Chroniques

[CHRONIQUE] La tête sous l’eau

La tête sous l’eau.

Auteur : Olivier Adam. Genre : Thriller YA.  Editeur : Robert Laffont. Pages : 217.


Couverture La Tête sous l'eau

 

 » Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte. Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : « On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. » Il se trompait. Ma sœur serait bientôt de retour parmi nous mais on n’en avait pas terminé. « 

 

Avis Demynotebook.

Bonjour ! Je vous retrouve après quelques semaines de vacances où j’en ai profité pour lire pas mal et notamment pour lire ce roman qui m’a donné très envie de par sa couverture… L’eau, les vagues, c’était le petit emprunt à la bibliothèque excellent pour ça.

Pour tout dire, c’est ce que j’appelle réellement une lecture vacances et pas trop prise de tête : le livre est court, on sent bien le coté vacances, des ados un peu rebelles, un drame, une plume addictive qui fait que vous avez lire ce livre en quelques jours grand maximum ou en quelques heures si vous êtes du genre à dévorer les bouquins comme moi. Enfin bref, tout était bon pour que ce soit un petit moment de détente sympathique, c’est vrai. Ca a bien été le cas, mais ça s’arrête là.

J’ai trouvé que le livre était long à commencer, on met du temps à en arriver à la vraie tension : on a retrouvé Léa. Autant vous dire qu’au bout de tant de temps sur un livre de 200 pages, j’ai déjà plus grand chose à me mettre sous la dent j’ai l’impression. Mais bon, pourquoi pas ? L’écriture est sympathique, ça se lit tout seul, et les personnages sont plutôt attachants.

Attachants ? Oui, mais pas de la bonne manière. J’ai eu de la pitié pour notre héros principal, pour cette famille complètement déchirée. J’ai eu la sensation qu’il était seul de bout en bout avec des parents qui sont là, sans être là. Leur fille a disparu, c’est la fin du monde, mais pas pour la mère visiblement. Ah si, pardon, on en parle dans les dernières pages… Léa a du mal à parler suite à ses retrouvailles, d’accord, on peut le comprendre, mais elle ne donne pas franchement envie d’apprendre à la connaître non plus. Tout le livre repose sur elle, et j’ai eu la sensation qu’elle brillait par son absence, et ce, même lors de son retour.

L’histoire est certes forte et bien ficelée, mais les éléments qui bousculent un peu la lecture n’arrivent qu’à la fin et j’ai trouvé ça dommage. C’est trop tard. Il ne se passe rien les 150 premières pages pour qu’ensuite on puisse avoir réellement le droit à de l’action, et le fameux thriller qu’on nous annonce, de la poursuite, de la quête… Et tout est balancé d’un coup.

J’ai passé un bon moment de lecture, parce que l’histoire est intéressante, parce que je me suis attachée à notre pauvre héros principal. Mais en règle général, j’en attendais sûrement trop. Ca aurait mérité d’être plus développé pour apporter un peu plus de contenance, même si la plume est loin d’être désagréable.

Publicités