Chroniques

[CHRONIQUE] The gravity of us

The gravity of us.

[COUP DE COEUR]

 

Auteur : Brittainy C. Cherry

Saga : The Elements

Edition : Hugo & Cie

Nombre de page : 375 pages.

Genre : New Romance

C’est une histoire de deuil et d’amour. Ce sentiment qui embrase les êtres humains et réduit leur coeur en cendres. L’alpha et l’oméga de chaque voyage.
Lucy perd sa mère à 18 ans, la laissant elle et ses deux soeurs aînées orphelines. Lorsqu’elle emménage, quelques années plus tard, avec la cadette Mary et son époux, à Wauwatosa dans le Wisconsin, elle rencontre, Graham, mi-écrivain mi- artiste, qui vient lui, de perdre son père.
Ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre.
Moi je rêvais. Pour lui la vie n’était qu’une succession de cauchemars.
Il nous arrivait de partager de brefs instants au cours desquels nous étions sur un petit nuage, quand la réalité nous heurtait de plein fouet, et nous forçait à redescendre sur terre. Cependant, si l’occasion m’était accordée de tomber, une fois encore, je tomberais avec lui pour toujours.
Même si nous devions, inéluctablement, nous écraser au sol.

 

Avis.

Couverture The gravity of us

 J’en ai mis du temps à ouvrir ce dernier tome de la saga The Elements. Saga que j’ai adorée, dévorée et après l’ampleur qu’avait pris The Silent Waters pour moi, je n’avais pas réussi à ouvrir un autre livre du genre new romance, et encore moins celui-ci, de peur qu’il ne soit pas à la hauteur malgré cette couverture magnifique, comme les trois autres d’ailleurs.

Et encore une fois, notre auteure a réussi à me surprendre, à me donner les larmes aux yeux et à me faire dévorer ce livre en quelques jours à peine. Je me suis prise d’empathie pour Graham. Oui, que voulez-vous, j’aime les connards froids qui cachent de terribles secrets et qui s’attendrissent grâce à un événement inattendu. Ca fait terriblement cliché n’est-ce pas ? Et pourtant, c’est tellement bien amené, tellement bien traité, qu’on n’y fait même pas attention… J’ai eu d’ailleurs la petite sensation de me retrouver dans un des derniers livres de Nicholas Sparks que j’ai eu l’occasion de lire. (Oui, c’est un compliment assez exemplaire venant de ma part.)

Je me suis attachée à tous les personnages hormis deux que je ne citerai pas pour ne pas vous spoiler. De toute façon, ces deux personnages ne peuvent pas être aimés, il faut être sincère parfois. Mary a eu également tendance à me taper sur les nerfs, même si je comprenais ces réactions pour la bonne et simple raison qu’on est probablement beaucoup à passer par là un jour. En ce qui concerne Lucy, évidemment, c’est un personnage coup de coeur même si elle n’a pas été à la hauteur de mon amour pour Graham et un personnage exceptionnel que je ne vous présente pas.

Encore une fois, la plume de BCC a été extraordinaire, elle nous fait rire, pleurer. Elle est capable d’amener le bonheur, la tristesse, la haine en seulement quelques mots et c’est ce qui fait que j’ai trouvé ce livre formidable au-delà des sentiments présents dans le livre. En effet, on se retrouve face à une auteure qui parvient à susciter les sentiments chez le lecteur, et elle lui tient la main, même quand elle amène des conclusions et des morales un peu difficiles à avaler pour leur véracité, si compliqué à écouter parfois.

Comme vous vous en doutez, c’est un coup de coeur et je suis particulièrement triste de quitter ces 4 couples, cette saga, cette ambiance… J’ose espérer que les one-shot de cette auteure seront traduits en français, pour que je puisse me relancer dans cette écriture qui a été une magnifique découverte il y a déjà deux ans. Merci Brittainy.

Note : ♥♥♥♥♥

 

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Chroniques

[CHRONIQUE] Sauveur et Fils

Sauveur et Fils

[COUP DE COEUR]

Auteur : Marie-Aude Murail

Edition : L’école des loisirs

Nombre de pages : 329

Genre : Young Adult.

Couverture Sauveur et fils, tome 1Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…
Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien.
Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ?

Avis

Petite entrée en matière et sans faire de chichis, ce livre m’a tout simplement bouleversée, et je ne vais pas attendre la fin de la chronique pour vous apprendre que c’est un véritable coup de coeur comme je n’en ai pas eu depuis un moment. Oui, oui, avec les larmes aux yeux, les moments de rigolades qui viennent ponctuer le roman… La totale. Et soyons sincère, cette couverture est terriblement mignonne ! Et à toutes ces personnes qui m’ont dit qu’il ne s’agissait pas d’un hamster sur la couverture, mais d’un cochon d’inde, et que j’ai rembarré en disant que c’était marqué sur la 4è…. Désolée ! Il s’agit bien d’un cochon d’inde…

Ici on retrouve Sauveur, un psy, ainsi que ses patients et son fils. Rien qu’à l’idée de connaître l’histoire des patients, j’avais déjà le livre entre les mains. J’aime cette idée de rentrer dans un métier, dans la vie des gens, de voir comment les aider… C’est mon petit côté assistante sociale en tant que prof qui ressort de temps en temps je pense !

Je suis tombée amoureuse des personnages rencontrés, que ce soit Sauveur, son fils, ses clients, Louise… Et j’ai été extrêmement touchée par l’histoire de cet homme, mais aussi celles de ses clients, où j’ai parfois retrouvé certains de mes élèves, ce qui fait que j’ai probablement été encore plus touchée de cette manière, et j’ai eu du mal à la fois à terminer mon livre, mais aussi à le lâcher. (Oui, c’est absolument contradictoire). Et je pense qu’on peut ici parler d’un livre doudou en ce qui me concerne. Un livre qui fait du bien, qui donne beaucoup d’humour alors que les situations donnent envie de pleurer ou de se mettre à hurler de colère.

L’écriture est exceptionnellement fluide, et très douce à la fois. C’est un bol d’air frais qui m’a laissé tout de même un grand vide à la fin de ma lecture. De ce fait, j’ai été ravie en voyant qu’il y avait plusieurs tomes et que cette auteure n’avait pas écrit que cette saga. Il est évident que je lirai la suite, je veux savoir ce qu’il advient de tous ces personnages.

Note : ♥♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] Les tribulations d’une caissière

Les tribulations d’une caissière

 

Auteur : Anna Sam

Edition : Stock

Nombre de pages : 200

Couverture Les tribulations d'une caissière

Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface ? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons ? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d’une licence de lettres et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre.

Avis

Un style de livre que j’aime beaucoup lire mais qui n’est pourtant pas proéminent dans ma bibliothèque : Les tribulations, ou témoignages de la vie quotidienne comme j’aime à les appeler !

Ici, on retrouve Anna Sam, notre auteure qui va nous décrire la vie de quelqu’un qu’on croise régulièrement… La caissière ! Ou encore, la pauvre caissière qui se prend les situations les plus improbables dans la figure !

Je ne fais pas partie de ces anciennes étudiantes qui ont eu le loisir de passer par la caisse, moi je suis passée uniquement une semaine par la mise en rayon ! Et j’en ai déjà vu des pas mal… Alors autant vous dire que j’ai bien rigolé en voyant les situations loufoques que vivent les caissières chaque jour ! Mais c’est drôle pour nous lecteurs, pas sûre que ça fasse autant rire les employé.es. Oui, parce qu’il ne faut pas oublier qu’il y a parfois des hommes aussi aux caisses hein !

Je ne vais pas m’étendre pour la bonne et simple raison que sinon je vais vous raconter le livre en entier… Mais si vous avez besoin de décompresser, d’une bonne tranche de rire, et d’une lecture dite « vacances » (si vous n’êtes pas caissièr.e, bien sûr) c’est le livre qu’il vous faut ! Malheureusement, il ne vous fera pas long feu, j’aurai adoré en savoir davantage…

Note : ♥♥♥♥

 

Chroniques

[CHRONIQUE] Eleanor & Park

Eleanor & Park

 

Auteur : Rainbow Rowell

Edition : PKJ

Nombre de page : 378

Genre : Young Adult

Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l’habitude de s’asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l’ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.

 

Avis

J’avais beaucoup aimé Fangirl de cette auteure, alors j’ai décidé de finalement me lancer dans ce livre dont j’entendais tout le temps parler ! Même si le côté époque des années 80 et approche des années 90 me faisait un peu peur ! Ce qui a achevé de me convaincre de lire ce roman, c’est le rapport au harcèlement auquel j’étais déjà très sensible avant et qui est devenu presque proéminent dans mes lectures depuis que je suis devenue professeure.

J’ai trouvé le début de cette histoire un peu plate, comme s’il ne se passait pas grand chose, puis petit à petit, et sans m’en rendre compte, je me suis mise à la place d’Eleanor, cette rousse, un peu ronde, harcelée par ses camarades, mal chez elle. Je me suis laissée importer dans sa douleur et son courage, alors tout simplement que nous ne nous ressemblons pourtant pas du tout elle et moi. Tandis que je dévore les romans, et éventuellement les mangas, elle est fan de comics, ce que j’apprécie beaucoup moins…

Park m’est plus familier, même si ça n’a pas été mon personnage préféré, j’ai aimé ses réactions, et je me suis retrouvée en lui dans ce côté solitaire mais aussi très nerveux. J’étais heureuse de les voir tout deux construire une amitié ambigüe, et j’étais impatiente de voir où cela pouvait mener. Néanmoins, j’ai mis un peu de temps à lire ce livre car l’écriture n’était pas celle que je préférais, un peu longue, j’avais parfois du mal à m’y retrouver. 

La fin m’a gênée dans le sens où elle est trop subjective, même si je l’ai trouvé originale du coup. J’aime l’idée de pouvoir imaginer ce qui se passe par la suite, mais ne pas en être certaine me dérange cruellement ! J’ai peur d’être passée à côté de quelque chose en ce qui concerne la dernière phrase notamment… Ce qui ne m’empêchera aucunement de lire d’autres livres de cette auteure.

Note : ♥♥♥♥

Chroniques

[CHRONIQUE] La couleur du mensonge

La couleur du mensonge.

Auteur : Erin Beaty

Editeur : Lumen

Nombre de pages : 506

À Demora, ce sont les entremetteuses qui font et défont les unions, et façonnent ainsi le paysage amoureux et politique du royaume. Sage Fowler, seize ans, n’a rien du parti idéal : indisciplinée et rebelle, c’est de surcroît une bâtarde. Pourtant, son oncle parvient à lui obtenir un rendez-vous chez l’une des marieuses les plus réputées du pays – sa seule chance de trouver sa place dans la bonne société. Mais une surprise de taille l’attend : son franc-parler et sa vivacité d’esprit ne lui obtiennent pas un beau mariage… mais au contraire un apprentissage auprès de l’entremetteuse.

Or la guerre menace. C’est donc escortée par une troupe de soldats aguerris que Sage devra traverser le pays en compagnie des plus beaux partis de la région pour rallier la capitale et assister à l’événement matrimonial le plus attendu de ces cinq dernières années. Mais en chemin, l’un des soldats lui propose d’aider l’armée en espionnant pour son compte…

 

Avis.

Je ne savais pas dans quoi j’allais m’engager avec ce livre. Néanmoins, la couverture me plaisait, et le résumé aussi, donc je me suis lancée un peu à corps perdu dedans. (Quand je vous dis que je choisi mes livres au hasard et à cause de la couverture…) Heureusement pour moi, même si j’ai eu du mal aux premières pages, j’ai ensuite été captivé par ce qui m’a semblé être une véritable réécriture de… Mulan ! Cette idée de marieuse et de Sage qui passe son temps à faire des catastrophes… Etant une grande fan des dessins animés de Disney, et donc des deux animés qui ont été fait pour Mulan… Autant vous dire que j’ai été réellement ravie !

J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteure, c’est très fluide, et on place les lieux avant de rentrer dans l’histoire avec les personnages. Des personnages dont je suis vraiment tombée amoureuse, surtout en ce qui concerne Sage et Ash. Enfin, si on peut dire ça. En effet, l’autre partie de cette histoire qui m’a plu est le fait qu’on passe son temps à être surpris, même si parfois, cela reste compliqué à suivre sur le moment précis, c’est toujours limpide derrière.

Je trouve que les personnages sont réellement très bien travaillés même si au début vous pouvez avoir du mal à vous repérer entre les soldats et les filles à marier au Concordium. On a un caractère spécifique à chacun, qui fait que pour une fois, je n’ai détesté personne hormis le personnage de Jacqueline, mais qui, heureusement, n’est pas prépondérant. Je pense que j’aurai fait en sorte qu’elle se fasse tuer sinon. Les personnages de Ash et Sage m’ont tout simplement transporté dans un autre monde, j’étais prête à les suivre partout où ils allaient, j’ai eu peur pour eux, je les aimé, détesté quand ils faisaient des choix stupides. Mais j’ai aimé la force de caractère, la sensibilité rare mais présente tout de même à travers des moments un peu plus subtils que les autres.

J’ai aimé toute l’action qui découlait du roman, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Les personnages sont rusés, intelligents, et il y a très peu de temps morts une fois que l’intrigue est lancée. C’est très agréable, et à la fois, vous ne pouvez pas vous séparer de votre lecture. L’action, les mensonges, les trahisons vous tiennent en haleine jusqu’aux dernières pages. C’est d’ailleurs la seule chose qui a pu me laisser pantoise, ces fameuses dernières pages… Je ne voulais pas que ça s’arrête.

Un autre tome est prévu, il ne sortira en anglais qu’en juillet 2018 malheureusement, alors je pense que ma curiosité va devoir atteindre car je ne lis qu’en français… Mais c’est avec un grand bonheur que je lirai le prochain tome !

Pour faire court, c’est un Young Adult qui mêle espionnage, romance, action qui mérite sa place, il est intéressant, on se lasse pas au fur et à mesure que les pages tournent, bien au contraire, et on s’attache profondément aux personnages. Je pense que c’est une petite pépite, et pour ma part ça a été un coup de coeur. 

Note : ♥♥♥♥♥

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[CHRONIQUE] Inaccessibles T2 : Vertiges

Inaccessibles T2 : Vertiges

Auteur : Katharine McGee

Série : Inaccessibles

Editeur : Michel Lafon

Nombre de pages : 396

Genre : Dystopie / Young Adult

Lecture en partenariat avec Michel Lafon, encore merci à eux. ♥

Attention risque de spoiler si vous n’avez lu le premier tome.

 

Depuis la mort d’Eris, Leda est hantée par cette nuit tragique au millième étage de la Tour. Effrayée à l’idée que la vérité puisse faire surface, elle demande à Watt d’en surveiller les témoins. Mais ce dernier a d’autres projets en tête…

Rylin est admise dans une école des étages supérieurs. Là-bas, elle sera forcée de retrouver celui à qui elle a brisé le cœur malgré elle.

Pendant ce temps, Avery fait tout pour être avec celui qu’elle aime. Mais existe-t-il un seul endroit au monde où ils pourront être ensemble en toute liberté ?

Tout juste arrivée à New York, la belle et mystérieuse Calliope gagne trop facilement la confiance de ses nouveaux amis…

 

Mon avis.

J’avais apprécié le premier tome, mais j’étais restée sur ma faim pendant une bonne partie de l’histoire jusqu’aux rebondissements qui avaient eu lieu dans les cent dernières pages, c’est ce qui m’a poussé à lire le second tome. Et ce second tome ne fait pas exception à la règle. Encore une fois, la couverture est magnifique, encore une fois, j’ai stagné un long moment dans cette lecture.

Je l’ai bien plus apprécié que le premier, notamment grâce à la présence de nouveaux personnages tels que Calliope ! Mais je me suis quand même demandée où était passée Mariel pendant presque tout le livre, à tel point que… J’ai fini par l’oublier ! On a encore une histoire qui continue à se mettre en place mais qui est longue à venir… Encore une fois, j’ai envie de lire ce dernier tome, mais encore une fois, c’est pour tous les rebondissements qui ont lieu dans la dernière centaine de pages. Cependant, je me suis bien plus attachée aux personnages que la première fois. Si je ne porte pas Callie dans mon coeur, ma vision de Leda a bien changé et celle sur Atlas également ! Je trouve que l’auteure nous emmène encore plus dans la vie des personnages, dans leur façon de penser. Et elle fait en sorte que nous puissions les découvrir sous un autre jour.

Je me repère bien mieux dans ce second tome par rapport aux liens entre les personnages et aux lieux de l’histoire. Ce qui fait que cette lecture a été beaucoup plus sympa pour moi, et bien moins fastidieuse que la première ! Ce n’est pas un coup de coeur, néanmoins j’ai passé un bon moment même si j’ai mis du temps à terminer cette lecture. (Deux mois pour être précise.) J’ai été à la fois occupée et en même temps, c’est une série que je ne parviens pas à dévorer tant que je n’ai pas atteint les 250 pages… Ce qui, pour ma part, est réellement frustrant !

Encore une fois, c’est un avis partagé entre l’attente qu’il se passe réellement quelque chose pendant toute la première partie du livre, et les rebondissements qui font que j’ai dévorer les dernières 100 pages en quelques heures alors que je tournais en rond depuis plus d’un mois pour terminer ma lecture… Évidemment, encore une fois je lirai le troisième tome, car je l’attend avec impatience. J’espère que celui-ci rentrera plus vite dans le vif du sujet et dans le côté Gossip Girl, trahisons, mensonges, que j’aime tant !

Note : ♥♥♥♥♥

 

Chroniques

[CHRONIQUE] A Silent Voice.

A Silent Voice.

Bonjour, aujourd’hui petite chronique un petit peu spéciale, parce que je vais vous parler non seulement de manga, de harcèlement scolaire, et je vais mélanger à ça mes premières expériences en tant que professeure de français.

Auteur : Yoshitoki Oima

Editeur : Ki-Oon

Genre : Shônen

Nombre de pages : 192

Résumé : Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule. Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible. Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes… jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable…

Mes élèves sont fans de manga, et moi aussi. Mais malgré cette apparence bien heureuse subsiste quelque chose que nous sommes nombreux à connaître : Le harcèlement scolaire. Les enfants ne sont pas tendres entre eux, et ce n’est pas nouveau. Et malheureusement, c’est quelque chose que je retrouve énormément dans mes classes. Notamment en 4e. Si en 5e ils sont plus doux entre eux, je n’ose pas imaginer ce qui pourrait se passer par la suite. J’ai alors décidé de profiter du fait que j’avais mes deux classes mélangées en petit effectif suite à un voyage scolaire pour parler du harcèlement. J’ai notamment commencé à passer le film animé A Silent Voice disponible sur Youtube en VOSTFR.

Ayant des élèves très atteints par ce sujet, je n’ai passé que le début, et leur ai appris que s’ils voulaient poursuivre par eux-mêmes, non seulement l’animé était disponible sur Youtube, mais en plus, que c’était un manga à l’origine… Moi-même, je me suis décidée à acheter les deux premiers tomes, pour pouvoir en reparler avec eux à l’occasion. J’avais déjà eu la chance de voir que l’animé les avait marqué et en avait fait réfléchir certains. Mais je ne vous cache pas que ça n’a pas été le cas pour tout le monde…

Je viens donc de terminer le premier tome de ce manga, il y a à peine quelques heures. Et ça a été très intense. On retrouve cette fille, différente des autres, tellement douce, tellement gentille ! Et face à elle, un garçon qui ne fait que la harceler, lui faire du mal, l’humilier. Les autres se rendent complices de tout cela, en ne parlant pas, en rigolant lors des bêtises que celui-ci peut faire. C’est un aspect que j’ai apprécié pouvoir développer avec mes élèves car ils ne se rendaient pas tous compte que le fait de ne rien dire s’apparentait aussi à l’harcèlement. Jusqu’au jour où la famille de Shoko se plaint des traitements qu’elle subit. A ce moment-là, la peur des autres va se retourner sur le principal harceleur, alors qu’il n’était pourtant pas le seul. Shoya va se retrouver malgré lui à la place de Shoko, jour après jour, sans que personne ne le croit. Sans que personne ne réagisse. On se retrouve avec le fameux arroseur arrosé, et cela va le poursuivre pendant très longtemps. Dans ce manga, j’ai aimé la tendresse qui se dégageait, j’ai aimé qu’on parle du harceleur qui s’ennuie, qui a peur, qui ne semble pas réaliser ce qu’il fait. Et qui pourtant, va devoir se confronter aux actes qu’il a commis.

Ce que j’ai aimé présenter aux élèves à travers ce personnage, c’est qu’on peut faire des erreurs, mais que le coup de bâton derrière peut-être très violent. Cependant, cela ne veut pas dire qu’on est profondément mauvais ! Mais il y a des conséquences derrière, à la fois pour la personne qu’on a fait souffrir, et aussi pour soi. C’est trop simple de se réfugier derrière son âge quand les choses tournent mal. Et on ne peut pas compter sur les personnes qui ont fait les bêtises avec nous : elles ne nous défendront pas si elles risquent quelques chose. Mais les erreurs peuvent être pardonnées avec des excuses tant qu’il en est encore temps, ou encore un changement de comportement. Il ne s’agit pas de juger les élèves qui ont pu faire subir ce harcèlement avant, mais de leur faire comprendre que tout se sait, que tout se retourne contre vous un jour ou l’autre, et qu’il vaut mieux réaliser ce qui se passe et changer, que devoir subir ce retournement de situation.

On a vraiment une belle ode à l’amitié dans ce manga, à la tendresse, à l’amour entre tous, peu importe les différences. Les enfants comprennent également ce qui peut se passer. Car leur parler nous-mêmes des actes qui peuvent être terribles derrière ne suffit pas. Certains ont la chance, et j’espère qu’ils l’auront toujours, de ne pas connaître des personnes qui ont fait des tentatives de suicide, ou alors pire, qui ont réussi. Et je les ai envie profondément, je leur souhaite que ça n’arrive jamais. Mais de ce fait, ils ont du mal à croire que c’est réel. C’est plus facile de passer par un animé, par des mangas, parce qu’on retrouve des supports qu’ils apprécient beaucoup, en tout cas pour les miens. C’est une belle manière de parler de ce qui est encore tabou en classe. Tabou car j’ai rarement des élèves qui osent dire les choses, qui osent se manifester. Parfois, notre parole ne suffit pas, elle est trop brut, pas assez nuancée, pas assez réelle pour eux. Et cet animé, ainsi que le manga m’ont beaucoup aidé à leur parler. Et ça les a aidé à comprendre aussi qu’on est complice si on ne fait rien, si on rigole. J’ai pu voir une élève réintégrée dans les groupes au moins dans les travaux en classe suite à ce film. C’est important d’en parler, et c’est une très belle chose qu’on aborde ce sujet en manga. Ca a été un véritable coup de cœur pour moi, en temps que lectrice, et en tant qu’enseignante au collège.

Note : ♥♥♥♥♥