Chroniques

[CHRONIQUE] Re:Zero T1

Re:Zero T1

Re:vivre dans un autre monde à partir de zéro.

re-zero-re-life-in-a-different-world-from-zero-roman-tome-1-930431-264-432Auteur : Tappei Nagatsuki

Editeur : Ofelbe

Nombre de pages : 280

Résumé : En rentrant de la supérette, Subaru Natsuki est soudain transporté dans un autre monde. Pourtant, aucun invocateur ne l’attend, et le danger accule déjà le jeune homme sous la forme de brigands. Par chance, il est sauvé par une magnifique et mystérieuse jeune femme aux cheveux argentés et son esprit félin. Sous prétexte de rembourser sa dette, Subaru l’assiste dans la recherche d’un objet qui lui a été dérobé. Mais alors qu’ils trouvent enfin une piste, Subaru et sa compagne sont attaqués par surprise et perdent la vie. Du moins, c’est ce que pensait le jeune homme jusqu’à ce qu’il rouvre les yeux à l’endroit même où il avait été invoqué.

Avis : Pour commencer, je voudrais remercier Ofelbe pour ce nouveau partenariat, qui m’a permis de lire mon premier Light Novel qu’on m’a vivement conseillé et qui me tentait énormément, notamment à cause de la couverture et du résumé ! Il faut savoir que je n’ai jamais lu le manga, ni vu l’anime. Et je ne compte pas le faire car je ne veux pas m’auto-spoil !

J’ai été entraînée dès les premières pages dans ce nouveau monde dans lequel Subaru, notre personnage principal, est projeté. On est tout de suite mis dans le bain, et j’apprécie le fait de ne pas tourner autour du pot pendant 100 pages avant que l’action commence réellement. D’ailleurs, la suite m’a d’autant plus convaincue. On en a de plus en plus d’action petit à petit, et la moitié du livre est consacrée à la pure action, et ça j’adore ! J’ai réellement dévoré ce livre.

Fait non négligeable, ce qui m’a attiré encore plus dans ce livre, c’est la découverte des illustrations au fur et à mesure des pages. Des illustrations qui sont tout simplement magnifiques, touchantes pour certaines, et qui représentent très bien les personnages pour nous les remettre en tête.

L’écriture est vraiment fluide, on ne se perd pas dans les appellations japonaises, tout est expliqué, structuré. On n’est pas non plus perdu dans le temps avec les différentes boucles que nous rappelle bien Subaru sans nous perdre ! La lecture est efficace, rapide et agréable. On n’a pas besoin de relire plusieurs fois le passage pour s’en imprégner, pour comprendre ou juste pour apprécier le livre.

Les personnages sont très bien décrits, même si ça peut sembler perturbant au début dans la description de savoir que notre mystérieuse jeune femme a les yeux violets ! On reste très proche du manga japonais, et de sa représentation, donc si vous avez l’habitude de vous faire une représentation en chair et en os de vos personnages, ça risque de vous jouer des tours sur le coup !

En dehors de ça, j’ai adoré le personnage de Subaru, malgré son côté long à comprendre et naïf ! J’ai beaucoup aimé le Vieux Rom et Felt également. Ce sont des personnages à la fois hauts en couleurs et touchants ! Tout comme notre belle inconnue aux cheveux argentés !

Et bien sûr dans les personnages qu’on déteste… Elsa. Le personnage qu’on adore détester. Elle est belle, elle est douée dans sa catégorie, et c’est une vraie garce ! Quelle femme envieuse ne la détesterai pas autant pour tout ça que pour son rôle au sein du Light Novel !

La fin m’a tellement énervée, et surprise, vous ne savez pas à quel point ! Quand tu attends désespérément une chose, et qu’elle n’arrive jamais et qu’on te dit : Hey ciao on se voit au prochain tome, parce que je suis toujours là ! Bon tant pis, mais en plus, le retournement de situation suite au personnage du chevalier que je n’arrive pas à cerner… Bref, je suis restée là, dans mon canapé à me dire : C’est fini ? Vraiment ?

Résultat, il est évident que je vais lire le prochain tome qui sort en septembre ! J’ai vraiment hâte de savoir ce qui va arriver à nos personnages ! Je me suis vraiment attachée à eux et à l’histoire qui comme vous le savez, sort totalement de mon genre de prédilection ! En tant que roman, je suis rarement dans la fantasy comme le répète souvent Subaru, et en tant que Light Novel japonais provenant d’anime et de manga, habituellement je suis plutôt dans la catégorie Shôjo pour le peu que j’ai lu ! A voir la suite donc ! J’espère qu’elle me plaira autant que le premier tome, car c’est un vrai coup de cœur.

Note : ♥♥♥♥♥

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[CHRONIQUE] Demain il sera trop tard

Demain il sera trop tard

couv10907533Auteur : Jean-Christophe Tixier

Editeur : Rageot

Nombre de pages : 440

Date de sortie : 13 septembre 2017

Merci à Netgalley et aux éditions Rageot pour leur confiance !

Résumé : Virgil vit dans l’insouciance. Le Terme diagnostiqué à sa naissance fait de lui un 81 (il va vivre 81 ans). Mais un jour, une Brigade tente de l’arrêter. Il s’enfuit. Débute alors sa descente aux enfers.
Enna, elle, est Court Terme et vit dans le ghetto. Elle graffe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule proche du pouvoir, elle jure de la venger…
Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de données, qui lutte clandestinement contre le système.
Lui, Enna, Lou et d’autres sont décidés à se battre contre cette société totalitaire qui les a condamnés et à vivre intensément chaque jour, chaque minute, chaque seconde, qui restent !

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Avis : Avant toute chose, merci énormément à Netgalley et aux éditions Rageot, qui viennent justement de rejoindre le site. J’ai choisi ce livre avant tout pour son résumé car je ne connais pas du tout l’auteur, et même si je trouve la couverture jolie, elle ne m’aurait pas tout de suite aimantée dans une librairie ou autre je pense.

Dès les premières pages, j’ai beaucoup aimé l’univers dans lequel était entraîné ! Un petit air de dystopie comme je l’aime. En effet, la technologie est tellement importante que vous connaissez la date de votre mort, vous pouvez donc être soit un court-therme, soit un moyen-therme, ou alors un long-therme. Mais ceux qui vivent le moins longtemps sont « évidemment » les plus pauvres ! Un mouvement de rébellion est en marche pour un monde meilleur !

La suite est tout aussi intrigante et tentante ! J’aime le fait qu’on se retrouve dans tous les camps à la fois ! Les courts-thermes, les longs-thermes, ceux qui luttent contre le système, mais aussi ceux qui font en sorte que ça reste comme ça !

Par contre, l’écriture m’a un petit peu dérangé. En effet, il y a énormément de choses à prendre en compte, des mots nouveaux, des sortes de label… Et j’ai eu un peu de mal à m’y retrouver au début, et même à la fin des fois je n’étais pas certaine de ce dont on parlait… Le roman fait 440 pages, mais il est vraiment condensé dans ses explications je trouve. Ca a un peu freiné ma lecture même si ça se lit vite et plus ou moins simplement. En gros, pour donner une idée, j’ai eu des moments de blanc où j’ai dû reprendre la phrase que j’étais en train de lire pour comprendre de quoi il s’agissait…

J’ai eu un peu le même problème avec les personnages. Ils sont extrêmement nombreux et j’avais parfois du mal à re-situer des personnages qui étaient là au début du livre, et qui ne réapparaissent qu’à la fin ! Moi et ma petite mémoire, on ne les avait pas trop enregistré en passant qu’ils ne seraient pas si importants que ça du coup.

Hormis ça, j’ai beaucoup aimé le personnage de Virgil, et également de Lou. Même si j’ai toujours eu des éléments dans leur caractère qui m’ont gêné. Je les ai parfois trouvé immature, trop sûr d’eux, trop dans leur monde dans le sens où chacun est campé sur ses positions. Les personnages ne sont pas parfaits, certes, mais ces petits défauts m’ont un peu refroidie sur certains personnages ! Du coup, même si je les ai appréciés, je ne m’y suis pas attachée. 

Je n’en ai détesté aucun il me semble même si j’appréciais moyennement Jolson et «  Yeah, monsieur » (vous comprendrez !)

Pour ma part, la fin est bien, mais trop ouverte. Et j’ose espérer qu’il y a un second tome qui va paraître ! Sinon ça fera partie des fins que je n’apprécie que moyennement. Vous aurez compris depuis le temps que les fins ouvertes, c’est pas mon truc du tout ! Je n’ai pas l’imagination pour.

En conclusion, ça n’a pas été un coup de cœur, ni une déception, disons simplement que ça m’a fait passer le temps sans plus, et que j’ai commencé à vraiment rentrer dans le livre uniquement vers la fin. S’il y a un prochain tome, je le lirai probablement, mais j’espère que ce sera une lecture plaisir plutôt qu’une lecture pour passer le temps.

Note : ♥♥♥♥♥

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[CHRONIQUE] : Jessie

Jessie

jessie-1534-264-432Auteur : Stephen King

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 412

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Cet article est en collaboration avec une très bonne amie qui est la blogueuse Histoire naturelle de bibliophiles ! Je vous invite à aller voir son article sur le personnage de Jessie, dans le cadre de sa catégorie : Portraits fictifs ! «  Portrait fictif est une série d’articles présentant une fois par mois un personnage féminin de la littérature qui m’a marquée. Je vous y présenterai le personnage dans la saga, quel est mon rapport à ce personnage et enfin pourquoi je pense qu’elle est intéressante à présenter dans cette série d’articles »

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Résumé : Il ne fallait pas jouer à ce petit jeu, Jessie. Vous voilà enchaînée sur votre lit, le cadavre de Gerald à vos pieds, condamnée à vous enfoncer dans la nuit, la terreur et la folie. Les femmes seules dans le noir sont comme des portes ouvertes… si elles appellent à l’aide, qui sait quelles créatures horribles leur répondront ?

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Avis : Aujourd’hui je viens vous parler d’un livre d’un auteur connu de tous, qui est Stephen King ! Ce livre traînait depuis assez longtemps dans ma PAL, et nous avions décidé d’en faire une lecture en commun avec la jolie Histoire naturelle de bibliophiles. Ce livre, je l’avais pris parce que j’aime énormément les huis-clos, je garde notamment Misery en mémoire, du même auteur, qui m’avait fasciné ! Je me suis donc lancée dans l’histoire de cette femme enchaînée à un lit, en tête à tête avec sa propre folie et le cadavre de son défunt mari.

Dès les premières pages, je savais déjà à quoi m’attendre en ce qui concerne la petite soirée sympathique de Jessie et Gérald, donc je dois bien avouer, que j’étais déjà emprunte d’angoisse, et d’envie parce que j’adore ce genre de livre ! (Oui je sais, vous êtes en train de vous dire : Complètement attaquée la pauvre fille…) Donc je me suis laissée entraîner petit à petit dans l’écriture de Stephen King, tout en lisant doucement, car je me connais, j’ai toujours beaucoup de mal à avancer de manière assez rapide dans un livre de cet auteur. Et même si je m’attendais en quelque sorte à ce qui pouvait se passer dans ce livre, j’ai été de plus en plus étonnée et horrifiée au fur et à mesure que je tournais les pages. Pour ainsi dire, je ne suis pas prête de me laisser passer des menottes aux poignets désormais ! J’ai été prise dans le courant de l’histoire, dans la tête de Jessie, tiraillée par sa raison, puis par sa folie…

Stephen King a une manière de vous horrifier et de vous donner des sueurs froides avec des détails extrêmement précis sur les corps, sur la douleur de la victime qui est ici Jessie. Néanmoins, cette fois, je n’ai pas réussi à m’identifier au personnage de celle-ci. Tout simplement car elle n’est pas de mon âge, et nous n’avons pas du tout un vécu semblable (merci pour moi !) que ce soit en ce qui concerne sa jeunesse ou sa relation avec Gérald. Cela ne m’a pas empêchée d’être écoeurée par les nombreux détails, et apeurée. (La fille qui s’est retrouvée à faire des bonds juste parce qu’elle n’a pas entendu son chat s’approcher et qu’il lui a sauté sur les genoux alors qu’elle était en train de lire…)

Dans ce livre, même si c’est un huis-clos avec Jessie, vous allez vous apercevoir que son imagination, sa peur, font qu’elle n’est pas seule ! En effet, on rencontre les personnages de Ruth, et Bobonne, comme elle les appelle, qui sont les petites voix dans sa tête ! Ruth étant la grande gueule, et Bobonne la courageuse, raisonnée. Habituellement amoureuse des personnages à fort caractère, j’ai cette fois-ci préféré Bobonne ! Apeurée, certes, mais courageuse, pleine de bonnes idées. Un vrai bonheur de voir une personne plus ou moins sensée dans cette folie qui prend Jessie. Et d’ailleurs, qui ne serait pas pris de folie en étant accroché à un lit, avec ses démons, et son mari mort à ses côtés…

Néanmoins, quelque chose m’a gêné dans cette lecture, entre les différentes allusions à un autre livre de S. King qui est Dolores Claiborne, et cette façon dont Jessie commence à délirer (mais est ce qu’elle délire vraiment au fait?) en « si peu de temps ». J’ai trouvé l’action précipitée ici… Néanmoins, j’ai beaucoup aimé la fin ! Je me suis énormément remise en question par rapport à ma vision du roman à cause, ou grâce à cette fin. Elle fait que j’ai trouvé la lecture sympathique, plutôt que longue comme je commençais à le penser, arrivée aux ¾ de la lecture.

En conclusion, Jessie est un livre à lire pour ceux qui sont fans de huis-clos, pour ceux qui aiment se faire peur et se poser des questions sur comment ils réagiraient à la place de cette femme ! On passe un bon moment horrifique. Peut-être bien pire que ce qu’on peut imaginer lorsqu’on touche à toute la vérité.

Au-delà du livre : Je vous conseille de lire avant, ou après si vous voulez vous réserver une surprise, le livre Dolores Claiborne, car il est évoqué de manière presque gênante si on ne connaît pas l’histoire de cette seconde femme ! De plus, une adaptation cinématographique de Jessie est en cours, et j’irai la regarder avec plaisir. Stephen King l’a vu, et il semble être d’accord avec cette adaptation, alors dans ce cas… Il n’y a plus qu’à attendre une sortie !

Note : ♥♥♥♥♥

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[CHRONIQUE] Quand souffle le vent du nord.

Quand souffle le vent du nord.

quand-souffle-le-vent-du-nord-533021-264-432Auteur : Daniel Glattauer

Editeur : Le livre de poche

Nombre de pages : 348

Premier tome d’une duologie !

Résumé : Un homme et une femme.

Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros.

Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant …

Savoureuse et captivante, cette comédie de moeurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.

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Avis : J’ai reçu ce livre il y a quelques mois dans ma box Once Upon a Book. (Je ne saurai plus vous dire quand pour être honnête) et il était dans le fin fond de ma wish-list complètement oublié… Mais le côté épistolaire m’a donné envie de le ressortir ! Ces derniers temps j’avais besoin d’une lecture douce, romantique, et rapide. J’ai donc jeté mon dévolu sur ce livre à la couverture qui se présente comme une échappatoire.

Dès les premières pages, j’ai compris que ce livre correspondait tout à fait à ce que je recherchais. Une lecture sympa, rapide, sans prise de tête et… Avec un chemin que je pensais tout tracé ! Ça papote par mail, ils vont s’aimer, se découvrir, faire beaucoup d’enfants, fin. Mais ça c’était mal connaître mon instinct légendaire pour se tromper sur la totalité du livre, n’est-ce pas ? Au fur et à mesure qu’on tourne les pages (qui se tournent à une vitesse folle) et bien on est prit dans cet échange, qui n’est pas celui qu’on pensait ! Hé oui, la naissance du sentiment amoureux comme l’exprime la quatrième de couverture semble bien plus complexe qu’il n’y paraît ! Surtout quand chacun à sa vie de son côté…

Je ne connaissais pas l’auteur avant de lire ce livre, mais j’ai trouvé l’écriture très fluide, très douce, et à la fois envoûtante. J’avais besoin de savoir la suite, comment ils allaient se répondre, de quelle manière. On a vraiment un jeu entre eux. Entre séduction et amitié, l’auteur joue avec les phrases. Et il faut avouer que c’est très bien joué ! En effet, je trouve que faire un livre entièrement constitué de mails n’est pas aisé, peut-être même pas donné à tout le monde ! Mais là, c’est fait avec brio. On ne s’ennuie pas une seule seconde, et surtout, on ne se perd pas, même si on n’a pas noir sur blanc le prénom de l’envoyeur.

Ma petite zone d’ombre est juste là, par rapport aux personnages… En effet, je les ai apprécié, notamment Léo, mais sans plus finalement. J’ai trouvé Emmi complètement… Complètement… Chiante. Je suis d’accord, puis en fait non. Je vous laisse, puis en fait non… Ah et partez où bon vous semble mais je suis jalouse ! Comme j’en parlais avec une autre blogueuse… Effectivement, on tourne en rond, et on finit par se lasser des personnages qui ne savent clairement pas où ils vont.

Néanmoins, c’est très réaliste, et c’est le but de cet écrit épistolaire ! On sait rarement ce qu’il faut faire dès le début, et on sait rarement réagir correctement dès les premiers instants face à nos désillusions, nos rencontres… Surtout quand il s’agit d’amour ! Du coup même si les personnages m’ont parfois énervée, ils ne me sont pas antipathique ! Sauf le mari d’Emmi… Ce mec est une loque, franchement ? Je le plains, j’ai de la compassion pour lui ! Mais alors ce qu’il fait c’est juste… Non. C’est trop intelligent pour que ce soit réel, et trop emprunt de compassion et de faiblesse. Ca fait pas réel donc. (Ou alors c’est juste que ce n’est pas du tout l’homme que je me verrai épouser haha!)

Parlons de la fin… Cette fin qui m’a laissé la bouche grande ouverte en mode : Ah ? Vous êtes sûrs ? Et dans ce moment-là je n’ai plus qu’à remercier Helyossa, qui bien heureusement, m’a adorablement prévenu que… Il y a une suite à ce livre ! Une suite que je vais lire, non seulement parce que j’ai passé un bon moment de lecture, mais aussi parce que je n’accepte pas cette fin ! Et puis quoi encore ?

En conclusion, Quand souffle le vent du nord, c’est la lecture qui fait du bien, avec des personnages qu’on adore et qu’on déteste, parce qu’ils nous ressemblent un peu trop. C’est la lecture surprise qui à la fin vous dit : tiens, débrouille-toi. Prends tes mouchoirs (et tes sous pour aller acheter le second tome), c’est le livre qui ne te laisse pas le choix. Et j’aime les livres qui ne me donnent pas le choix !

Note : ♥♥♥♥

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Inaccessibles T1 : La tour aux milles étages

inaccessibles-tome-1-la-tour-aux-mille-etages-878348-264-432Auteur : Katharine McGee

Série : Inaccessibles

Editeur : Michel Lafon.

Nombre de pages : 411.

Partenariat avec éditeur.

Résumé : New York est à la pointe de l’innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de mille étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal.
Jusqu’au jour où une jeune femme tombe du millième étage…

Qui a pu accéder à cet étage? Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux…
• L’image parfaite de Leda Cole cache une addiction à une drogue qu’elle n’aurait jamais dû essayer et à un garçon qu’elle n’aurait jamais dû toucher.
• La vie merveilleuse et sans problèmes d’Eris Dodd-Radson vole en éclats quand une horrible trahison brise sa famille.
• Le travail de Rylin Myer dans l’un des plus hauts étages la propulse dans un monde – et une histoire d’amour – qu’elle n’aurait jamais imaginé. Mais que lui coûtera cette nouvelle vie ?
• Watt Bakradi est un génie de la technologie qui cache un lourd secret : il sait tout sur tout le monde grâce à une IA qu’il a créée. Pourtant quand il est engagé par une fille des étages supérieurs pour espionner un garçon, il se retrouve piégé dans une toile de mensonges inextricable.
• Et vivant au-dessus de toute cette agitation, Avery Fuller, génétiquement créée pour être parfaite. Celle qui semble tout avoir est pourtant tourmentée par la seule chose qu’elle n’aura jamais...

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Avis : Avant tout, merci à Michel Lafon dont je suis devenue partenaire, et qui m’a laissé le choix de choisir un premier livre joker. J’ai donc choisi celui-ci pour le bien que j’en avais entendu, pour la couverture, qui il faut bien l’avouer, est juste sublime ! Elle change de l’ordinaire et donne un côté doré que j’aime beaucoup. Et enfin, et ce qui est normal, aussi à cause du résumé qui m’a donné terriblement envie, le petit côté Gossip Girl qui m’a bien plu, étant une grande fan de cette série.

Dès les premières pages, je me suis dit que j’allais être déçue. Il y avait beaucoup trop de personnages d’un coup pour moi, je me mélangeais, on retournait deux mois avant le fameux drame qui s’est passé au 1000ème étage. Et de ce fait, les premières pages ont été vraiment très longues.

J’ai changé d’avis et j’ai été contente ensuite d’avoir choisi ce livre car, contrairement aux premières pages, le reste s’enchaîne assez rapidement. Même si j’ai mis du temps à le lire, on a énormément de rebondissements à assimiler à partir de 150 pages environ. Et c’est prenant. Et d’un coup je comprends mieux l’allusion à Gossip Girl… Cette jeunesse dorée de Manhattan, complètement au-dessus de tout, avec une technologie incroyable…

J’ai trouvé l’écriture de notre auteure (à moins que ce ne soit le traducteur du coup…) un peu lourde. J’ai eu du mal à lire cette histoire dans le sens où je prenais du temps, je crochais dans ma lecture sans le remarquer. Néanmoins, j’ai apprécié le mystère qui prend place à chaque fin de chapitre, l’envie de retrouver les autres personnages pour savoir où ils en sont eux aussi ! Car, effectivement, on a le point de vue des personnages les plus importants du roman. Et ce point de vue change à chaque nouveau chapitre.

Justement, parlons des personnages. J’ai eu du coup assez de mal à les différencier jusqu’à la moitié du livre, car ils sont nombreux, et les filles qui sont Leda, Avery et Eris, à mes yeux, se ressemblaient énormément en ce qui concerne le caractère. C’est après cette moitié qu’on se rend compte qu’elles sont totalement différentes. On retrouve aussi par la suite, d’autres personnages comme Rylin et Mariel. Ce sont d’ailleurs ces deux filles que j’appréciais le moins au début de l’histoire, avec Eris. Et au fur et à mesure, Katharine McGee trouve le moyen d’inverser les rôles. De rendre Mariel, Rylin et Eris, sympathiques, on a envie de les aider dans ce qui leur arrive à chacune. Tandis que, personnellement, plus on avance dans l’histoire, plus Leda m’insupporte. Avery, en revanche, c’est le personnage adorable, qu’on ne peut qu’aimer, mais qui m’énerve facilement. Oui, elle est parfaite, et justement, elle l’est de trop. Je ne suis pas parfaite, personne ne l’est, et avoir un personnage qui réagit « correctement » à chaque fois, ou du moins, sans faire trembler la tour entière, et bien ça m’énerve.

Mais attention, il est possible que les secrets de chacun y seront pour beaucoup dans votre appréciation des personnages. Dans ce livre, il y a beaucoup de seconds rôles, surtout en ce qui concerne les personnages masculins. Mais sachez que j’aime Cord et Watt d’amour ! Atlas ne m’a pas donné envie de le découvrir, je ne me suis pas sentie proche de ce personnage, tout comme Avery du coup. Et j’ai détesté Hiral. Hiral, c’est le personnage qu’on adore détester, clairement.

En ce qui concerne la fin… Waouh. C’est un retournement de situation que je trouve vraiment extraordinaire et finement joué de la part de l’auteure, même si je ne suis pas du tout d’accord avec ! Je ne vous dirai pas pourquoi tant que vous n’aurez pas lu le livre, mais je serai ravie d’en discuter avec vous dans les commentaires en revanche ! C’est le genre de fin où pendant tout le livre je me suis dit : est-ce que je vais lire le prochain tome… Et avec ce genre de cliff-hanger la réponse devient : C’est évident que oui, je n’ai plus le choix !

En conclusion, c’est une lecture que j’ai apprécié, même si je l’ai trouvé un peu laborieuse. Le début est trop long à mon goût, et je pensais que je saurai ce qui s’était passé dès le début de l’histoire, ce qui n’est pas du tout le cas. Néanmoins, je lirai le second tome, parce que la fin m’y oblige pour la grande curieuse que je suis ! Et surtout, je suis une grande fan des petits secrets de cette jeunesse de Manhattan. Oui, c’est encore mon petit côté Gossip Girl qui ressort ! D’ailleurs, si vous aimez ce genre de livres et de séries, je vous conseille celui-ci. Si ce n’est pas le cas, ou que vous ne savez pas, à vous de vous lancer !

Note : ♥♥♥♥♥

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[CHRONIQUE] Entre chiens et loups, tome 1.

Entre chiens et loups tome 1.

entre-chiens-et-loups-tome-1-entre-chiens-et-loups-741922-264-432Auteur : Malorie Blackman

Série : Entre chiens et loups. Tome 1/4

Editeur : Milan

Nombre de pages : 397

Résumé : Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin.

Avis : J’ai lu un premier livre de Malorie Blackman il y a quelques mois, pendant mes vacances d’hiver. Il s’agissait de Boys don’t cry, que j’avais largement sous estimé en commençant ma lecture. Ca avait été un énorme coup de cœur pour l’auteur, alors quand j’ai reçu, lors de la box de juin, le premier tome de sa saga, Entre chiens et loups, j’ai choisi de le lire rapidement. Le résumé est tentant, on sait déjà qu’on va avoir à faire à un roman sérieux, poignant, et la couverture a achevé de me convaincre. Il faut bien avouer, je la trouve vraiment jolie.

J’ai eu la même réflexion que pour ma première lecture de cette auteure pour les premières pages : je risque de m’ennuyer, ça fait très enfantin. Et comme d’habitude, on m’a fait mentir dès que je m’étais lancée dedans. On est dans un monde où tout ce qui est noir est riche et beau, et tout ce qui est blanc est pauvre et méprisé. Vous sentez un peu le retour de claque par rapport à ce qu’on vit tous les jours ? Oui ? Hé bien vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Les premières pages sont empreintes de la douceur des enfants face aux parents, mais plus le roman avance, plus on est dans la violence de la vie, de ce qui a pu se passer dans notre monde, et de ce qui se passe encore, mais retourné. Nos personnages passent du collège aux grandes études, à La milice de Libération, à l’armée… On les voit grandir, et on sent l’horreur se développer au fur et à mesure du roman. Certes, ce roman est une fiction, mais il est impossible de ne pas faire les rapprochements avec notre époque.

Les personnages de Sephy et Callum sont terriblement poignants, ils sont tout ce qui nous représentons aujourd’hui pour la plupart et expriment parfaitement où les hommes se sont perdus. Ils sont perdus entre leur amour et l’impossibilité de celui-ci car ils font partis de ceux qui n’ont pas de problème avec la différence de couleur de peau. Et c’est cette impossibilité qui mène au racisme des deux côtés, sauront-ils passer au-delà ? Le combattre ?

On a également des personnages détestables à première vue, comme Jude, le frère de Caleb, ainsi que la mère de Sephy. Et plus on avance dans le roman, plus on comprend qu’on ne peut pas détester ces personnages, pour la bonne et simple raison que Malorie Blackman parvient à nous faire comprendre les pensées de ses personnages, ils n’agissent pas uniquement parce qu’ils sont aveuglés, ils agissent par la peur, et par le besoin de sortir de leur situation.

On a ici un premier tome très dur moralement, à soutenir. Parce que Malorie Blackman joue avec notre cœur tout au long du livre, entre les retournements de situation, les drames… On perd des personnages, on en récupère d’autre, on ne sait plus où donner de la tête, et pourtant on s’accroche avec eux. C’est terriblement déstabilisant.

La fin fait partie de ces moments que j’ai trouvé déstabilisants. Je ne vous cacherai pas que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, quand j’ai terminé ce livre à deux heures du matin. La fin est à la fois terriblement belle et tout à fait injuste. Et pourtant, il aurait été dur de l’imaginer autrement. C’est dur de s’y faire. On se demande d’ailleurs comment va se passer ce second tome que je compte bien lire, évidemment. On pense avoir à faire à un livre qui va vous montrer que tout peu changer, que tout peut-être combattu, à la place, on vous montre la dureté de cette tache, le temps qui s’écoule inlassablement, et à travers ça, on vous montre ce qu’il en est dans la vraie vie.

Au delà du roman : Il y a également une BD à propos de ce roman, que je me procurerai pour pouvoir la lire. Elle est sortie récemment, en 2016 et je pense que ça peut-être un bon moyen pour faire passer le message à des personnes plus jeunes, à voir quand même comment on traite la BD, car mine de rien, le roman reste particulièrement violent.

Note : ♥♥♥♥♥

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[CHRONIQUE] The elements t3 : The Silent Waters

The elements t3 : The Silent Waters

Auteur : Brittainy C. Cherryelements-tome-3-the-silent-waters-898027-264-432

Série : The elements

Editeur : Hugo&Cie

Nombre de pages : 447 pages

Nous autres, êtres humains, n’oublions jamais les moments qui ont compté.

Résumé : Notre vie est faite de moments. Certains terriblement douloureux, d’autres merveilleusement optimistes. J’ai connu beaucoup de ces moments dans ma vie, des moments qui m’ont changée, des moments de défi. En tout cas, au cours des moments les plus importants – des plus déchirants et des plus incroyables – il était toujours là.

J’avais huit ans quand j’ai perdu ma voix. Une partie de moi m’a été volée, et la seule personne qui pouvait vraiment entendre mon silence était Brooks Griffin. Il était la lumière de mes jours sombres, la promesse du lendemain, jusqu’à ce que la tragédie le rattrape. Une tragédie qui a fini par le noyer dans un océan de souvenirs.

C’est l’histoire d’un garçon et d’une fille qui s’aimaient l’un l’autre, mais qui ne s’aimaient pas eux-mêmes. Une histoire de vie et de mort. D’amour et de promesses brisées.

C’est grâce aux battements de ton cœur que le monde continue de tourner.

Avis : Voilà un livre que je me suis procurée immédiatement à sa sortie le 1er juin. J’ai été une grande fan des deux premiers tomes de cette série, et Brittainy C. Cherry était en passe de devenir une de mes auteures préférées ! C’est donc tout naturellement que je me suis jetée dans ce livre sans me poser aucune question, c’est à peine si j’avais lu le résumé pour tout vous dire. Contrairement à la couverture que je regarde inlassablement, nous pas seulement pour le magnifique mannequin qui est dessus, mais également parce que je trouve que cette série a le mérite d’avoir des couvertures travaillées et magnifiques en ce qui concerne les couleurs !

J’ai été réellement prise dans l’histoire dès les premières pages. Maggie May et Brooks enfants ont su me séduire dès le départ ! Une belle ambiance, de l’amour, que demander de mieux ? Puis petit à petit, des doutes, des drames, de la peur… Tout pour me tenir en haleine en ce qui me concerne. On assiste pendant ces 400 pages, à l’évolution de nos personnages de seulement quelques années à 30 ans. J’ai aimé les voir grandir, évoluer, se découvrir… Je me suis attachée à tous les personnages que j’ai rencontré dans ce livre, de ce fait, je ne me suis pas ennuyée une seule fois, peu importe lorsque le livre passait du point de vue de Maggie à celui de Brooks.

Je sais que je me répète, mais comme d’habitude, Brittainy a réussi à trouver les mots justes pour transmettre les émotions à travers ces personnages. Ou devrais-je dire, les gestes justes même ! L’écriture est toujours aussi belle, fluide, agréable. On lit sans se rendre compte que le temps passe. On se retrouve dans le livre, littéralement, et on vit petit à petit, avec eux.

Je tourne autour depuis tout à l’heure, alors, justement, parlons des personnages. Ceux qui ont lu cette petite merveille ne seront pas étonnée que je me sois encore faîte un bookboyfriend avec Brooks ! J’ai aimé ce personnage plus que tous les autres… Maggie est aussi très attachante, ce traumatisme qui la ronge fait qu’on a cette envie de la protéger, de l’aimer… Et je n’ai pas pu m’empêcher de me retrouver à travers eux, à travers leurs passions. La passion de Maggie May pour la lecture, et celle de Brooks pour la musique… On a des références magnifiques tout au long du livre, très intéressantes, très prenantes. J’ai eu un peu plus de mal avec la mère de Maggie au fur et à mesure du livre, personnage que j’ai réussi tout de même à apprécier, à comprendre, et même à pleurer lorsque cela me semblait normal, et nécessaire parfois.

La fin est très belle, terriblement belle, et je pense que notre auteure n’aurait pas pu faire mieux.

En résumé, ce livre est un énorme, ENORME coup de cœur ! Comme les deux autres que j’ai déjà lu de cette série, et j’attend le dernier tome qui ne sortira pas avant quelques mois 😦 avec impatience ! Je pense aussi me mettre à lire les prochains livres de cette auteure, ainsi que ceux qui sont déjà parus et que je n’ai pas encore en ma possession !

Un bâtiment avec des murs n’était pas un foyer. Le foyer était le lieu où la chaleur de l’amour existait entre deux personnes. Brooks était mon foyer.

Note : ♥♥♥♥♥