Chroniques

[CHRONIQUE] Dark psycho : Red room

Dark Psycho : Red room.

[Dark Romance / Dark psycho : Réservé à un public averti.]

Auteur : Thania Odyne Couverture Dark Psycho, tome 1 : Red room

Edition : Autoédité

Nombre de pages : 380

Saga : Dark psycho

Genre : Dark Romance

Eléonore, jeune journaliste, se plonge dans une enquête sur le darknet. Cette face cachée du web recèle bien des mystères qu’elle souhaite montrer au grand jour. Ce qu’elle n’avait pas prévu c’est qu’en entrant dans ce monde parallèle, sa vie allait devenir, en un claquement de doigt, un vrai film d’horreur. Cet homme dissimulé derrière un masque va lui faire subir les pires atrocités mais quelque chose en lui, l’attire inexorablement. Il n’y a aucune logique à ça ! C’est un psychopathe, sans émotion, qui torture et tue sans remords. Elle est lumineuse alors qu’il est le mal incarné. Comment une relation pourrait-elle être possible ? Qui est-il vraiment et qu’attend-il de cette femme qui chamboule ses certitudes ? Quand un serpent rencontre une souris, qui des deux en sort vivant ?

Avis.

Comme vous l’aurez remarqué, ces derniers temps je lis énormément de Dark Romance. Et j’ai voulu m’essayer à un genre d’autant plus violent puisqu’il s’agit de Dark psycho dont j’ai entendu parler sur un forum destiné à la romance. Donc, dernier avertissement avant de lire cette chronique. Ce roman comporte des scènes de torture, de meurtre…

Contrairement aux autres dark romance que j’ai lu, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Cependant, je l’ai lu d’une traite car je voulais savoir ce qui allait arriver. Ce qui m’a intéressé dès le début de ce roman, c’est le côté dark net / deep web que vous connaissez probablement. L’idée des red room que je ne connaissais pas m’a d’ailleurs moi aussi poussée à faire quelques recherches (loiiiiiin du deep web) pour savoir s’il s’agissait d’une invention de l’auteure, pour le roman, ou quelque chose qui existe réellement. Même si cette situation m’a effectivement rappelé le roman Hell.com de Patrick Senécal (qui est un très bon livre horrifique au passage !)

J’ai aimé l’histoire en général, on ne s’ennuie pas, ce qui fait que j’ai passé ma nuit à finir ce livre. L’écriture est bien, provoque des frissons… Mais voilà, je n’ai pas accroché à la soi-disant romance qu’on y trouve. Eléonore passe pour une idiote durant les 3/4 du livre pour se révéler au final plus intelligente que l’on ne le pense. A mes yeux, elles se révèlent trop tard. Quant aux personnages masculins, mission réussie concernant Samuel : je le déteste ! En ce qui concerne Kayden, je ne sais pas trop quoi en penser. Encore une fois, je n’ai pas non plus réussi à m’attacher…

Pour le côté romance, du coup, c’est un échec pour moi. En revanche, en ce qui concerne le côté horreur, ça a très bien marché… Pendant les 3/4 du livre. Une des dernières actions de la fin ne m’a pas fait peur et cela me semblait un peu fouillis… Et à ce moment, on perd la crédibilité de la chose, petit à petit, jusqu’à ce moment… Je pense que l’idée des red room aurait du être plus poussée. Après, cela reste mon avis, et uniquement mon avis.

Je pense lire le second tome, mais plus par curiosité qu’autre chose. Je suis curieuse de savoir comment les personnages masculins peuvent se sortir de là, ainsi qu’Eléonore. Ce ne sera peut-être pas pour tout de suite étant donné que je n’ai pas été passionnée par ma lecture.

Note : ♥♥♥♥♥

 

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Chroniques

[Chronique] 54 minutes

54 minutes

Auteur : Marieke Nijkamp

Editeur : Hachette

Nombre de pages : 290

Résumé :

10 h 08 – KEVIN

Mec, il se passe quoi ? Réponds-moi !

10 h 09 – SYLVIA

Tyler est revenu.

10 h 11 – MATT.

Claire j’ai trop peur. Il tire sur les gens. Qu’est-ce que je fais ? CLAIRE DÉCROCHE S’IL TE PLAÎT !

10 h 27 – AUTUMN

Ça ne peut pas être vrai. Ça ne peut pas être Ty. Ça ne peut pas être mon frère.

10 h 30 – TYLER

Aujourd’hui vous m’appartenez tous.

Aujourd’hui vous allez m’écouter.

 

Avis 

Je vous préviens dès le commencement que je vous ai mis le résumé qu’il y a sur la quatrième couverture et pas celui qu’on peut trouver sur Livraddict car pour moi celui-ci ne correspond pas. Mise en garde : Ce livre contient des passages susceptibles de heurter la sensibilité de certains. Sans vous spoiler aucunement au vu des différents résumés sur internet et même de la quatrième de couverture elle-même, il s’agit d’une fusillade dans un lycée. On a des scènes qui sont plus ou moins choquantes selon la sensibilité de chacun.

J’ai beaucoup entendu parler de ce livre sur bookstagram, et mes parents me l’ont gentiment acheté il y a quelques semaines de cela lorsque j’ai vu la couverture tout simplement magnifique en plein milieu des courses, hem. J’ai mis beaucoup de temps à lire ce livre au vu du sujet abordé qui reste, selon moi, particulièrement compliqué à mettre par écrit. Cependant, ce ne sera pas quelque chose à prendre en compte comme étant négatif.

J’ai eu du mal au début dans les premières pages parce qu’il y a énormément de personnages qui sont dispatchés un peu partout dans l’école, et donc pas forcément dans l’auditorium où tout se passe. J’ai donc eu du mal à me souvenir de qui était qui par rapport aux affiliations, où se trouvaient tel ou tel autre personnage… Puis c’est venu petit à petit au fil des pages. J’ai bien aimé également les alternances entre le moment présent et les souvenirs, l’en dehors du massacre, et l’intérieur. Ca permet plus ou moins de souffler malgré les révélations terrifiantes que l’on a tout au long de notre lecture.

J’ai eu ma préférence pour certains personnages, certaines histoires que je ne préfère pas vous dévoiler, même si je me suis énormément attachée au personnage d’Autumn sans pour autant m’identifier. J’ai aimé le fait qu’on ait différents points de vue à travers différents personnages qui d’une manière ou d’une autre ont tous un rapport entre eux mais qui ne se rejoignent pas pour autant. Je suis définitivement amoureuse de Matt et Tomas, sachez le. Ce sont les personnages qui m’ont le plus touché et qui m’ont laissé un goût terrible en bouche.

Le seul point qui m’a gêné étant que nous n’avons pas le point de vue du personnage central qui est celui qui fait cette fusillade, donc de Tyler. Ca m’a beaucoup manqué parce que je n’ai pas été certaine de comprendre comment ça avait pu arriver. Mais n’était-ce pas aussi le but de l’auteure ? Montrer qu’il n’y a pas forcément de raisons pour en arriver là, ou alors que ces raisons ne sont pas forcément concevables pour tout le monde ? Malgré cette petite déception, l’auteure a bien géré ce flou.

En ce qui concerne la fin, elle m’a bouleversé et même si j’ai la larme facile, il me semble que je n’ai pas été dans un tel état depuis très longtemps. J’ai fini ce livre il y a un peu plus d’une semaine maintenant, et je n’ai pas réussi à relire un livre papier par envie depuis ! La fin m’est restée en tête et m’a fait réfléchir à beaucoup de choses. Tout ne se finit pas toujours en happy end malheureusement.

Ce livre a pour moi été un énorme coup de cœur malgré le sujet. Enorme coup de cœur notamment «  à cause » des personnages auxquels je me suis énormément attachée, qui sont développés au maximum du possible dans ce genre de roman.

Note : ♥♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] La cage dorée

La cage dorée

[ ATTENTION DARK ROMANCE.]

Auteur : Blanche Monah

Editeur : Amazon

Nombre de pages : 587

Résumé : Tout semble réussir à Heather : elle est belle, riche, et mène de brillantes études de photographe. Pour un homme comme Phénix, qui a grandi dans une cité défavorisée et a dû se battre – littéralement – pour réaliser ses rêves, c’est prodigieusement agaçant. Il prend tout de suite en grippe cette jeune stagiaire trop parfaite. Jusqu’à ce qu’il découvre que, malheureusement pour eux, ils ont bien plus en commun qu’il ne l’aurait cru. Entre la princesse et le boxeur, une étrange amitié va se nouer. Phénix parviendra-t-il à faire fondre les barreaux de la cage de Heather ?

Avis : Avant toute chose, et comme pour chaque dark romance, je précise que ce livre est réservé à un public averti. On y trouve des scènes de violence physique et psychologique qui peuvent heurter la sensibilité.

Ceci étant mis au clair… J’avais envie d’une dark romance, et je ne savais pas trop vers quoi me tourner, alors je vous ai donné le choix entre deux livres sur Instagram, suite à ma demande sur le groupe facebook de dark romance. Vous avez donc choisi La cage dorée pour moi, et c’est avec plaisir que je me suis lancée dans ma lecture ! Une lecture dérangeante, encore une fois, mais emprunte de beaucoup de sentiments différents. En revanche, je trouve que la couverture ne rend pas service au livre que je trouve tout de même beaucoup plus lumineux qu’il n’y paraît. Ne vous arrêtez pas à la couverture si elle ne vous tente pas ! Ce livre est une petite pépite pour les adeptes de dark.

Je vous avoue que les premières pages ne m’ont pas emballé, j’ai cru tombé dans le cliché de Phénix, l’homme écorché vif, qui vient d’une cité, face à la petite bourgeoise, pleine d’argent. On est assez loin de cette vérité, voire très loin, et on le comprend assez vite, j’ai donc été surprise et agréablement ! Par la suite on voit une complicité se développer entre Heather et Phénix qui est à la fois tranchante et douce, ça m’a beaucoup plu !

C’est également ce côté que j’ai ressenti dans l’écriture de Blanche Monah qui a achevé de me plaire et de me faire lire ce livre en très peu de temps. On est dans une vive critique, et à la fois on ajoute la touche de romance douce, tendre, qui fait du bien, en opposition avec les scènes violentes que subit Heather. Les scènes sont choquantes, écoeurantes, et à la fois on en décroche pas parce qu’on a besoin de savoir ce qui va se passer. C’est le genre de lecture qui vous donne des hauts de cœur, des coups de cœur, et qui vous fait passer par toutes les réactions et tous les sentiments ! Pour ma part, c’est un vrai coup de maître.

Nos personnages principaux sont tout simplement géniaux. J’aime le caractère farouche, brute de décoffrage de Phénix ! Et à côté le caractère doux, tendre, apeuré d’Heather. Ce sont deux personnages qui se complètent parfaitement et qui rendent la lecture attirante. Je ne vous cache pas que Phénix est devenu un de mes bookboyfriend par excellence ! Les personnages sont recherchés, ils ne sont pas clichés, ont leur propre réaction, leur propre caractère. Ils sont loin d’être parfaits, et c’est ce qui fait que je me suis identifiée à eux dans certaines situations.

Je ne vous parlerai pas des personnages que j’aurai bien giflé, tué, et enterré au fond d’un jardin miteux pour ne pas vous spoiler. Mais… Vous savez à quoi vous attendre au moins ! Des personnages vicieux, détraqués, horribles, le genre qu’on voudrait étriper à mains nues.

J’ai beaucoup aimé la fin, je l’imaginais un peu telle qu’elle. On n’est pas tout à fait dans le happy end, mais pas dans le drame le plus complet non plus. Le genre d’histoire qu’on apprécie, qui ne fait pas trop cliché donc. Je relirai avec plaisir cette auteure qui a su m’entraîner dans un univers de Dark Romance pendant plusieurs heures sans que j’en décroche une fois lancée !

Note : ♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] Outrage

Outrage

[ATTENTION. CE LIVRE N’EST PAS UNE ROMANCE ET EST DÉCONSEILLÉ AUX PERSONNES SENSIBLES. IL S’ADRESSE AUX PLUS DE 18 ANS MALGRÉ LE MANQUE D’AVERTISSEMENT SUR LA COUVERTURE.]

Auteur : Maryssa Rachel

Editeur : Hugo & Cie

Nombre de pages : 315

Résumé : Rose est une femme libre, indépendante, torturée, traumatisée, elle s’est construit une carapace de survie.

Elle fuit l’amour par peur de l’attachement. Elle est perverse, passionnée, cyclique, addict au sexe et à l’alcool mondain. Mais ce soir-là, dans un bar, elle tombe amoureuse d’un être qui lui ressemble, peut être un peu trop. Tout en lui la repousse et pourtant… Lui, c’est Alex, un artiste paumé, un je-m’en-foutiste tout aussi névrosé qu’elle.

Rose va vivre cette passion destructrice où Alex la guide, la commande, la déconstruit, la fabrique, la façonne… Rose n’écoute pas la bête qui rugit en elle et qui lui dit » fuis « . Son corps, son sexe deviennent chaque jour plus douloureux, mais elle tient, par amour pour cet homme qui la dévore chaque jour un peu plus…

Puis vient la douleur du déchirement. Alors, elle va essayer de noyer ses maux dans la seule addiction qui lui permet d’échapper à la douleur : le sexe.

L’amour, c’est l’oubli de soi pour le bien-être de l’autre.

Avis : Aujourd’hui je vous retrouve pour un livre qui a fait énormément polémique sur la toile et jusque dans vos libraires. Je fais un petit à part tout de suite. Il s’agit bien d’une chronique, et je compte m’exprimer sur cette polémique. Je suis ouverte à toute discussion sans aucun problème, mais je ne tolérerai aucun manque de respect, que ce soit à mon égard pour avoir lu ce livre, à l’égard de l’auteure, ou encore de l’éditeur. Merci.

J’ai tout d’abord voulu lire ce livre effectivement, à cause de cette polémique. Je voyais des messages horribles, des gens qui hurlaient qu’il faudrait censurer ce livre, qu’il n’a pas sa place dans une librairie, qu’il manque un avertissement sur la couverture dans le moins mauvais des cas. Et évidemment, quand on me dit qu’un livre ne devrait pas exister et qu’il devrait être censuré, non seulement je vois rouge, mais en plus, je demande à lire ce qui crée un tel bordel sur internet ! Je me suis donc lancé dans Outrage, décrié pour l’inceste qu’on y décrit et les pratiques sexuelles déviantes. Il y a un an, j’ai lu deux livres de Patrick Senécal, alors le choquant et les pratiques sexuelles déviantes voire complètement écœurantes, je dis oui, pourquoi ? Parce que j’aime sortir de ma zone de confort !

Je suis néanmoins d’accord avec une chose, non seulement la couverture est très jolie, mais malheureusement rien ne montre que ce livre est déviant, et réservé aux adultes, pas aux enfants, ni aux ados, aux adultes, et j’insiste bien sur ce mot. Des adultes de plus de 18 ans. Des personnes conscientes de ce qu’elles lisent. Autrement dit, âmes sensibles s’abstenir.

Adieu New Romance et Young Adult, bienvenue dans le Dark Realism. Car il ne s’agit pas là d’une dark romance et encore moins d’érotisme. Dès les premières pages on découvre donc notre protagoniste Rose, qui est avec S. mais qui va en pincer pour quelqu’un d’autre, Alex. On suit Rose dans sa découverte de l’amour, dans son enfance, et dans sa décadence au fur et à mesure que les pages se tournent. Rose a été victime d’inceste, oui, les fameux passages qui fleurissent sur internet, totalement sortis de leur contexte. Donc dès le début, le livre est trash, on sait clairement ce qui nous attend. Mais là où certains y ont vu une apologie de l’inceste et de la pédophilie, j’y ai vu pour ma part une grande dénonciation, et par la suite du livre, un cri de douleur. Un cri de douleur pour montrer ce que peuvent penser les victimes de ces viols ignobles. Rose est cette femme qui nous semble d’abord forte, qui a été capable de ne pas se bloquer, de ré-approprier son corps. On est à la fois dans la tête de cette femme qui a su sortir de son monde, mais où elle pense encore à moitié que ce qui lui est arrivé était normal, puisqu’une enfant pense naturellement que ce genre de chose se passe chez tout le monde, puisque c’est ce qu’on leur insinue. Elle reste bloquée dans l’idée qu’elle a apprécié ces viols. Mais je trouve que dans les premières pages, c’est perceptible quand elle revient à son enfance, mais pas dans sa vie d’adulte.

La deuxième partie évoque l’après-rupture avec Alex. J’ai trouvé cette partie beaucoup plus sombre, beaucoup plus longue. J’ai parfois eu la sensation que l’on n’avançait pas, que l’on tournait en rond. J’ai eu la sensation de voir un enchaînement de pratiques sexuelles déviantes, spéciales, le genre de truc que le commun des mortels trouve répugnant, surtout s’il doit en parler en public, mais où il est en réalité un minimum intéressé pour savoir tout de même de quoi il retourne.

Vivre à deux, c’est difficile, c’est apprendre à vivre avec une personne qui parfois nous sort par les yeux.

Pour ce livre, Maryssa Rachel a eu la plume exacte, parfaite. On a une écriture acide, avec des phrases courtes, un langage cru, très cash, très trash. Et à côté, il y a ces citations dont je vous fais part par-ci par-là dans cet article, qui sont douces, qui révèle des vérités sur l’amour, et qui sont magnifiquement écrites. Ces citations qui sont comme une lumière dans les ténèbres dans lesquelles elle nous enfonce. Et je vous assure que quand on les voit, quand on les médite un petit peu, juste après la phrase immonde, trash, cru qui vous donne la nausée, bah ça fait du bien, réellement. Et ça vous permet de sortir un peu la tête de l’eau.

En ce qui concerne les personnages, on ne peut pas dire qu’ils soient tout blanc ou tout noir. Il y a une part de douceur, et une part de noirceur dans chacun. Rose est le personnage principal qui montre cela. Elle est l’amour pour Alex, la tristesse de S, mais elle aussi celle qui domine lors de la seconde partie, l’amante respectueuse, et Maryssa Rachel insiste dessus plusieurs fois, et la maîtresse dominatrice. Elle est à la fois Rose et la bête dont elle parle souvent elle-même.

Tandis que S, au début du roman, est la personne douce, la tendresse, celle qui comprend. Et petit à petit elle devient aussi celle qui souffre en silence, et celle qui dans sa tendresse et dans sa tentative de raisonner Rose, devient également un bourreau de plus, puisqu’elle l’enfonce dans la réalité qu’Alex va la faire souffrir avant même le début de cette relation.

En ce qui concerne Alex, vous avez, à mes yeux, le pervers narcissique par excellence. On a LE mec à qui malheureusement pour beaucoup d’entre nous, nous avons été confronté. C’est le personnage jaloux, qui vient, qui part, qui revient, et qui s’enfuit. L’homme immonde, trompeur, imbu de lui-même à première vue, et complètement apeuré derrière. L’homme que vous voyez comme un héros qui vient vous sauver, alors qu’il n’est que le Loup comme l’appelle Rose. Le loup qui mange comme un porc, le loup qui sent mauvais. Il vous fait miroiter l’amour, mais attend toujours en retour. Et peu importe ce que vous lui donnerez, il n’aura jamais assez. Il est celui qui capture la femme et la fait devenir soumise dans la vie de tous les jours, et pas forcément sexuellement parlant.

La fin m’a laissé dubitative. Je ne m’attendais pas forcément à ça, même si j’ai beaucoup aimé les références qui reprenaient le début du livre. On repart plus serein après cette fin. On est dans l’idée que Rose est tombé au plus bas, mais qu’elle remonte petit à petit. A la fin du livre, j’ai eu la sensation d’avoir appris des choses, d’avoir pu réfléchir à des sujets sur lesquels, habituellement, je ne suis pas à l’aise, voir sur des sujets dont je ne parle absolument pas.

C’est ça l’amour vrai, c’est l’amour sans rien demander, c’est être bien avec la personne.

EN BREF. Cette chronique est très longue, il est donc possible que vous ne lisiez que ça alors je vais tenter de vous faire quelque chose d’assez résumé. Je n’ai pas aimé ce livre, je ne l’ai pas détesté, et je ne suis pas restée non plus totalement et seulement spectatrice. C’est le genre de livre que je ne veux pas noter, mais où je pourrais parler d’un bon livre pour les personnes qui sont accrochées, ouvertes d’esprit et qui veulent prendre le temps de réfléchir sur un livre qui pourtant, ne veut pas vous donner ce temps. J’ai pu réfléchir sur les pratiques sexuelles mises dans ce livre, qu’est ce qui est « normal » et que chacun peut se permettre de faire selon ses limites, qu’est ce qui ne l’est pas qui est considéré comme « banalisé ». J’en suis personnellement arrivée à la conclusion que chacun faisait ce qu’il veut tant que le consentement est des deux côtés. Tout simplement. Même s’il s’agit de pratiques extrêmes. J’ai également appris et réfléchis sur la sensibilité et les réactions des victimes de viols, mais aussi d’inceste et de pédophilie. Plus encore, j’ai réussi à m’initier à la notion d’amour dont parle l’auteure, l’amour que Rose éprouve pour Alex, malsain, mais aussi celui dont on n’attend rien, le « vrai amour » comme dirait Maryssa Rachel.

L’homme ou la femme, qu’importe, l’amour n’a pas de sexe.

Note : ♥♥♥♥♥