi que lisez-vous ?

C’est lundi, que lisez-vous ? #2

Bonjour, je vous retrouve pour notre petit rituel du lundi !

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ? 

le-fantome-qui-ecrivait-des-romans-857725-264-4321 abri-d-urgence-520170-264-432Mes deux chroniques sont en ligne, si vous les avez lu, vous savez donc que ce sont deux livres que j’ai apprécié, et que j’ai eu un coup de coeur pour Le fantôme qui écrivait des romans qui provient d’une MC de Babelio, tandis qu’Abri d’urgence m’a été généreusement envoyé par Théo Kosma, qui en est le talentueux auteur

2. Que suis-je en train de lire ?

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Je suis à l’instant en train de le terminer, je vous en parle donc bientôt, puisqu’il s’agit d’un livre obtenu grâce à NetGalley et aux éditions Hachette !

 

 

 

3. Que vais-je lire ensuite ?

J’attaque mes partiels demain, alors ce sera une surprise selon comment je me sens après mes partiels. Je ne sais pas si je vais reprendre Blue, ou si je vais attaquer Addict. Tout dépendra de ma mentalité et de mes envies… Si vous avez des livres sympa et pas trop prise de tête à me conseiller, je vous lirai avec plaisir !

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Chroniques

[CHRONIQUE] Le fantôme qui écrivait des romans

Le fantôme qui écrivait des romans.

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Auteur : Eric Sanvoisin

Edition : Balivernes

Pages : 223

Coup de cœur.

Résumé : Antonin est un fantôme. Assassiné alors qu’il était adolescent, il hante la maison abandonnée par la secte de son père. Il parvient un jour à interagir avec un ordinateur. Touche de clavier après touche de clavier, il écrit un roman qu’il parviendra à faire éditer sous couvert de l’anonymat offert par internet.

Très loin de là, en Nouvelle-Calédonie, Emilia, une jeune fille anorexique, tombe amoureuse de Leï, le personnage du roman d’Antonin. Elle parvient à contacter l’auteur par email et lui demande d’écrire la suite du livre qu’elle a tant aimé…

En parallèle, le lecteur lit le roman d’Antonin et découvre l’histoire de Leï et de son chien qui lui raconte des histoires pour l’aider à vivre sa vie.

Un récit à trois voix où le lecteur lit le roman d’Antonin en suivant son héros Lei qui doit se construire une nouvelle vie, l’existence d’Antonin lui-même qui par l’écriture et ses échanges avec Emilia, sa lectrice, trouvera le courage de dénoncer son meurtrier et bien sûr Emilia, cette jeune fille anorexique qui veut continuer d’exister en dépit de la maladie… Un récit à trois voix où la réalité rejoint la fiction ou l’inverse…

Une personne est toute entière contenue dans son regard. C’est pourquoi chaque regard est immortel.

Avis : Avant tout, je tiens à remercier les éditions Balivernes qui m’ont envoyé le livre dans le cadre de la Masse Critique. C’est la première fois que je reçois, en plus du livre, trois marque-pages qui sont magnifiques ainsi qu’une petite carte ! Les illustrations sont sublimes, vous pouvez les voir sur mon compte instagram lors de la photo de la réception du livre. Merci aussi à eux pour leur gentillesse lorsque je les ai contactés.

Maintenant, passons à la chronique de ce roman qui m’a tout simplement bouleversée. J’ai été attirée par le résumé de ce livre, et aussi par sa couverture, que je trouve simplement magnifique. J’ai voulu connaître les personnages. En recevant ce livre, je dois vous avouer que j’ai eu peur, puisque lors de la lecture de la première page, j’ai eu peur que le livre soit destiné à un public très enfantin. Grosse erreur, on ressent, dès les premières pages, l’ironie mordante d’Antonin, notre fantôme. La difficulté d’Amélia, de sa maladie tellement courante, malheureusement. Et cela continue au fur et à mesure que l’on tourne les pages. L’auteur nous fait une critique de tellement de choses à la fois… On a une critique de la « folie » qui n’en est pas une à travers le roman qu’écrit Antonin, de l’anorexie, des tentatives de suicide, de la difficulté de l’auteur à écrire… On ne sait plus où donner de la tête.

Et pourtant, c’est agréable à lire malgré le nombre d’informations que l’on peut voir apparaître dans une sous-lecture de l’œuvre. L’auteur parvient à condenser toutes ces critiques, toutes ces difficultés que chaque adolescent peut rencontrer en 200 pages qui se lisent extrêmement vite. L’écriture est fluide, simple et dégage vraiment quelque chose de fort, notamment la colère de nos deux personnages principaux « réels » que sont Antonin et Amélia.

J’ai d’ailleurs été souvent partagée vis-à-vis de ce que je ressentais pour les personnages. Leï est sans contexte le personnage qu’on ne peut qu’aimer, Antonin m’a donné cette impression aussi, tandis que j’oscillais entre la peine, l’amour et la colère que je ressentais pour Amélia. Je me suis résignée à tenter de ne pas la détester, parce que je fais partie de ces personnes qui ont la chance de ne pas comprendre ce qu’elle vit. Je comprenais la colère d’Antonin, sa volonté de réussir, sa volonté de se venger aussi. Et à la fois, je percevais ce qu’il avait appris à travers l’écriture, à travers les histoires du chien de Leï. Je suis d’ailleurs complètement amoureuse du personnage du chien. Il me fait penser à la voix de la sagesse, du pardon et de la douceur qu’on a en chacun de nous. Le personnage sensible, doux, et à la fois terriblement humain avec ses défauts et ses qualités.

La fin a été une grande surprise pour moi, je ne m’attendais absolument pas à ça, je vous laisse donc la découvrir. Rien que pour cette fin terriblement complexe, entre la beauté et le refus, je vous conseille de lire ce livre. Ne vous laissez pas avoir par le caractère adolescent du livre, il est beaucoup plus complexe que cela.

Je relirai cet auteur avec plaisir, ainsi que d’autres livres des éditions Balivernes que j’ai découvert. Pour moi, c’est un réel coup de cœur, qui sort de ce qu’on fait habituellement pour les adolescents, plus ou moins jeunes.

Note : ♥♥♥♥♥