Haul·In My Mailbox

IMM Mai 2018

Bonjour !

Voilà très longtemps que j’avais oublié de faire ce rendez-vous ! Il s’agit du In My Mailbox. Mais, je dois bien avouer que j’achète beaucoup moins de livres, surtout depuis que je vais à la bibliothèque ! J’en achète toujours car je suis notamment fan de la Mille et un livre box, même si je ne suis pas abonnée. Je suis également abonnée à France loisirs pour ceux qui le savent, j’en parlerai bientôt.

Couverture L'Arrache-mots

 

Voici le livre que j’ai reçu dans la Mille et un livre box ! Il s’agit de L’arrache-Mots de Judith Bouilloc. J’admets que j’avais deviné avant le livre, car je fouillais sur les sorties qui pourraient m’intéresser au mois de mai, et j’ai tout de suite été attirée par la couverture, et quand j’ai lu le résumé… Hé bien je me suis rendue compte que je me suis auto-spoilée ! Tant pis. En tout cas, j’ai hâte de le lire.

 

Couverture Everless, tome 1

 

Dans un autre contexte puisqu’il s’agit d’un cadeau coup de tête de mes parents, j’ai pris Everless de Sara Holland. Je l’ai vu passé sur Bookstagram, et j’admets qu’il ne me tentait pas tant que ça au début, et en faisant quelques courses, j’ai lu le résumé et… Et Bam. Haha. Oui, c’est exactement ça, je suis tombée dans le panneau !

 

Alors, est-ce qu’ils vous tentent ? Et vous, vous avez été sage ce mois-ci ou vous avez complètement craqué ? 

 

Publicités
Chroniques·Les lectures de la prof

[CHRONIQUE] Mauvais genre

Mauvais genre. 

Auteur : Chloé Cruchaudet. Genre : Historique.  Edition : Delcourt. Pages : 160.


 

Couverture Mauvais genre

 

Paul et Louise s’aiment et finissent évidemment par se marier, jusqu’à ce que la première guerre mondiale éclate. Paul est alors appelé et ils sont séparés. Traumatisé par la guerre, Paul s’échappe et devient déserteur. Louise tente alors de leur rendre la vie plus douce et le cache dans une chambre d’hôtel qu’il ne supporte plus. La solution ? Se transformer en femme. Paul devient Suzanne, par obligation, puis par jeu et enfin par envie, jusqu’à l’irréparable. 

 

Avis Demynotebook.

Je vous retrouve encore une fois pour la chronique d’un roman graphique, je commence à y prendre goût ! Et, par pur hasard, ce roman graphique a rejoint le roman que je viens de vous présenter : George, puisqu’on parle également d’identité, de genre…

Cela faisait un moment que ce roman graphique me donnait envie, je le voyais régulièrement sur internet, et dans les bons commentaires, alors quand je l’ai vu à la bibliothèque, pas besoin de réfléchir, je l’ai embarqué. C’était d’ailleurs une très bonne idée car ça a été un vrai coup de cœur.

Les dessins sont magnifiques, et j’ai beaucoup aimé le jeu des couleurs avec le rouge, qui est bien plus important qu’on ne le pense, et ce, jusqu’aux toutes dernières pages. Les étapes de la transformation de Paul sont bluffantes autant dans les dessins que dans la façon de le raconter, et de faire vivre ce nouveau personnage qu’est Suzanne, car il s’agit bien de ça, d’un renouveau.

Il est très agréable de lire ce roman graphique, qui se termine malheureusement très vite. Cependant, il faut faire attention, car elle peut s’avérer particulièrement choquante, on y parle tout de même de traumatisme de guerre, mais la fin l’est également. J’ai été d’ailleurs très surprise. Je pense qu’il y a peu de chance qu’on s’attende réellement à cette fin, même si tout laisse présager que rien n’ira pour le mieux pour nos personnages. Paul est bien trop entré dans le rôle de Suzanne et commence même à prendre la place de sa propre femme, et ce, jusque dans les recoins les plus intimes de leur être.


Image associée

En ce qui me concerne, je n’utiliserai pas cette œuvre avec des collégiens, elle me parait trop crue, trop difficile même si elle est résolument magnifique. En revanche, ça pourrait être un bon support avec des lycéens lorsque l’on parle des traumatismes de guerre, ou encore avec les BTS dans le thème « Seul avec tous ».

Chroniques·Les lectures de la prof

[CHRONIQUE] George

George.

Auteur : Alex Gino. Genre : Jeunesse.  Edition : L’école des loisirs . Pages : 172.


Le rôle de toute une vie.

Couverture George

George est une fille, elle en est certaine, mais comment l’avouer à ses parents ? A Kelly, sa meilleure amie et à son frère ? Cette fois, elle détient la solution, la maîtresse va leur faire jouer une pièce de théâtre et George interprètera le personnage de Charlotte. Elle sera parfaite, et elle se révèlera enfin au monde entier, et surtout, à ses proches.

Avis Demynotebook.

J’ai longuement entendu parler de ce livre, alors quand je l’ai vu à la bibliothèque, j’admets que je n’ai pas attendu longtemps pour le prendre, et pas très longtemps non plus pour le lire ! Ce livre m’a plu, il traite d’un sujet d’actualité qui est encore très tabou : la transexualité. Et encore plus quand elle concerne les enfants.

George est né garçon, mais il est sûr d’être une fille. Ce n’est pas évident à faire comprendre à ses proches, surtout quand on a 9 ans ! Si le livre m’a plu, le côté extrêmement jeune du personnage m’a quelque peu dérangée. Je ne dis pas que les enfants de cet âge ne ressentent pas cette éventuelle transexualité, mais il me semblait que ça faisait un peu jeune. Je vois plus ce genre de déploiement au collège mais passons.

Les réactions des personnages autour de George m’ont parues compliquées à cibler. En effet, je comprends que certains personnages n’y portent pas tant d’importance avec leur jeune âge. Comme on dit, un ami est un ami ! Mais, j’ai eu du mal avec la réaction notamment des adultes, qui ont plus de mal à comprendre, à s’y faire et refusent même catégoriquement certaines choses ! Je sais que c’est également comme ça dans la vraie vie, mais pourquoi faire endosser ce dur rôle uniquement aux petites brutes de l’école et aux adultes ? J’ai trouvé que de ce côté-là, ça manquait un peu de mixité. Je ne sais pas si je m’exprime clairement.

En dehors de ça, George est attachante, terriblement, et je me serais bien mise à pleurer avec elle parfois ! J’ai beaucoup aimé le personnage de son frère et de Kelly également même s’ils passent facilement et rapidement au second plan.

L’écriture est légère, facile à lire, adaptée aux jeunes adolescents. C’est également ce qui m’a plu car il est parfois difficile d’en parler avec eux, les mots sont parfois mal choisis, trop savants, trop crus, où on détourne trop les choses. Ici, on comprend rapidement les propos de l’auteur, sans tergiverser.


Image associée

L’avis de la prof.

En tant que prof, je suis assez mitigée. A la fois, je trouve ce livre génial et très bien écrit pour nos petits élèves de collège qui ont parfois du mal à trouver leur place. Ca peut leur permettre de comprendre qu’ils ne sont pas seuls, ou alors justement les aider à comprendre les autres… Mais j’émets plus de doutes sur les relations possibles avec les adultes. [Alerte spoiler] La maîtresse met clairement George de côté et le regarde bizarrement, et ça me gêne. Nous devons être des personnes de confiance, ouvertes à toutes choses. J’ai l’impression qu’on ne nous fera pas confiance après ce genre de lectures. Même si la directrice incarne, elle, le côté humain, ouvert… [Fin de l’alerte spoiler]. Après, selon moi, ça rentre parfaitement dans le programme des 5e sur la vie avec les autres, mais aussi avec les 4e sur l’actualité.

J'ai testé pour vous...

J’ai testé pour vous… Les sites internet pour recenser vos lectures !

Bonjour ! 

Je reviens pour un petit article où j’espère vous faire découvrir quelques sites sympa, même s’ils sont très connus pour la plupart ! Le but de ces sites ? Vous permettre de recenser vos lectures ! Mais, vous n’êtes pas non plus obligé de passer par ces sites si vous préférez les fichiers ou le format papier !

Résultat de recherche d'images pour "Booknode"

Booknode.

Pourquoi je commence par Booknode ? Tout simpleement parce qu’il s’agit du premier site que j’ai utilisé quand j’ai commencé par recenser mes lectures en 2014, quand j’étais encore au lycée ! Je n’ai jamais aimé forcément le style graphique du site, mais j’aimais l’idée de pouvoir y mettre mon avis, et ma note. Leur bibliothèque était plus intuitive et mettait moins de temps à charger avant. Mais, l’avantage, c’est que vos lectures sont classées selon la catégorie dans laquelle vous les classez : diamant, or, argent, pas aimé, wish-list, pal… Petit bémol, vous ne trouverez pas toutes les informations nécessaires sur les livres, et il est parfois long de rentrer ses lectures.

Points positifs.

  • La possibilité de classer ses lectures par « catégorie ».
  • Un grand nombre de livres recensés.
  • Un chat agréable où vous pouvez me retrouver moi, et quelques amis.
  • Un forum à la disposition de tous.

Points négatifs.

  • Le graphisme du site.
  • Manque d’informations sur les livres.
  • Une communauté restreinte.

Image associée

Livraddict.

Il s’agit probablement du second site que j’ai testé quand je me suis remise à lire ! Le style est plus épuré, du moins à mon avis, que sur Booknode, et on trouve davantage d’informations sur les livres. Vous pouvez recenser les livres que vous empruntez, que vous prêtez, et l’édition que vous possédez, ou non, celle que vous avez lu etc. La communauté est spéciale, mais plus ouverte sur le forum, à mon humble avis ! En revanche, quelques zones d’ombres viennent également peupler ce site, qui, je pense est mon préféré. Le classement des lectures n’est pas évident, même si vous pouvez placer des filtres. Ce site sera probablement un des meilleurs pour les blogueurs car vous pouvez en parler sur le forum mais également déposer vos chroniques sur chaque livre. Un emplacement y est dédié.

Points positifs.

  • La possibilité de poster ses chroniques.
  • De nombreuses informations sur les fiches de livre.
  • Un forum très grand et très dense !
  • Le suivi de lecture.

Points négatifs.

  • Une recherche très / trop pointilleuse.
  • Le classement de vos lectures.
  • Pas d’application mobile.

Image associée

Babelio.

Dans le même genre, on retrouve également Babelio, très connu pour ses différents évènements et surtout ses masses critiques où vous avez la possibilité de recevoir un livre, généralement récent, contre une chronique, vous aurez alors un mois pour le lire et le chroniquer sur le site. Comme sur Livraddict, vous aurez la possibilité de poster le lien de votre blog, mais il vous faudra donner également votre avis sur le site pour ça. Babelio est aussi très agréable d’utilisation même si je le trouve tout de même moins intuitif que ses partenaires.

Points positifs.

  • Les rencontres avec les auteurs et éditeurs.
  • La masse critique
  • Les différentes catégories dédiées aux avis, aux citations etc.

Points négatifs.

  • Un site moins intuitif que les autres.
  • Un design un peu vieillot.

 

Pourquoi je ne parlerai pas de Goodreads ? 

Pour la bonne et simple raison que je n’ai pas tenté ni le site ni l’application car c’est en anglais, ce qui était, à cette époque une vraie barrière pour moi et que je n’aurai pas le courage de tout recommencer en terme de référencement.

Et les applications mobiles ?

Elles sont nombreuses ! Vous pouvez, déjà, retrouver les applications de Booknode et Babelio. En ce qui me concerne, j’avais également tester Collibri et Gleeph, que j’ai rapidement laissé tomber. Je ne parviens pas à faire mes références sur mon téléphone portable, ça me gêne énormément, et je ne les trouve pas assez intuitives, l’une comme l’autre. Je n’apprécie pas non plus le peu de réseau qu’il y a entre les différents lecteurs. Je n’ai pas encore trouvé l’application qui fait battre mon coeur ! Néanmoins, si vous en avez à me conseiller, ce serait avec plaisir !

 

Je sais que certains n’apprécient pas de recenser leur lecture sur des sites internet, ce que je peux tout à fait comprendre. Je vous prépare donc un autre article sur les recensements hors internet, et sur l’intérêt de ce recensement pour des novices en lecture par exemple. En attendant, je vous invite à regarder ces sites si vous ne les connaissiez pas encore !

 

Alors quel est votre site préféré ? Votre application ? En connaissez-vous d’autres ? 

Être contractuel.le

[COUP DE GUEULE] « Mais vous n’êtes pas prof, vous êtes remplaçante ! » & Comment Paris Normandie a décidé de nous laminer.

Bonjour !

Aujourd’hui, on va parler un peu des magnifiques remarques que vous entendez en tant que contractuel.le, vous allez voir, c’est génial. Et si vous pensez que ce genre de remarques vient des élèves… Hé bien… Pas que ! Figurez-vous que vous en entendrez parfois bien plus de la part de vos collègues que de la part de vos élèves. La preuve, cette phrase, qui sert de titre, je l’ai entendue de la bouche d’une élève pour la première fois cette année en avril, soit après plus d’un an en tant que professeure de français contractuelle, et pourtant, ce n’était pas la première.

Il est toujours très désagréable de s’entendre dire, en tant que contractuel.le, que vous êtes seulement remplaçant.e et donc pas prof. Ceux qui ne connaissent pas le sujet nous dirons : Pourquoi ?

Tout simplement parce que nous faisons le même boulot qu’un titulaire :

  • Je corrige des copies.
  • Je rempli les bulletins.
  • Je participe aux réunions.
  • Je participe aux conseils de classe.
  • Je fais mes cours. (Il est rare que votre titulaire vous donne les cours faits ! Et personnellement… Je n’aime pas ça non plus.)
  • Je fais des rapports.
  • Je donne des punitions que je dois corriger, et que je dois imaginer.
  • Je surveille durant les examens.

Bref, je fais tout comme un titulaire, je me prends la tête avec mes élèves, avec mes collègues, avec ma hiérarchie… Enfin bon… Il faut aussi savoir qu’il existe des remplaçants titulaires que l’on appelle des TZR. Mais pourtant, vous, chèr.e contractuel.le, vous serez probablement vu.e, à un moment ou à un autre, seulement comme le ou la remplaçant.e de Mme Machin.

En ce qui me concerne, j’ai rarement eu des élèves qui prenaient mal le fait que j’étais contractuelle et je ne l’ai pas caché non plus. Quand ils me posent la question de savoir comment je peux être professeure aussi jeune, ça ne me dérange pas de leur expliquer comment je suis arrivée là et pourquoi je n’ai pas encore le concours, mais que je compte le passer. S’ils sont curieux, ils sont rarement méchants et souvent ils sont les premiers à être étonnés et à s’exclamer quand l’un de leur camarade a le malheur de dire qu’être prof et remplaçant ce n’est pas la même chose ! Après tout, ils ne font pas la différence entre mes collègues et moi si ce n’est pour la matière ou pour le fait que je dois partir à un moment, comme je suis arrivée : d’un coup.

Ce qui risque de vous poser problèmes… Hé bien, c’est également les collègues ! Vous atterrirez peut-être dans des établissements où les titulaires ne parlent pas aux contractuel.les et où les agrégé.es ne parlent qu’entre eux ! Autant vous dire que ça met de l’ambiance !

On vous dira aussi peut-être que vous n’avez pas de raisons de donner votre avis, que vous ne faites pas le même boulot, que vous n’êtes pas capable d’avoir votre concours, que vous ne jouez pas le jeu du concours national où on peut vous envoyer n’importe où… Bref, vous en entendrez des vertes et des pas mûres ! Bien heureusement, ce n’est pas partout, et je n’ai jamais eu un établissement où tout le monde refusait de me parler parce que j’étais contractuelle, même si c’était le cas de certains collègues qui n’ont jamais ouvert la bouche pour me dire bonjour ! Olé !

Et si ça se limitait à votre espace professionnel, ça irait. Vous l’entendrez peut-être de la part de vos proches mais aussi… Dans certains groupes Facebook déstinés aux profs, ou encore dans les médias. Un article est paru récemment en ce qui concerne l’académie de Rouen. Académie où j’exerce du coup, même si je ne suis pas du tout dans ce secteur.


Allez, c’est cadeau, c’est pour moi, je vous mets l’article juste là comme ça : Article désagréable au possibleArticle désagréable au possible et il vient de Paris Normandie. Allez tous en coeur : Merciiiii Paris Normandiiiiiie.


Moment où je m’énerve grave dans mon article : ON.

 » Pierre (*) a bûché pour obtenir une licence d’histoire, puis un Master MEEF (Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation), préparé dans une ESPE. Deux années de cours théoriques ponctués de stages en pratique accompagnée, en classe. Après avoir décroché le difficile Capes, il est aujourd’hui enseignant stagiaire en histoire en Seine-Maritime « 

Bravo Pierre, et bravo à tous les titulaires, tous ceux qui ont réussi à décrocher leur licence, leur master, leur CAPES. Félicitations à eux. Mais… Les contractuels aussi ont des diplômes pour lesquels ils ont bûchés. Alors, certes, je suis un peu hors contexte car je n’ai pas de Master pour ceux qui ne sont pas au courant. Mais j’ai bien ma licence que j’ai eu après deux ans de prépa. Si faire prépa, c’est pas bûcher aussi, vous m’excuserez, mais ça n’a pas été les années les plus sympathiques de ma vie !

 » « Ma tutrice est venue 6 ou 7 fois dans ma classe depuis la rentrée. J’ai eu une visite-conseil et deux visites d’évaluation qui comptent pour ma titularisation. J’en attends encore une de l’inspecteur académique, et je dois rendre un mini-mémoire. On m’en demande beaucoup. Par rapport aux contractuels, le niveau d’exigence n’est pas du tout le même » « 

Je suis d’accord, j’appréhende aussi le jour où je vais devoir passer en année de stage, car j’en aurai probablement autant à faire. Enfin, toujours est-il que nous, on nous demande de faire cours et de tenir une classe sans formation au préalable alors que les stagiaires viennent généralement d’un master MEEF où, s’ils n’ont pas eu d’expérience avant, ils ont une formation uniquement sur le fait d’être prof, et ils travaillent 9h par semaine devant élèves au lieu des 18h du contractuel à temps plein. Devoir inventer des cours comme on peut à deux jours de la rentrée, et les renouveler sans arrêt parce qu’on a pas ou rarement un poste fixe, vous m’excuserez, mais c’est assez sport aussi !

 » Je n’irai pas jusqu’à dire que le rectorat prend le premier venu, ajoute Luc de Chivré, mais il n’y a aucune transparence sur les critères de recrutement. On le voit sur le terrain, quand il y a une carence réelle, on prend sans trop regarder les compétences et les qualifications. « 

Bah oui, c’est vrai, le BAC +3 dans la matière demandée, c’est pas une qualification les enfants. Les compétences ? Je tiens tout de même à préciser que nous sommes évalués en fin d’année par le directeur de l’établissement et que cette évaluation est envoyée au rectorat. De plus, nous avons un entretien académique avant d’être envoyé sur le terrain : on vérifie nos compétences, notre casier judiciaire, notre envie aussi de devenir professeur.

 » Mais l’immense majorité fait son travail, nuance-t-il. Certains ont beaucoup d’expérience, mais sont maintenus comme contractuels. « 

Ah, merci. Loin de moi l’idée de me prendre pour une super prof avec mes un peu plus d’un an d’expérience, mais je fais ce que je peux. Réellement. Je demande des conseils à mes collègues, à ma hiérarchie, j’envisage même les conseils des élèves quand je les quitte en leur demandant ce qui doit changer dans mes cours, s’il faut plus d’oral, moins, si on écrit assez, s’ils estiment être dans un environnement assez calme pour pouvoir travailler, mais aussi assez détendu pour ne pas avoir peur d’une éventuelle punition toutes les 30 secondes, ce qu’ils ont retenu, s’ils arrivent à faire des choses qu’ils n’arrivaient pas à faire avant, s’il y a encore des choses qui coincent, si j’ai mal expliqué certains points.

Moment où je m’énerve grave dans mon article : OFF.


Le monde du travail est le même partout si je puis dire : vous avez des personnes qui sont faites pour ça et d’autres non. Il y a des personnes qui aiment ce qu’elles font et d’autres non. Il faut savoir qu’il y a des contractuels partout dans la fonction publique, et pas uniquement dans l’éducation nationale. Et comme dans le privé, vous n’êtes pas toujours formé, et on se forme sur le tas. Pour autant, nous sommes des professeurs, avec les mêmes difficultés et la même charge de travail que les titulaires. Merci.

Top 10 tuesday

TTT : Les 10 illustrateurs de mangas ou BDs que vous aimeriez rencontrer.

Bonjour ! 

Aujourd’hui, je vous retrouve pour le TTT, que vous pouvez retrouver sur le blog de Frogzine. On va parler, comme à mon habitude ces derniers temps, de mangas et de BDs et notamment de ces illustrateurs tout simplement géniaux ! Merci à eux. Je vais donc scinder ce top 10 en deux en vous donnant 5 illustrateurs BDs et 5 illustrateurs mangas.

  • #Olivier Tallec.

Il est le merveilleux auteur de Bonne journéeBonne continuation ou encore Je reviens vers vous. Des albums dont j’adore les dessins et qui sont remplis d’humour noir ! Tout ce que j’aime !

 

 

  • Arthur de Pins#

Encore un illustrateur de génie notamment pour ses deux séries que j’ai pu lire : Péchés mignons et Zombillenium qui a d’ailleurs été adapté en film d’animation si ça vous intéresse !

 

 

  • ZEP

Inutile de présenter le fameux créateur de Titeuf ou encore du guide du zizi sexuel ! En plus d’autres nombreuses séries et one-shot destinés autant à la jeunesse qu’aux adultes.

  • Sergio Salma

Auteur de la saga Nathalie, qui a été très importante pour moi lorsque j’étais plus jeune. Je me suis mise à aimer lire des BDs notamment grâce à ses histoires, et à vouloir voyager, fréquenter assidument la bibliothèque qui possédait un grand nombre des tomes.

  • #Julien Neel

Je ne suis pas certaine d’avoir à vous le présenter. Si vous êtes né.es dans les années 90 et que vous êtes fan de BD, vous n’avez probablement pas pu passer à côté de Lou ! Dont le dernier tome est sorti il n’y a pas si longtemps d’ailleurs.

 

 

  • Shinohara Umiharu (Le maitre des livres)

L’excellent auteur et illustrateur de la saga que je vous ai présenté dernièrement Le maître des livres !

 

  • #Yoshitoki Oima

 

La merveilleuse femme qui a écrit et illustré A Silent Voice, disponible en mangas ou en film animé, qui est sorti en fin d’année dernière en VF si je ne me trompe pas !

 

 

  • Peach-pit

Encore une auteure de mangas qui a marqué mon enfance car j’ai lu et regardé avec avidité Shugo Chara pendant de nombreuses années ! Je me souviens d’ailleurs du soir de Noël où j’ai eu les derniers tomes et que j’ai avalé dans la nuit quand tout le monde dormait…

  • #Moyoco Anno

Et pour continuer dans les mangas, encore une fois, qui m’ont marqués, et surtout dans la première série que j’ai lue… Il s’agit de l’auteure de Chocola & Vanilla, deux petites sorcières auxquelles j’étais très attachée ! Il s’agit de mes premiers mangas, en 5e.

 

 

  • Natsuki Takaya#

 

Je ne suis pas certaine d’avoir besoin de la présenter car il s’agit de la très connue auteure de Fruit Basket, une saga de manga que je vous ai présentée récemment !

Chroniques

[CHRONIQUE] BD : Un bruit étrange et beau.

Un bruit étrange et beau. 

Auteur : ZEP. Genre : Contemporain.  Edition : Rue de Sèvres. Pages : 84.


Le silence comme solution.

Couverture Un bruit étrange et beau

 

William, ou Marcus, comme vous le voulez, a fait voeu de silence il y a maintenant 25 ans. Il est devenu moine. Mais, après tout ce temps, il doit sortir de son monastère pour se rendre à Paris. La raison ? Un héritage. Un héritage qui va mener à Méry… William va-t-il tout remettre en question ? Ou rester muet éternellement ? 

 

Avis Demynotebook.

Comme je vous l’ai expliqué la semaine dernière, faire des chroniques de BD, ou de roman graphique, c’est quelque chose de tout nouveau pour moi ! Alors pour continuer dans cette nouveauté, j’ai décidé de lire un roman graphique de ZEP. C’est la première fois que je rencontre cet auteur en dehors de ma zone de confort, c’est-à-dire : ses albums jeunesse, et notamment Titeuf.

Je ne saurais pas dire si j’ai aimé ou non ma lecture. Les dessins et l’histoire sont plaisants, mais je n’ai pas réussi à rentrer pleinement dans l’histoire et à en ressentir tous les aboutissants. C’est peut-être de ma faute, j’ai tendance à lire rapidement, peut-être trop rapidement, les BDs et romans graphiques.

J’ai commencé à me demander pourquoi William en était là, à partir de quel moment décide-t-on de faire vœu de silence toute sa vie ? Pour moi qui suis une grande bavarde, autant vous dire que c’est impossible ! Mais pour autant, je n’ai jamais réussi à rentrer dans sa tête à proprement parler, à ressentir les émotions pleines du personnage, et c’est ce qui m’a manqué. Je ne me suis pas sentie en osmose avec lui, j’étais plus dans le corps de Méry, qui ne voit pas assez mon goût. La fin est énigmatique, tout comme le cadeau d’héritage de la tante de William. Même si j’en saisis les enjeux, encore une fois, quelque chose m’a manqué.

Est-ce que vous connaissez cette BD ? En avez-vous lu d’autre ? Etiez-vous fan, vous aussi, de Titeuf ?