Être contractuel.le·Tribulations

Le syndrome de l’imposteur.

Bonjour,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un syndrome que nous sommes beaucoup à avoir connu et à connaître encore et ce peu importe notre métier ou notre expérience professionnelle. Il s’agit du syndrome de l’imposteur. (TIN TIN !) Tout d’abord, pour ceux à qui ça ne parlerait pas, je vais vous en donner une courte définition, puis je vous partagerai mon expérience car j’y suis encore sujette aujourd’hui ! Je vous donnerai également quelques conseils ou mantras pour vous rendre compte que… Hé bien non ! Vous n’êtes pas un imposteur !

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

Je vais vous éviter toutes les définitions d’internet ou de grands chercheurs ! Tout simplement, en ce qui me concerne, je définis le syndrome de l’imposteur comme étant le fait de douter de tout ce que vous faites, jusqu’à douter de votre capacité à en être arrivé là où vous en êtes aujourd’hui. Traduction : vous pensez ne pas être à votre place, qu’il s’agit d’une erreur de votre direction de vous avoir accordé cette confiance.

Pourquoi est-ce que je ressens le syndrome de l’imposteur ?

Alors, pour ce qui me concerne, déjà le fait d’être contractuelle et non titulaire y est pour beaucoup ! En effet, je n’ai pas mon CAPES, même si j’espère pouvoir le passer prochainement. De plus, je suis très jeune, et passe régulièrement pour une élève. Je n’ai pas non plus fait les études pour devenir professeure à la base car j’avais fait en sorte d’aller en édition, et donc je n’ai pas reçu la même formation que les autres. Disons que je ne me suis pas arrangée la tâche ! Quand j’ai été au rectorat pour tenter ma chance, je ne pensais pas du tout être prise. Ca a été une grande surprise pour moi, et j’ai donc eu la sensation de ne pas avoir les bases nécessaires. Je l’avoue moi-même, je me ré-adapte régulièrement, que ce soit en grammaire ou dans la littérature, notamment en ce qui concerne la poésie dont je n’ai pas toujours été friande !

Encore aujourd’hui, je ressens toujours cette vilaine manie. En effet, pour ceux qui me connaissent personnellement, je viens de passer des collégiens aux BTS. Comment vous dire que j’ai vraiment eu la sensation de ne pas en être capable… Et pourtant, j’ai bien le niveau et je m’en rends compte un peu plus jour après jour. Certes, c’est une bonne chose. Mais le syndrome de l’imposteur vient aussi des éventuelles remarques que j’ai pu entendre de la part de certains titulaires, proches, ou même des amis qui estimaient que comme je n’avais pas de master, je ne devais pas être professeure, que je n’en avais pas le droit, que je n’apprendrais rien aux élèves et que je n’étais pas faite pour ça.

Mais peut-on l’affronter ?

Oui.

Je pars du principe que l’on peut tout affronter. Il faut se donner les moyens, et même si je le combats encore chaque jour… Je sais désormais que quand j’entre dans une salle, j’entre en tant qu’enseignante, jeune, certes, inexpérimentée, peut-être, avec des lacunes à combler, certainement, mais en tant qu’enseignante. J’en sais plus que mes élèves c’est déjà une bonne chose ! Je n’en sais pas plus que mes collègues, ça c’est clair ! Mais je me sens motivée pour combler mes lacunes en plus de celles de mes élèves et étudiants. Je viens au boulot, et j’entre dans l’établissement en sachant que moi aussi, aujourd’hui, je vais apprendre quelque chose. Le soir, au moment de partir, mon syndrome part aussi, petit à petit. C’est une journée de plus où j’ai appris quelque chose aux autres, où j’ai fait mon travail pleinement et où je me suis investie, même si j’ai encore des choses à corriger. Je ne fais plus les mêmes erreurs qu’auparavant et je ne me présente plus avec une petite voix timide quand je change d’établissement contrairement aux deux premiers dans lesquels j’ai exercé.


J’aurais aimé savoir si d’autres personnes vivaient ce syndrome de l’imposteur ? Que ce soit dans leur voie professionnelle ou personnelle, dans l’enseignement ou en dehors ? Parler m’a beaucoup aidée… Si certains souhaitent en faire de même, ou donner de leur expérience pour les autres… J’ose penser que ça peut-être une très bonne idée !

Courage à nous.

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6 commentaires sur “Le syndrome de l’imposteur.

  1. Je ressens très souvent cette impression de ne pas être à ma place, que je suis arrivée là par chance ou que je « mens » sur qui je suis. Que ce soit sur le blog ou quand je travaille, même souvent dans mes relations amicales! Mais je fais tout pour travailler là dessus et allez au delà, surtout depuis que j’ai appris l’existence du syndrome de l’imposteur et que beaucoup de personnes le ressentent.
    C’est vrai qu’en parler m’a beaucoup aidé aussi et je le conseille à tout ceux qui vivent avec ce syndrome!
    Courage à toi 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. C’est exactement ça. Personnellement ça me l’a fait aussi quand j’étais en prépa car je n’étais pas à ma place dans le sens où je ne m’y sentais pas bien, mais il m’a fallu du temps pour le comprendre ! Maintenant, c’est encore autre chose mais comme on dit  » Je me soigne ! » 😀 J’espère aussi que tu finiras par passer au dessus ! Ce n’est pas toujours évident de vivre avec. Merci. 🙂 Et merci d’en avoir parlé aussi, ça fait toujours du bien de voir que l’on n’est pas seul.e.

      Aimé par 1 personne

  2. Syndrome très souvent ressenti par des femmes, moins par des hommes… Grande question : « Suis-je légitime ? ». J’ai fréquemment entendu ce type de « doute » en tant que Coach. Comme quoi, la confiance en soi se construit dès le début de la vie 😉

    Aimé par 1 personne

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