Chroniques·Les lectures de la prof

[CHRONIQUE] Yallah Bye

Yallah Bye

Auteur : Joseph Safieddine. Genre : BD contemporaine.  Editeur : Le Lombard. Pages : 168.


 

Couverture Yallah Bye

 » Comme tous les étés, Mustapha emmène sa famille au Liban, son pays d’origine. Mais nous sommes en 2006, à Tyr, dans le sud du pays et les bombes lâchées par Israël sont nombreuses. 24 ans plus tôt, Mustapha a dû fuir son pays à cause de la guerre. Que choisira-t-il cette fois-ci ? Pendant que son fils, resté en France, tente de faire tout ce qu’il peut pour ramener sa famille en sécurité, loin de la guerre. « 

 

Avis Demynotebook.

Je vous retrouve pour une BD avec un thème encore une fois très actuel puisqu’elle traite de la guerre, même s’il s’agit des tensions entre Israël et le Liban au cours de l’année 2006. Si cette tension n’est plus d’actualité, en revanche, on en retrouve fréquemment dans certains pays, comme on a pu le constater récemment avec les attentats au Sri Lanka ou encore le retour de plusieurs Français qui avaient été pris en otage. Bref, je ne suis pas là pour vous faire un cours d’histoire, non seulement car je ne maîtrise pas du tout le sujet, mais en plus, mon truc à moi, c’est plutôt la lecture !

J’ai été très touchée par cette BD même si j’admets avoir trouvé notre personnage principal : Mustapha, clairement détestable. Je l’ai vu comme un menteur, un manipulateur et quelqu’un qui faisait passer ses convictions avant sa famille. C’est quelque chose qui m’a profondément dérangée, non pas dans l’histoire, qui est elle très intéressante et très bien ficelée, mais vraiment dans le caractère et le personnage. Je ne me suis pas attachée à lui.

En revanche, j’ai beaucoup aimé les autres personnages de cette famille : le frère resté en France qui fait tout pour aider les autres tout en essayant de garder une contenance devant ses amis. La mère qui tente de garder ses deux enfants en sécurité malgré l’endroit où ils se trouvent…

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C’était très intéressant de voir la cavale des personnages pour échapper à la guerre qui se rapprochait d’eux petit à petit. J’ai également réussi à suffoquer toute seule en voyant que l’ambassade ne pouvait (voulait ?) rien faire pour mettre ses ressortissants à l’abri… Je comprends cette mère de famille au bord de la crise de nerfs, ce frère qui tente l’impossible par tous les moyens. En revanche, je m’attendais à un événement qui n’est jamais survenu… Le frère parti au Liban est hémophile, maladie qui, je pensais, serait bien plus décrite et aurait une importance dans cette BD, ce qui n’a pas été le cas.

Si je ne me trompe pas, cette BD est un témoignage. L’auteur est d’ailleurs franco-libanais. J’ai été impressionnée par la véracité des propos, par l’ambiance qu’on retrouve dans cette BD : On est dans une angoisse pure et permanente alors que nos personnages, notamment les hommes, restent très calmes, ne paraissent pas paniquer, et encore moins s’inquiéter.  » On a l’habitude « . C’est quelque chose qui m’a beaucoup marquée, étant habituée, il faut le dire, à être dans un pays calme, malgré les attentats ces dernières années, nous ne connaissons pas ce risque des bombes qui pleuvent au-dessus de nos têtes sur tout le pays. Je pense que cette BD va me poursuivre encore longtemps, il s’agit du genre de lecture que je n’oublierai pas de si tôt de par ses faits marquants.

De plus, les dessins sont très beaux, on a une belle couleur chaude qui rend la lecture très agréable, les planches sont magnifiques. Un grand bravo au dessinateur coréen.


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L’avis de la prof.

Je pense qu’on pourrait parfaitement utiliser cette BD pour les 3e et pour les lycéens, mais plutôt dans le domaine de l’histoire car on n’y fait pas assez référence en français, du moins selon moi. C’est aussi une possibilité pour les BTS dans la thématique : Seul avec tous. On est clairement dans ce cas de figure avec Mustapha, très entouré, qui ne sait pas s’il doit être fidèle à son pays ou à sa famille. Le dilemme est cornélien, et de ce fait, on pourrait éventuellement en parler avec les 4e sur la thématique de l’argumentation, des valeurs…

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Le jour où j’ai compris que j’avais intérêt à me mettre aux classiques !

Bonjour ! 

Aujourd’hui je vous entraîne dans le plus grand cauchemar de mes élèves, et parfois du mien, je dois bien l’avouer… Les classiques de la littérature française. Tintintin. Vous pouvez insérer la musique de New York Unité Spéciale.

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Pour être tout à fait sincère… Moi et les classiques, malgré mon métier et mes études littéraires, on n’a jamais été trop copains, mais il va falloir qu’on se retrouve, parce qu’enseigner sans connaître ses classiques, notamment en lycée, et même passer le CAPES, c’est quand même pas possible… Mais que voulez-vous ? Zola et moi, on a jamais été très copain jusqu’au jour où j’ai lu L’oeuvre donc tout n’est pas encore perdu… Pour ce qui est de Germinal, je ne pense pas qu’on s’entendra, désolée Mimile.

Je ne dénigre absolument pas les classiques. J’en ai lu des excellents : j’ai toujours apprécié le théâtre de Racine, ou encore Les fables de La Fontaine. Mais j’ai aussi eu de grosses déceptions comme La Princesse de Clèves de La Fayette. Comment vous dire que je déteste les princesses désormais ?

Comme tout élève, je n’ai jamais aimé qu’on m’impose mes lectures, d’où ma rupture avec les classiques d’une part. Ensuite, rapidement, le langage trop soutenu, trop vieillot, m’a beaucoup bloqué, le fait que ça ne me parlait pas vis-à-vis de l’époque également… Résultat ? Des livres jamais terminés, Des souris et des hommes détesté(s) et une Madame Bovary complètement névrosée qui n’a jamais passé le cours de français de première ! Quant à Marcel Proust, on a retrouvé le temps, mais ce sera sûrement le seul. (Oups !)

Je vais donc vous emmener dans ma découverte des classiques, petit à petit et on va commencer tout doucement, parce qu’il ne faudrait pas me brusquer quand même, j’ai deux ans pour rattraper mon retard : le CAPES me tend les bras, et il faut que je sois à jour !

Alors je fais un petit appel à témoins… Donnez moi vos meilleurs classiques, et vos pires ! Dites-moi tout ! 

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[CHRONIQUE] Oh, Boy !

Oh, boy !  

Auteur : Marie-Aude Murail. Genre : Contemporain/Jeunesse.  Edition : L’école des loisirs. Pages : 201.


 

Couverture Oh, boy !

 

 

 » Siméon, Morgane et Venise Morlevent se réveillent un matin sans parents. Impossible de les séparer, ils ne les laisseront pas faire. Alors, maintenant, à savoir qui va s’occuper d’eux. Josiane, la demi-soeur antipathique, ou Bart, le demi-frère complètement à côté de la plaque ?  « 

 

Avis Demynotebook.

Quel beau roman ! Je pense que je bois littéralement la plume de Marie-Aude Murail depuis que j’ai commencé à lire Sauveur et fils. Encore une fois, je me suis beaucoup attachée aux personnages entre Siméon, le surdoué, Morgane le fantôme et Venise la belle…

On vit réellement avec eux ce qu’ils endurent, et j’ai trouvé ça à la fois bien écrit et simple à lire. J’ai dévoré ce roman en une journée. On les suit à travers les différentes étapes du tutorat, d’une éventuelle adoption, mais aussi à travers d’autres éléments graves, intimes, pesants, et comme toujours, c’est beau à lire et on ne ressent pas la tension extrême que nous fait, normalement, endurer ces types de sujets. Ils sont pris avec des pincettes, mais sans cacher la vérité. Encore une fois, je trouve que c’est l’idéal pour les enfants, et ces romans jeunesses apprennent autant aux petits, qu’aux ados et adultes.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Bart, qui m’a un peu rappelé ma façon d’être, de paniquer, de ne pas se sentir capable. Pour autant, je n’aime pas le personnage de Josiane mais j’ai pu ressentir de la compassion pour elle, grandement. J’estime néanmoins que cette compassion ne dépasse pas la peur que peut avoir une femme, et rien de plus.


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L’avis de la prof.

J’utiliserai facilement ce livre avec mes collégiens, peu importe que ce soit des 6e ou des 3e. Les sujets et l’écriture sont accessibles à tous et c’est ce qui me plait énormément. Ils se portent davantage, il me semble, aux programmes de 5e sur la différence et de 3e sur la dénonciation de la société. Il est utilisable avec n’importe quel niveau, mais il s’agit d’une lecture jeunesse, alors évidemment, ce n’est pas ce que j’utiliserai pour des lycéens ou BTS.

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[CHRONIQUE] Mauvais genre

Mauvais genre. 

Auteur : Chloé Cruchaudet. Genre : Historique.  Edition : Delcourt. Pages : 160.


 

Couverture Mauvais genre

 

Paul et Louise s’aiment et finissent évidemment par se marier, jusqu’à ce que la première guerre mondiale éclate. Paul est alors appelé et ils sont séparés. Traumatisé par la guerre, Paul s’échappe et devient déserteur. Louise tente alors de leur rendre la vie plus douce et le cache dans une chambre d’hôtel qu’il ne supporte plus. La solution ? Se transformer en femme. Paul devient Suzanne, par obligation, puis par jeu et enfin par envie, jusqu’à l’irréparable. 

 

Avis Demynotebook.

Je vous retrouve encore une fois pour la chronique d’un roman graphique, je commence à y prendre goût ! Et, par pur hasard, ce roman graphique a rejoint le roman que je viens de vous présenter : George, puisqu’on parle également d’identité, de genre…

Cela faisait un moment que ce roman graphique me donnait envie, je le voyais régulièrement sur internet, et dans les bons commentaires, alors quand je l’ai vu à la bibliothèque, pas besoin de réfléchir, je l’ai embarqué. C’était d’ailleurs une très bonne idée car ça a été un vrai coup de cœur.

Les dessins sont magnifiques, et j’ai beaucoup aimé le jeu des couleurs avec le rouge, qui est bien plus important qu’on ne le pense, et ce, jusqu’aux toutes dernières pages. Les étapes de la transformation de Paul sont bluffantes autant dans les dessins que dans la façon de le raconter, et de faire vivre ce nouveau personnage qu’est Suzanne, car il s’agit bien de ça, d’un renouveau.

Il est très agréable de lire ce roman graphique, qui se termine malheureusement très vite. Cependant, il faut faire attention, car elle peut s’avérer particulièrement choquante, on y parle tout de même de traumatisme de guerre, mais la fin l’est également. J’ai été d’ailleurs très surprise. Je pense qu’il y a peu de chance qu’on s’attende réellement à cette fin, même si tout laisse présager que rien n’ira pour le mieux pour nos personnages. Paul est bien trop entré dans le rôle de Suzanne et commence même à prendre la place de sa propre femme, et ce, jusque dans les recoins les plus intimes de leur être.


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En ce qui me concerne, je n’utiliserai pas cette œuvre avec des collégiens, elle me parait trop crue, trop difficile même si elle est résolument magnifique. En revanche, ça pourrait être un bon support avec des lycéens lorsque l’on parle des traumatismes de guerre, ou encore avec les BTS dans le thème « Seul avec tous ».

Chroniques·Les lectures de la prof

[CHRONIQUE] George

George.

Auteur : Alex Gino. Genre : Jeunesse.  Edition : L’école des loisirs . Pages : 172.


Le rôle de toute une vie.

Couverture George

George est une fille, elle en est certaine, mais comment l’avouer à ses parents ? A Kelly, sa meilleure amie et à son frère ? Cette fois, elle détient la solution, la maîtresse va leur faire jouer une pièce de théâtre et George interprètera le personnage de Charlotte. Elle sera parfaite, et elle se révèlera enfin au monde entier, et surtout, à ses proches.

Avis Demynotebook.

J’ai longuement entendu parler de ce livre, alors quand je l’ai vu à la bibliothèque, j’admets que je n’ai pas attendu longtemps pour le prendre, et pas très longtemps non plus pour le lire ! Ce livre m’a plu, il traite d’un sujet d’actualité qui est encore très tabou : la transexualité. Et encore plus quand elle concerne les enfants.

George est né garçon, mais il est sûr d’être une fille. Ce n’est pas évident à faire comprendre à ses proches, surtout quand on a 9 ans ! Si le livre m’a plu, le côté extrêmement jeune du personnage m’a quelque peu dérangée. Je ne dis pas que les enfants de cet âge ne ressentent pas cette éventuelle transexualité, mais il me semblait que ça faisait un peu jeune. Je vois plus ce genre de déploiement au collège mais passons.

Les réactions des personnages autour de George m’ont parues compliquées à cibler. En effet, je comprends que certains personnages n’y portent pas tant d’importance avec leur jeune âge. Comme on dit, un ami est un ami ! Mais, j’ai eu du mal avec la réaction notamment des adultes, qui ont plus de mal à comprendre, à s’y faire et refusent même catégoriquement certaines choses ! Je sais que c’est également comme ça dans la vraie vie, mais pourquoi faire endosser ce dur rôle uniquement aux petites brutes de l’école et aux adultes ? J’ai trouvé que de ce côté-là, ça manquait un peu de mixité. Je ne sais pas si je m’exprime clairement.

En dehors de ça, George est attachante, terriblement, et je me serais bien mise à pleurer avec elle parfois ! J’ai beaucoup aimé le personnage de son frère et de Kelly également même s’ils passent facilement et rapidement au second plan.

L’écriture est légère, facile à lire, adaptée aux jeunes adolescents. C’est également ce qui m’a plu car il est parfois difficile d’en parler avec eux, les mots sont parfois mal choisis, trop savants, trop crus, où on détourne trop les choses. Ici, on comprend rapidement les propos de l’auteur, sans tergiverser.


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L’avis de la prof.

En tant que prof, je suis assez mitigée. A la fois, je trouve ce livre génial et très bien écrit pour nos petits élèves de collège qui ont parfois du mal à trouver leur place. Ca peut leur permettre de comprendre qu’ils ne sont pas seuls, ou alors justement les aider à comprendre les autres… Mais j’émets plus de doutes sur les relations possibles avec les adultes. [Alerte spoiler] La maîtresse met clairement George de côté et le regarde bizarrement, et ça me gêne. Nous devons être des personnes de confiance, ouvertes à toutes choses. J’ai l’impression qu’on ne nous fera pas confiance après ce genre de lectures. Même si la directrice incarne, elle, le côté humain, ouvert… [Fin de l’alerte spoiler]. Après, selon moi, ça rentre parfaitement dans le programme des 5e sur la vie avec les autres, mais aussi avec les 4e sur l’actualité.

Les lectures de la prof·Mini chroniques

[Mini Chronique] Les enfants loups : Ame et Yuki.

 

Bonjour !

C’est parti pour la nouvelle présentation d’un animé qui est devenu un manga. Il s’agit Des enfants loups : Ame & Yuki. C’est une très belle histoire que j’avais hâte de vous présenter. Les dessins sont d’ailleurs aussi beau dans l’animé que dans le manga et inversement !

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Récemment, je vous ai parlé d’Hannah, dans le dernier TTT : héroïnes. Il s’agit de la maman d’Ame et Yuki, deux enfants loups. En effet, le père de ces enfants était lui-même un homme-loup. Il était capable de se transformer quand bon lui semblait, et ils vivaient tous très heureux, jusqu’au jour où il décède subitement, après la naissance de ses deux enfants. Hannah est alors forcée d’apprendre tant bien que mal que doit-on faire pour éduquer deux enfants-loups qui ont pour passion… De courir partout et de sortir les oreilles et le museau à n’importe quel moment de la journée et de la nuit !

C’est une très belle histoire qui montre à la fois la tendresse et la force, non seulement de la mère, mais aussi des enfants ! On est dans un monde où ils doivent faire le choix d’être loup ou humain. Malheureusement, il est dur d’élever deux enfants dans ses conditions, et on ne sait pas quel chemin ils prendront, ni même s’ils décideront de prendre le même ! Et c’est ce que va découvrir cette fameuse mère, forte au plus haut point, tendre avec ses enfants, sur-protectrice. J’ai adoré les personnages, ils sont tous emplis de maturité, les enfants comme les adultes, et c’est tellement plaisant de les voir évoluer dans différents mondes, différents codes.

En dehors de l’histoire, un peu fantastique, il y a de belles leçons de vie à en tirer. Oui, comme dans la plupart des livres, je vous l’accorde, mais celui-ci m’a vraiment marquée, et je pense qu’il serait agréable de faire connaître ce chef d’œuvre au plus grand monde possible, petits comme grands.

Les mots ne sont pas toujours suffisant, alors je vous laisse en compagnie de la bande-annonce VOSTFR du film.



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L’avis de la prof.

Je ne suis pas certaine que cela rentre dans les programmes, même chez les collégiens, j’en suis d’ailleurs quasiment certaine, mais en cette fin d’année, c’est le genre de film que j’aurais tendance à montrer lorsqu’une grande partie ne vient plus et qu’il est impossible de faire cours. Cela apporte tout de même une belle leçon de vie qui pourrait s’apparenter aux thèmes tels que « Amis, famille et réseaux » en 5e, puisqu’on traite évidemment de la tolérance, de la scolarité… A faire découvrir, si possible.

Chroniques·Les lectures de la prof

[CHRONIQUE] BD : Les deux vies de Baudouin

Les deux vies de Baudouin

Auteur : Fabien Toulmé. Genre : Contemporain.  Edition : Delcourt. Pages : 272.


Couverture Les deux vies de Baudouin

 

Baudouin est trentenaire. Il est seul, travaille dans un boulot « enviable » selon la situation de certains, mais qui l’oblige à oublier sa vie. Tandis que son frère est tout le contraire, séducteur, il voyage sans arrêt. Soudain, Baudouin apprend qu’il a une tumeur et qu’il n’en a plus que pour quelques mois, s’ensuit alors une quête pour profiter de la vie…

 

Avis Demynotebook.

C’est la première fois que je vous fait une chronique complète sur une BD, mais celle-ci a vraiment été un coup de coeur pour moi et m’a touchée du début à la fin. On se prend d’amitié pour ces deux frères, et notamment Baudouin, qui semble être passé à côté de sa vie, de ses envies, d’autant plus quand il apprend qu’il n’a plus que quelques mois à vivre. C’est la fissure, l’éclat, l’espace-temps qui explose en lui ! Et comment lui en vouloir ? Qui sait ce que nous pourrions ressentir à sa place si nous ne l’avons jamais vécu…

J’ai adoré suivre Baudouin dans sa quête de l’amour, de ses rêves, de ses passions délaissées… Ca a été juste génial, un véritable bonheur ! La fin est touchante, et je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler, mais c’est un vrai choc je ne l’avais pas vu venir !

Les dessins sont superbes et ils vous font voyages hors de France ! C’est un vrai régal pour les yeux. Ca parlera peut-être à certains, mais il s’agit de l’illustrateur / auteur de  » Ce n’est pas toi que j’attendais  » que j’espère pouvoir lire très prochainement !

C’est une belle BD qui vous rappelle qu’il faut profiter de la vie tant que vous le pouvez et qu’il faut réaliser vos rêves plutôt que d’entrer dans une routine quotidienne qui ne vous convient pas.


 

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L’avis de la prof.

Je pense que je tenterais de faire lire cette BD a des élèves si j’en avais l’occasion. Bien sûr, avec les BTS, tout est possible, et notamment elle peut s’apparenter d’une certaine manière à la nouvelle thématique  » A toute vitesse  » qui sera au programme dès la rentrée 2019. Pour ce qui est des collégiens, ceux qui ont une grande maturité, ou alors les troisièmes, peuvent lire cette oeuvre. Mais je ne la travaillerais probablement pas avec eux en classe, car là tout de suite, je ne vois pas comment l’adapter. Nous débordons souvent sur des thèmes durs en cours, ou sur le fait de vivre sa vie comme on l’entend ou non, ça serait l’occasion de leur en parler rapidement.